Bouygues Construction
entreprise de construction, filiale du groupe Bouygues
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Bouygues Construction est une entreprise française du secteur du bâtiment et des travaux publics, filiale à 100 % du groupe Bouygues. Elle regroupe l’ensemble des activités de construction du BTP du groupe fondé par Francis Bouygues le 1er janvier 1952. Présente dans plus de 50 pays, ses domaines d’activité couvrent la conception, la construction, la rénovation, l’exploitation, la maintenance, la déconstruction des ouvrages ainsi que la dépollution et la valorisation des matériaux en fin de cycle.
| Bouygues Construction | |
Logo de Bouygues Construction | |
| Création | 1952 |
|---|---|
| Fondateurs | Francis Bouygues |
| Forme juridique | Société anonyme à conseil d'administration |
| Siège social | Challenger à Guyancourt (Saint-Quentin-en-Yvelines) |
| Direction | Pierre-Eric Saint André, Directeur Général[1] |
| Actionnaires | Bouygues |
| Activité | Construction |
| Société mère | Bouygues |
| Filiales | Bouygues Bâtiment France, Bouygues Bâtiment International, Bouygues Travaux Publics, VSL |
| Effectif | 34 500 en 2025 |
| SIREN | 552 045 999 |
| Site web | bouygues-construction.com |
| Chiffre d'affaires | |
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L’entreprise développe également des projets de recherche et d’innovation dans les domaines de la robotisation, de l’industrialisation et de l’intelligence artificielle, dans une perspective de transition environnementale et de construction durable.
Bouygues Construction emploie environ 34500 collaborateurs à travers le monde et réalise un chiffre d’affaires de 10,6 milliards d’euros (2025).
Histoire
De 1952 à 1990
Le , Francis Bouygues crée l’Entreprise Francis Bouygues (EFB), spécialisée dans les travaux industriels et le bâtiment en région parisienne, qui deviendra le groupe Bouygues[2],[3]. Fin 1952, l’entreprise compte 30 collaborateurs[2]. En 1953, l’entreprise signe son premier gros contrat pour assurer la construction des bureaux d’IBM France[2]. Portée par l’époque des Trente Glorieuses, EFB enchaîne les contrats : rénovation d'usines, réfection du Lido[3]…
En 1956, l’entreprise devient promoteur immobilier via la création de sa filiale STIM[2].
En 1959, EFB est sollicitée pour la construction de 3 000 logements sociaux à Orly et Choisy-le-Roi (Val-de-Marne)[2],[3].
En 1960, l’Entreprise Francis Bouygues participe à la construction de la 3e et actuelle gare Montparnasse (France).
En 1962, Francis Bouygues décide de faire peindre l’ensemble du matériel en orange minium, la couleur de l'antirouille[3]. Cette couleur sera aussi celle du logo dessiné par Alain Carré.
En , le groupe Bouygues commence à développer des activités de travaux publics sur le marché français.
En , l'entreprise réalise 2 milliards de francs de chiffre d'affaires et est introduite en bourse[3]. Le , EFB change de nom et devient "Bouygues"[3].
Dans les années 1970, l’entreprise décroche les chantiers de plusieurs centrales nucléaires, des aéroports, la Très Grande Bibliothèque, la Grande Arche de la Défense[3], etc.
En 1972, le groupe Bouygues livre le Parc des Princes à Paris[2],[4], qui est inauguré dans la foulée par le président Georges Pompidou. Il s’agit du premier ouvrage de génie civil réalisé par Bouygues. L’architecture du lieu nécessite le recours à une nouvelle technique, la précontrainte[2]. De plus, sa forme ovale inspire le designer Alain Carré qui dessine le nouveau logo de Bouygues la même année.
Dans les années 70, l’entreprise s’ouvre à l’international[3]. En 1970, l’entreprise commence à se déployer à l’étranger avec le complexe olympique de Téhéran (Iran)[5]. Il s’agit de la première structure triangulée en béton précontraint.
L’entreprise ouvre des filiales internationales à partir de 1975[5].
En , le groupe Bouygues arrive en Afrique et réalise l'École nationale supérieure des travaux publics à Abidjan (Côte d’Ivoire).
Il assure dans les années 1980, des chantiers comme le pont de Bubiyan au Koweït[6], des centrales nucléaires en Irak, des logements en Iran et au Nigeria, et des bases militaires en Arabie Saoudite[3].
En 1984, l’entreprise livre l’Université de Riyad (Arabie Saoudite)[7].
En 1987, l’entreprise livre la centrale thermique de Lagos, l’une des plus puissantes d’Afrique.
En 1989, il livre la Grande Arche de La Défense (France), qui est inaugurée pour la commémoration du bicentenaire de la Révolution française[8].
La même année, l’entreprise s’implante en Thaïlande et construit la ville nouvelle de Muang Thong Thani près de Bangkok[9].
De 1990 à 2000
En 1990, Bouygues acquiert Losinger, troisième groupe suisse de BTP, dont la filiale VSL est le leader mondial de la précontrainte. Sur le continent africain, le groupe construit en 1990 près de 10 000 salles de classe dans l’État du Lagos, au Nigéria.
En 1991 débute la construction la Grande Mosquée Hassan-II de Casablanca (Maroc)[10]. Bouygues crée dans la foulée sa filiale marocaine BYMARO.
En 1991, l’entreprise livre deux tours Pacific Place (Hong Kong)[11]. Débuté en 1988, ce projet est l’un des premiers réalisés par la filiale Dragages Hong Kong acquise en 1986.
Un an plus tard, le tunnel sous la Manche reliant la France et le Royaume-Uni est livré : Bouygues fait partie du consortium d’entreprises françaises[12].
En 1994, le groupe débute son activité au Turkménistan avec la mosquée de Gökdepe, et s'implante dans le pays durablement avec sa filiale Bouygues Turkmen.
En 1995, il livre le pont de Normandie (France)[13]. Il s’agit de l’ouvrage haubané le plus grand du monde. Le groupe Bouygues débute également la construction du métro de Sydney (Australie)[14].
En 1997, il livre le Convention Centre de Hong Kong à l’occasion des cérémonies de rétrocession de Hong Kong à la Chine[15]. La même année, le Centre de formation d'apprentis (CFA) Gustave Eiffel est créé à Chilly-Mazarin (Essonne).
En 1998, le Stade de France, construit pour accueillir la Coupe du monde de football 1998, est livré[16]. Cette année-là, Bouygues reçoit la commande du plus grand projet de bureaux en Europe : le Cœur Défense, près de Paris (France)[17].
En décembre 1999, Bouygues cède à Bouygues Construction 100% d’ETDE (acquise en 1984) et 51% de Bouygues Offshore.
De 2000 à 2015
En 2002, Bouygues Construction construit la ligne 2 du métro du Caire (Egypte)[7].
En , Bouygues Construction cède à Saipem sa participation majoritaire dans Bouygues Offshore.
En 2004, Bouygues Construction signe un contrat pour réaliser le pont de Masan Bay en Corée du Sud[18],[19]. Le contrat porte sur le financement, la conception, la construction, l'exploitation et la maintenance du pont pendant 30 ans[20].
VSL et DTP Terrassement sont regroupées au sein d’un pôle Entreprises spécialisées Travaux publics.
En 2005, Bouygues Construction entame les travaux des deux plus hautes tours résidentielles de Singapour, The Sail@Marina Bay[21]. La même année, le groupe livre le Home Office, le nouveau siège du ministère de l’Intérieur britannique à Londres (Royaume-Uni)[22]. En parallèle, Bouygues Construction démarre les travaux des aéroports de Chypre et signe un contrat de concession pour une durée de 25 ans[23].
En 2007, avec Vinci, Bouygues Construction signe un contrat pour la réalisation de l’enceinte de confinement du sarcophage de Tchernobyl, qui sera livré en 2018[24]. Dans le même temps, Bouygues Bâtiment International la société anglaise Warings[25].
En 2008, Bouygues acquiert Miraglia (Alpes-Maritimes) via sa filiale GFC Construction. En 2009, Bouygues remporte un contrat de 950 M€ au Qatar, la construction de QP District un vaste complexe immobilier de neuf tours; il s’agit du premier projet de Bouygues Construction au Moyen-Orient.
L'entreprise signe la même année le premier contrat de performance énergétique (CPE) dans le logement social en France[26]. En 2010, ETDE est renommé en "Pôle Énergies et Services de Bouygues Construction", avant de devenir Bouygues Énergies & Services en 2013.
En 2011, Bouygues Construction remporte le contrat pour le financement, la conception, la construction, la gestion des services et la maintenance pendant 30 ans du ministère de la Défense à Balard à Paris[27],[28]. En 2012, Bouygues acquiert la totalité du capital de Leadbitter.
En 2011, Bouygues Construction livre la tour First (Paris, La défense), plus haute tour de France Bouygues Construction et ses filiales Bouygues Bâtiment International et Bouygues Energies & Services livrent l’établissement médical Jim Pattison Care & Surgery Centre au Canada[29].
En 2012, Bouygues Construction assure la rénovation du Ritz Paris[30]. L’entreprise compte déjà à son actif la rénovation à Paris du Four Seasons George V (1999), du Grand Hôtel Intercontinental (2003), du Fouquet’s Barrière (2006), du Royal Montceau et du Shangri-La (2010), ainsi que l’hôtel de l’Hermitage de Monaco (2002)[31],[32]. En parallèle, Bouygues signe le contrat du Futur Palais de Justice de Paris, du Contournement Nîmes-Montpellier et du premier tronçon du pont Hong Kong-Macao. Bouygues acquiert également la société Thomas Vale au Royaume-Uni[33].
En 2013, ETDE et ses filiales sont regroupées sous la marque Bouygues Energies & Services. La même année, l'entreprise achève la construction du Cruise Terminal Building à Hong Kong conçu par l'architecte Norman Foster[34],[35].
En 2014, Bouygues livre à Singapour le Sports Hub, fruit du plus important partenariat public-privé sportif au monde, pour un montant de 770 M€. Situé sur une surface de 35 hectares au bord de la mer, il est équipé du plus grand dôme rétractable du monde[36].
La même année, aux États-Unis, l’entreprise construit le Brickell City Centre à Miami, le plus grand projet immobilier privé de la ville[37]. C’est le deuxième projet construit aux Etats-Unis par Bouygues Construction.
De 2015 à 2025
En 2015, les filiales de développement immobilier sont regroupées sous une seule marque internationale : Linkcity. La même année, l’entreprise décroche le contrat du tunnel autoroutier NorthConnex de Sidney (Australie)[38] et lance le chantier « Tuen Mun - Chek Lap Kok », à Hong Kong, en utilisant le plus grand tunnelier du monde[39].
En 2016, sa filiale Bouygues Thai livre à Bangkok le plus haut bâtiment de Thaïlande (et 86ème tour la plus haute du monde en 2018)[40],[41]: la tour MahaNakhon[42]. Célèbre pour son design architectural en forme de pixels, l’édifice atteint les 314 m et demeure l’ouvrage le plus haut du groupe[43],[42],[44].
Un an plus tard, Bouygues Construction livre le Morpheus Hotel à Macao, imaginé par Zaha Hadid et construit avec un exosquelette s’enroulant autour de trois vides centraux[45],[46]. La société livre aussi le nouveau Tribunal de Grande Instance de Paris, conçu par Renzo Piano (France)[47], ainsi que le Ridge Hospital (Ghana)[48]. Il s’agit du premier projet hospitalier d’Afrique certifié LEED Healthcare, approvisionné en électricité par l’énergie solaire[48].
Bouygues Bâtiment International livre également le nouveau terminal international de l’aéroport de Zagreb[49],[50],[51] (Croatie), inauguré par le premier ministre croate. Bouygues Construction est membre de la société concessionnaire[52].
L’entreprise livre également le pont de Hong Kong-Zhuhai-Macao[53]. Il s’agit du plus long pont au-dessus de la mer[54],[55] et de ce fait l'un des plus grands projets d'infrastructures au monde[53]. Par son montant (1,25 milliard d’euros), ce contrat est le marché de conception-construction le plus important jamais attribué à Hong Kong.
En 2018, Bouygues acquiert, pour un montant de 850 millions de francs suisses, Alpiq InTec[56] (secteur de l'énergie et des services), en Suisse et devenue Bouygues Energies & Services InTec, ainsi que de Kraftanlagen Gruppe[57] en Allemagne, et d'AW Edwards en Australie (secteur du bâtiment)[58],[59].
Fin , Bouygues obtient un contrat d'une valeur de plus de 258 millions d'euros pour la construction d'Issy Cœur de Ville, un écoquartier situé à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) et qui sera exclusivement piéton[60],[61]. La même année, sa filiale Dragages Singapour achève la construction de Clement Canopy à Singapour. Composé de deux tours de 140 m chacune, il s’agit des plus hautes tours réalisées en béton modulaire au monde[62],[63],[64],[65].
En 2020, Bouygues Construction signe le contrat pour la conception-construction du tronçon, dit C1, de la ligne à grande vitesse HS2 reliant Londres à Birmingham[66]. C’est le plus important projet d’infrastructure de transport au Royaume-Uni. Ce tronçon comprend un tunnel et un viaduc, qui est le plus important viaduc ferroviaire de Grande-Bretagne[67].
La même année, l’entreprise participe à la construction du parc éolien en mer de Fécamp (France)[68],[69]. La construction en simultané de 71 éoliennes[68],[69] sur un même chantier constitue alors une première mondiale.
En , Bouygues Construction noue un partenariat avec Dassault Systèmes afin d’accélérer la transformation numérique de la construction[70].
En , Bouygues Construction lance la création d’une Chaire de recherche « Jumeaux numériques de la construction et des infrastructures dans leur environnement »[71] en partenariat avec l'ESTP, Egis, Schneider Electric, le BRGM, SNCF Réseau et Arts et Métiers.
En , Engie annonce choisir l'offre de Bouygues pour la vente de Equans pour 7,1 milliards d'euros[72].
En , le groupe Bouygues conclut l'acquisition d’Equans, filiale d'Engie et spécialiste du secteur des énergies et des services. En , Bouygues Energies & Services, initialement filiale de Bouygues Construction, devient une filiale d'Equans qui est elle même une filiale du groupe Bouygues[73].
En 2023, l’entreprise signe un contrat pour la réalisation du Potomac River Tunnel, un projet environnemental majeur pour Washington DC[74]. Il vise à prévenir les débordements des infrastructures d’assainissement et à améliorer la qualité de l’eau du fleuve Potomac[74],[75].
Depuis 2023, Bouygues Bâtiment Centre Sud-Ouest assure la réalisation du Nouvel Hôpital Psychiatrique (NHP) de Tours[76]. Ce bâtiment de 13 000 m2, a pour ambition d’être le premier bâtiment sanitaire en France de bilan carbone neutre, certifié BBCA niveau Excellent[77]. Pour la première fois en France, Bouygues Construction bâtit un centre hospitalier en béton de bois (certification Certivea) et utilise des nouveaux matériaux encore non-utilisés à cette échelle[77].
En 2024, l’entreprise livre le pont Simone Veil de Bordeaux (France), pont le plus large d’Europe[78],[79], ainsi que le Centre aquatique olympique et son franchissement à Saint-Denis (France) construit pour accueillir les épreuves de Jeux olympiques de Paris 2024[80].
Conformément au programme gouvernemental français EduRénov qui vise la rénovation de 40 000 écoles d’ici 2034, Bouygues Construction compte aussi à son actif 500 ouvrages scolaires construits ou rénovés[81]. A Marseille, Bouygues Construction participe à la construction de la Cité Scolaire Internationale et utilise du béton bas carbone ainsi que des matériaux biosourcés et recyclés. La construction recourt à la thalassothermie et au refroidissement adiabatique[81].
En 2024, Bouygues Bâtiment Industrie est une nouvelle entité créée, rattachée à la filiale Bouygues Bâtiment France[82]. Bouygues Bâtiment Industrie a pour objectif d’accompagner la réindustrialisation verte et d’agir en faveur de la décarbonation[82]. En 2025, Bouygues Bâtiment Industrie lance la reconversion de l’immeuble de bureaux, le Sky Center[83]. Cette réhabilitation vise des certifications environnementales, une réduction de l’empreinte carbone et une optimisation énergétique sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment[77]. L’objectif est d’obtenir les labellisations BREEAM Excellent, Biodivercity, BBCA (Bâtiment Bas Carbone) et d’anticiper les exigences du décret tertiaire à horizon 2040[83].
En 2024, Bouygues Construction Australia remporte un lot du projet Suburban Rail Loop East (SLR East) à Melbourne, en Australie. Le projet consiste notamment en la construction de deux tunnels, deux stations de métro, des puits d’accès, du projet de métro SRL East. En parallèle, Bouygues Travaux Publics décroche un contrat de plus de 2 milliards d'euros pour construire d'un tronçon d'autoroute en Australie-Méridionale[84].
La même année, Americaribe, filiale de Bouygues Bâtiment International aux Etats-Unis et dans les Caraïbes, décroche un contrat pour la construction d'une résidence haut de gamme[85] située dans le quartier d’Edgewater à Miami[86] ,[87]. Le projet est mené par une joint-venture composée d'Americaribe et Grycon[86],[87].
En 2025, Bouygues Construction finalise l’écoquartier GreenCity à Zurich[88], à travers sa filiale Losinger Marazzi[88].
La même année, Bouygues UK, filiale de Bouygues Construction au Royaume-Uni, assure la construction de deux établissements universitaires, le Barry Waterfront Campus et l’Advanced Technology Centre, situés au Pays de Galles[89]. Le groupe est aussi missionné pour la seconde école élémentaire de la St John’s Academy à Groove[90].
En 2025, Bouygues Construction, à travers un groupement, est choisi pour l'extension des aéroports de Chypre[91],[92]. Bouygues Construction assure la conception et la construction de la phase 2 du programme d’extension des aéroports de Larnaka et Pafos[92].
La même année, Bouygues Construction débute les travaux du projet T2D, qui prévoit la construction d’un tronçon d’autoroute reliant Torrens à Darlington (Australie)[93].
Bouygues Travaux Public, par le biais d’un groupement international, décroche également un contrat pour le marché de conception-réalisation de la section Pärnu–Ikla du Rail Baltica, un projet ferroviaire de 870 km reliant l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie au réseau transeuropéen de transport (RTE-T). Le coût est estimé à 332 millions d’euros[94].
Bouygues Construction compte 35 600 collaborateurs à travers le monde. L’entreprise opère dans plus de 50 pays[95].
Activités
Bouygues Construction intervient sur l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur du bâtiment et des travaux publics. Ses domaines d’activité couvrent la conception, la construction, la rénovation, l’exploitation, la maintenance, la déconstruction des ouvrages ainsi que la dépollution et la valorisation des matériaux en fin de cycle[96].
En amont des projets, l’entreprise participe au développement immobilier, au conseil foncier et urbain, à la recherche de terrains et à l’ingénierie financière. En phase opérationnelle, elle met en œuvre des compétences en ingénierie environnementale et technique, en génie civil, en construction et en rénovation d’ouvrages complexes. En aval, Bouygues Construction assure la maintenance, la réparation et, le cas échéant, la déconstruction responsable des bâtiments et infrastructures[97].
Métiers
Le Groupe intervient dans la conception, le financement, la réalisation et l’exploitation/maintenance des projets de construction.
Bâtiment
Bouygues Construction assure des études de faisabilité, la conception, la construction, la réhabilitation, l’exploitation et la maintenance de bâtiments. L’entreprise réalise tous types d’ouvrages : infrastructures de santé, établissement scolaires ou universitaires, aéroports, datacenters ou encore hôtels haut-de-gamme. Elle est présente dans tous les secteurs du bâtiment (logements, bureaux, industrie, centres commerciaux, hôtellerie, etc)[98].
Travaux publics
Bouygues Construction construit et rénove des infrastructures en matières de mobilité (tunnels, ponts, rails…), production d’énergie moins carbonée (centrales nucléaires, parcs éoliens, fermes solaires…), gestion des ressources naturelles et aménagement des territoires[99].
Entreprises spécialisées
Ses filiales spécialisées apportent une expertise complémentaire sur des aspects spécifiques, que ce soit en amont des projets (développement immobilier avec Linkcity[100], conseil en immobilier avec Elan), en support (génie environnemental avec Brézillon, stabilité des structures avec VSL) ou en aval (revalorisation des déchets avec Cynéo)[101]. L’entreprise gère et exploite des infrastructures de transport, d’équipements sportifs et de divertissement et de zones portuaires[102].
Filiales de Bouygues Construction
Bouygues Construction est composé de 3 filiales principales, regroupant pour chacune d'elles plusieurs sous-filiales, agissant dans les domaines de la conception, conseils, construction, rénovation, l'exploitation de bâtiments et d’infrastructures.
- Bouygues Bâtiment France[103]
- Bouygues Bâtiment Ile-de-France
- Bouygues Bâtiment Nord-Est
- Bouygues Bâtiment Centre Sud-Ouest
- Bouygues Bâtiment Sud-Est
- Bouygues Bâtiment Grand Ouest
- Linkcity[104],[105]
- Elan
- Cyneo
- Brezillon
- Bouygues Bâtiment Industrie
- Bouygues Bâtiment International[106]
- Bouygues UK
- Bouygues Thai
- BYMARO
- Americaribe
- SETAO
- Dragages Singapour
- Losinger Marazzi[107]
- Acieroid
- VCES
- Bouygues Turkmène
- Karmar
- AW Edwards
- Bouygues Travaux Publics
- Bouygues Travaux Publics Régions France
- Dragages Singapour
- DTP
- Prader Losinger
- Bouygues Construction Australia
- Bouygues Construction Canada
- Bouygues Construction Expertises Nucléaires
- SICMA
Chiffres clés
- 35 600 collaborateurs en 2024
- 10.340 milliards d'euros de chiffre d’affaires en 2024
| Années | 2013 | 2014 | 2015 | 2016 | 2018 | 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Chiffre d'affaires | 11 111 | 11 726 | 11 965 | 11 815 | 12 400 | 13 355 | 12 000 | 12 800 | 13 200 | 9 800 | 10,340 |
| Résultat d'exploitation | 437 | 335 | 349 | 326 | 368 | 378 | 171 | 342 | |||
| Résultat net (part du groupe) | 277 | 254 | 276 | 320 | 296 | 325 | 152 | 274 | 178 | 235 | |
| Résultat opérationnel courant | 342 | 413 | 281 | 325 | |||||||
| Marge Opérationnelle | 3,9 % | 2,9 % | 2,9 % | 2,8 % | 3 % | 2,8 % | 1,4 % | 2,9 % | |||
| Effectifs | 52 200 | 53 500 | 50 000 | 50 100 | 56 980 | 58 149 | 58 709 | 52 800 | 32 400 | 32 500 | 35 600 |
Répartition du chiffre d’affaires par secteur d'activité
Sur l'année 2024 :
- 63 % Bâtiment
- 37% Travaux Publics
- 29 % Électricité et Maintenance
Ventilation géographique du chiffre d'affaires
L'entreprise est présente dans plus de 60 pays et réalise 62% de son chiffre d'affaires à l'étranger; En 2024 :
- 38 % France ;
- 24 % Europe hors France ;
- 20 % Asie - Pacifique ;
- 7% Afrique;
- 7% Moyen-Orient ;
- 4% Amériques - Caraïbes.
Quelques réalisations
Bouygues Construction a notamment réalisé :
- le Stade de France et le Parc des Princes (Le logo de Bouygues est d'ailleurs inspiré de la forme du Parc des Princes[109]) ;
- la Grande Arche de la Défense et le ministère de l’Intérieur Britannique ;
- l'Hôtel George-V (sic) et le Fouquet's (sic) à Paris ;
- la Bibliothèque nationale de France ;
- L'Institut National des Sciences Appliquées et de Technologie (INSAT) en Tunisie ;
- Le Musée du Louvre (sic), le Musée d'Orsay (sic), le Musée du quai Branly, la salle Pleyel, le musée Yves Saint Laurent (Paris et Marrakech) ;
- l'éclairage de plusieurs arrondissements de Londres, l’éclairage de Lille et de Paris ;
- le Centre des Archives nationales françaises à Pierrefitte-sur-Seine ;
- la Philharmonie de Paris[110] ;
- la Tour First à La Défense (le plus haut gratte-ciel de France, seul projet de rénovation en France de cette ampleur à avoir reçu la certification Haute qualité environnementale (HQE) ;
- la Mosquée Hassan II de Casablanca au Maroc, troisième plus grande mosquée et plus haut minaret du monde ;
- le stade Vélodrome à Marseille ;
- la tour Mahanakhon en Thaïlande ;
- le tribunal de Paris ;
- la Seine musicale ;
- l'aéroport de Zagreb et l'aéroport d'Iqaluit ;
- La Tour Incity à Lyon ;
- L'arena de Bordeaux, Arkéa Arena ;
- La tour Alto à la Défense ;
- Hôtel Royal Mansour, Tour CFC, Hôpital universitaire Mohammed VI, Musée Yves Saint Laurent de Marrakech[111] (Maroc)
- Hôtel Morpheus[112] (Macao)
- Complexe immobilier de West Bay, Doha, QP District[113] (Qatar)
- Palais présidentiel d'Oguzhan (Turkménistan)
Tunnels et ouvrages souterrains
- 1986-1993 : Tunnel sous la Manche (France et Royaume-Uni)[114]
- 1994-1996 : Tunnel de la Duchère (France)
- 1995-1998 : Tunnel de Tai Lam (Hong Kong)
- 1995-2000 : Métro de Sydney - New Southern Railway (Australie)[115]
- 2000-2003 : Tunnel de Rostock (Allemagne)[116]
- 1999-2005 : Groene Hart – HSL Zuid (Pays-Bas)[117]
- 2006-2010 : Tunnel sud de Toulon - Liaison A50-57 (France)
- 2009-2014 : Tunnel du Port de Miami (États-Unis)[118]
- 2009-2014 : Métro du Caire Ligne 3 phase 2 (Égypte)
Travaux fluviaux et maritimes
- 1990-1992 : LG1 Baie James (Canada)
- 1997-2000 : Aménagement du front de mer de Beyrouth (Liban)[119]
- 2001-2003 : Port Multimodal de Caucedo (République Dominicaine)[120]
- 2007-2009 : Plateforme logistique Tanger Med (Maroc)
- 2007-2011 : Busan new container terminal (Corée du Sud)
- 2009-2013 : Reconstruction du barrage de Chatou (France)[121]
Ouvrages d’art
- 1987-1988 : Pont de l'île de Ré (France)[122]
- 1990-1995 : Pont de Normandie (France)[123]
- 2004-2008 : Pont de Masan Bay (Corée du Sud)[124]
- 2004-2008 : East Tsing Yi Viaduc (Chine)
- 2012-2014 : Pont Henri Konan Bédié (Côte d’Ivoire)[125]
- 2012-2018 : HK Zhuhai Macao Bridge (Hong Kong)
Projets ferroviaires
- 2006-2011 : Tramway de Reims (France)[126]
- 2012-2017 : Contournement Nîmes-Montpellier (France)[127]
Génie civil industriel
Mines
Condamnations et controverses
Attribution du chantier des locaux du Ministère de la Défense
En 2011, Bouygues Construction a été l’objet d’une enquête judiciaire concernant d’éventuels faits de corruption active et passive, trafic d’influence et atteinte à l’égalité des candidats dans les marchés publics dans le cadre de l’attribution du chantier des nouveaux locaux du Ministère de la Défense dans le quartier Balard à Paris[131]. Selon des révélations du Canard Enchaîné, un militaire haut placé aurait transmis le cahier des charges de ce projet de « Pentagone français » à un cadre dirigeant de Bouygues avant que les concurrents du groupe n’aient eu l’occasion de le consulter[132].
En , trois personnes ont été en examen dans cette affaire dont un cadre du Groupe Bouygues[133]. En , un non-lieu a été prononcé par le juge d'instruction le concernant[134].
Projets réalisés au Qatar
Bouygues Constructon est présent sur le marché qatari depuis 1993 et a remporté d’importants chantiers dans l’émirat. Ainsi, Bouygues Travaux Publics a érigé les systèmes de stockage de gaz liquéfié en 1996 à Ras Laffan, dans le nord du pays. En 2009, Bouygues Bâtiment International construit à Doha le Qatar Petroleum District, un des plus grands complexes immobiliers du monde comprenant neuf tours de bureaux, un hôtel de luxe et un centre de conférences[135]. En 2015, Bouygues Travaux Publics s’est vu attribuer le contrat pour la réalisation des tunnels d’assainissement des eaux pour la ville de Doha, d’une valeur d’environ 285 millions d’euros[136].
Bouygues, bien que n’ayant réalisé aucun projet pour la coupe du monde de football, a fait l’objet au même titre que de grands groupes de construction et de travaux publics tels que son concurrent français Vinci, de vives critiques dans les médias occidentaux. Les conditions des travailleurs migrants sur les chantiers au Qatar étaient dénoncées[137].
Affaire de l'EPR de Flamanville
Bouygues Travaux Publics a été condamnée le à 25 000 euros d'amendes pour avoir eu recours aux services de sociétés pratiquant le travail dissimulé et le prêt de main-d’œuvre illicite dans le cadre du chantier de l’EPR de Flamanville. Cela concerne au moins 460 travailleurs détachés roumains et polonais entre 2008 et 2012[138]. La société a été relaxée de la plupart des autres chefs d’accusation et a formé un pourvoi en cassation à l’encontre de cette décision[139].
Le groupe est condamné en appel à verser 29 950 euros d'amende alors que le montant des cotisations sociales non versées sont estimées à plus de 10 millions d'euros. Le président de la cour d'appel de Caen signale qu'une amende supérieure à 30 000 euros leur aurait interdit l'accès aux marchés publics[140].
