Daaaaaalí !
film français de Quentin Dupieux de 2023
From Wikipedia, the free encyclopedia
Daaaaaalí ! est un film français écrit et réalisé par Quentin Dupieux et sorti en 2023[1].
Édouard Baer
Gilles Lellouche
Jonathan Cohen
Pio Marmaï
| Réalisation | Quentin Dupieux |
|---|---|
| Scénario | Quentin Dupieux |
| Musique | Thomas Bangalter |
| Acteurs principaux |
Anaïs Demoustier Édouard Baer Gilles Lellouche Jonathan Cohen Pio Marmaï |
| Sociétés de production |
Atelier de Production France 3 Cinéma |
| Pays de production |
|
| Genre | Comédie |
| Durée | 78 minutes |
| Sortie | 2023 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Il est présenté en avant-première à la Mostra de Venise 2023, avant sa sortie en salles début 2024.
Synopsis
Judith, une journaliste française, rencontre Salvador Dalí à plusieurs reprises, d'abord pour un projet d'interview[2], que Dalí refuse, puis pour un film documentaire qui s'avère difficile à réaliser, notamment lorsque Dalí, conduisant sa Rolls-Royce sur la plage, met hors d'usage la caméra avant le début du tournage.
À cette trame, dans laquelle Dalí joue son personnage « excentrique et concentrique, à la fois anarchiste et monarchiste », se mêle le récit par un évêque d'un rêve qu'il a fait, au cours d'un repas auquel Dalí a été invité chez son jardinier. Le rêve de l'évêque, plusieurs fois achevé en apparence, est à chaque fois repris et prolongé, le repas ne semblant pas s'achever non plus.
Fiche technique
- Titre original et francophone : Daaaaaalí !
- Réalisation et scénario : Quentin Dupieux
- Musique : Thomas Bangalter[3]
- Direction artistique : Joan Le Boru
- Costumes : Isabelle Pannetier
- Photographie : Quentin Dupieux
- Son : Guillaume Le Braz
- Montage : Quentin Dupieux
- Production : Mathieu Verhaeghe, Thomas Verhaeghe
- Sociétés de production : Atelier de Production, France 3 Cinéma, en association avec 7 SOFICA
- Société de distribution : Diaphana Distribution (France)
- Budget : 6,7 millions d'euros
- Pays de production :
France - Langue originale : français
- Genre : comédie
- Format : couleur — 2,39:1 — son Dolby Digital (Dolby 5.1)
- Durée : 78 minutes
- Dates de sortie :
- Italie : (Mostra de Venise)[4]
- France : (Strasbourg)[5] ; (sortie nationale)[6]
Distribution
- Anaïs Demoustier : Judith, la journaliste
- Édouard Baer : Salvador Dalí
- Jonathan Cohen : Salvador Dalí
- Gilles Lellouche : Salvador Dalí
- Pio Marmaï : Salvador Dalí
- Didier Flamand : Salvador Dalí âgé
- Boris Gillot : autre Dalí
- Romain Duris : Jérôme, le producteur
- Agnès Hurstel : Lucie, l'assistante
- Catherine Schaub-Abkarian : Gala Dalí
- Éric Naggar : le père Jacques, l'évêque
- Laurent Nicolas : Georges
- Sandrine Blancke : la bonne de Georges
- Cécile Garcia-Fogel : Bianca, la bonne de Dalí
- Philippe Dusseau : Pablo, le chauffeur de Dalí
- Jérôme Niel : le modèle à la canne
- Marc Fraize : le modèle au mouchoir
- Marie Bunel : Mme Abravanel, l'acheteuse du tableau
- Nicolas Carpentier : le commissaire-priseur
- Jean-Marie Winling : l'homme dans le bus
- Hervé Pauchon : le journaliste de télévision
- Johann Dionnet : Marc, le cadreur
Production
Le tournage commence le , il a lieu en région parisienne près de Saint-Cloud, ainsi qu'en Espagne ; il se termine le .
Bande originale
| Film | Daaaaaalí ! |
|---|---|
| Sortie | 7 février 2024 |
| Durée | 10:24 |
| Genre | acoustique, instrumentale |
| Format | Vinyle, numérique |
| Auteur-compositeur | Thomas Bangalter |
| Producteur | Florian Lagatta |
| Label | Ed Banger Records |
En , il est confirmé que Thomas Bangalter, ancien membre de Daft Punk, a composé la musique du film[7]. Bangalter, ami de Dupieux, avait auparavant fait un caméo dans son film Réalité en 2014[8].
En , Ed Banger Records annonce la sortie d'un EP vinyle en édition limitée contenant la brève partition originale de Bangalter ainsi qu'une affiche du film[9]. La sortie de la bande originale et sa mise en ligne sur les plates-formes de diffusion a lieu le [10],[11].
| No | Titre | Durée | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1. | Daaaaaalí ! | 4:01 | |||||||
| 2. | Âge Réel | 6:23 | |||||||
| 10:24 | |||||||||
Accueil
Critiques presses
France Inter parle d'un magnifique autoportrait rendant hommage à Dali[14].
RTBF note une œuvre qui plonge le spectateur dans l'univers de Dali[15].
Abus de Ciné loue une réalisation surréaliste qui joue avec les codes classiques[16].
Télérama apprécie ce film quel qualifie d'antibiopic porté par un casting de haute volée[17].
Le Regard Libre trouve qu'il s'agit du meilleur biopic sur Dali car il ne retranscrit pas directement sa vie[18].
Surimpression loue un biopic trompe-l’œil où les multiples interprétations de Dali plonge le spectateur dans un labyrinthe[19].
La Presse et Marianne qualifient de délicieux hommage à Dalí ce film rocambolesque remplis d'aventure et d’absurdité irrésistible[20],[21].
Première salut une mise en abyme dans l'œuvre prolifique de Dali malgré une vision légèrement caricaturale de ce dernier[22].
Numéro se dit déçu par le film à cause d'une mise en abyme interminable dans un labyrinthe visuel[23].
Bien que A Voir A Lire voit un film aussi décalé que drôle, elle trouve que le comique de répétition nuit parfois à l’inventivité du propos[24].
L'Avenir et Le Devoir estiment l'excellent usage du surréalisme ainsi que de l'humour fou qui se dégage de chaque scène[25],[26].
Débordements et Le Monde analysent à la fois la façon dont Quentin Dupieux représente l'œuvre de Dali mais aussi sa critique du cinéma français[27],[28].
Le Figaro se dit convaincu par ce film où l'imagination règne[29].
Le Parisien et Les Inrockuptibles mettent en avant les performances des acteurs dans un récit surréaliste[30],[31].
Libération se dit conquise par la représentation de Dali subverti à la fois par une temporalité et une esthétique du ressassement[32].
Distinction
Les informations contenues dans cette section peuvent être confirmer par MUBI[33].
Festival
- 2023 :
- Festival du film de Londres[34]
- Festival international du film de Mar del Plata
- Mostra de Venise - Sélection hors compétition[35]
- 2024 : Festival international du film de Rotterdam
Influences
Quentin Dupieux s'est inspiré du Charme discret de la bourgeoisie de Luis Buñuel : ce film met en scène par imbrication, une suite de séquences entre rêve et réalité, avec un déjeuner qui ne peut jamais se dérouler sans être interrompu.[réf. souhaitée]