700e à 501e millénaires avant le présent
millénaire
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Cet article traite de l’histoire évolutive de la lignée humaine entre 700 000 et 500 000 ans avant le présent (AP). Entre environ 700 000 et 300 000 ans AP, l'Ancien Monde était peuplé par des groupes humains rattachés en Europe à l'espèce Homo heidelbergensis, en Afrique à l'espèce Homo rhodesiensis, et en Asie à l'espèce Homo erectus.
2000e à 1501e millénaires AP |
1500e à 1001e millénaires AP |
1000e à 701e millénaires AP |
700e à 501e millénaires avant le présent
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500e à 401e millénaires AP |
400e à 301e millénaires AP |
300e à 201e millénaires AP
Afrique

- 840 000 à 500 000 ans avant le présent (AP) : site acheuléen de Gomboré II à Melka Kunture, en Éthiopie[1].
- Vers 600 000 ans AP :
- Homme de Bodo : crâne humain fossile découvert en 1976 à Bodo D'Ar, dans l'Afar, en Éthiopie, attribué à l'espèce Homo rhodesiensis[2].
- Homme de Saldanha : crâne humain fossile découvert en 1953 à Hopefield, près d'Elandsfontein, en Afrique du Sud, attribué à l'espèce Homo rhodesiensis[2].
Asie
- Au moins 700 000 ans avant le présent (AP) : trois sites vieux d’au moins 700 000 ans dans la province de Lampang, en Thaïlande (Sop Prap, Ban Mae Tha, Ban Don Mun). Restes d’outils taillés sur galets de quartz et de basalte attribués à Homo erectus[3].
- 640 000 ans AP : Homme de Nankin, deux crânes humains fossiles partiels trouvés en 1990 dans la grotte de la Coloquinte, à Tangshan, près de Nankin, en Chine, attribués à l'espèce Homo erectus[4].
- Entre 540 000 et 430 000 ans AP : site de Trinil, dans l'ile de Java, en Indonésie. Fouillé de 1891 à 1900 par le médecin anatomiste néerlandais Eugène Dubois et par son équipe, il a livré des restes fossiles de l'Homme de Java, attribués à l'espèce Homo erectus. Des lignes en zigzag paraissent avoir été gravées sur une coquille de moule d'eau douce récoltée sur le site[5],[6].
Europe

- 712 000 à 684 000 ans avant le présent (AP), interglaciaire SIO 17c[7] :
- Vers 700 000 ans AP : le site de Pakefield, dans le Suffolk (Angleterre), découvert en 2005, a livré des outils oldowayens[8]. C'est le deuxième site préhistorique le plus ancien d'Angleterre après Happisburgh.
- Vers 700 000 ans AP : le site de La Noira, à Brinay, dans le Cher (France), est l'un des deux plus anciens sites acheuléens de la moitié nord de la France (avec le suivant)[9].
- Au moins 670 000 ans AP : le site du Moulin Quignon, à Abbeville, dans la Somme (France), a été daté en 2017, au cours d'une nouvelle campagne de fouilles qui a confirmé les travaux de Jacques Boucher de Perthes au XIXe siècle[10].
- 621 000 à 563 000 ans AP, interglaciaire SIO 15[7] :
- 609 000 ans AP : mandibule de Mauer, holotype de l'espèce Homo heidelbergensis, découverte en 1907 dans une sablière de Mauer, près de Heidelberg, en Allemagne, associée à Palaeoloxodon antiquus, au rhinocéros étrusque, à un grand cheval, au sanglier, au chevreuil, à l’élan, à un grand ours, au machairodus.
- Vers 600 000 ans AP : le site de Přezletice, près de Prague, en Tchéquie, a livré des outils sur éclats de type oldowayen.
- Au moins 570 000 ans AP : le site de Fordwich, dans le Kent (Angleterre), est une carrière où plus de 330 bifaces ont été découverts dans les années 1920. Plus de 250 outils lithiques supplémentaires trouvés vers 2020 ont permis de reconnaitre Fordwich comme le plus ancien site acheuléen d'Angleterre[11].
- Vers 600 000 ans AP :
- galets taillés dans la vallée du Dirjov, en Olténie (Roumanie)[12].
- squelette de mammouth des steppes découvert en 1990 sur la plage de West Runton, dans le Norfolk, en Angleterre, mort il y a environ 600 000 ans, un mâle âgé de 45 ans[13].
- 570 000 ans AP : plus ancien fossile humain trouvé en France, une dent isolée de l'Homme de Tautavel, découverte dans la caune de l'Arago, à Tautavel, dans le massif des Corbières, dans le nord des Pyrénées-Orientales.
- 500 000 ans AP : site d'Eartham Pit, près de Boxgrove, dans le Sussex de l'Ouest, en Angleterre. Il a livré de nombreux vestiges lithiques de type acheuléen (bifaces), des restes d’animaux (lions, ours, rhinocéros et cerfs géants), deux incisives (en 1996) et un tibia humain partiel (en 1993), attribués à l'espèce Homo heidelbergensis. Le tibia devait appartenir à un adulte de près de 1,80 m[14].
- Vers 500 000 ans AP : traces de foyers trouvées dans la grotte de l'Escale, à Saint-Estève-Janson, près d'Aix-en-Provence[15].