Daniel (Taniela) Vafo’ou Fatiaki[1], né en 1954 dans le village d'Upu sur l'île de Rotuma[2], est un juge fidjien.
Fils de l'un des premiers Rotumiens à avoir un diplôme universitaire, Daniel Fatiaki est élevé dans la foi catholique et éduqué dans des écoles catholiques (primaire puis secondaire) de Suva. Il étudie le droit à l'université d'Auckland et est admis au barreau de Nouvelle-Zélande en 1976. Il y pratique deux ans le métier de barrister (avocat plaidant) avant de retourner aux Fidji[2]. Il y travaille au bureau du procureur jusqu'à 1985, date à laquelle il établit son propre cabinet. En 1988, à la suite du coup d'État militaire de 1987, il est nommé juge à la Cour suprême des Fidji[3].
En 2009 il est nommé juge à la Cour suprême de Vanuatu[7]. En 2014 il dispose que le droit coutumier ou kastom ne peut se substituer aux lois adoptées par le Parlement dans une affaire de droit pénal: Un pasteur qui a pris part à une cérémonie coutumière pour demander pardon d'avoir commis un acte incestueux n'est pas, de ce fait, dispensé de la peine de prison prévue par la loi[8]. Il quitte cette fonction en 2019[9], et est nommé cette même année juge à la Cour d'appel de Nauru, tribunal nouvellement créé par le gouvernement de Nauru comme instance d'appel. À ce poste, il lui est demandé par le gouvernement de condamner les «Dix-Neuf de Nauru», dix-neuf opposants politiques au gouvernement arrêtés «pour une manifestation globalement pacifique» et reconnus par Amnesty International comme étant poursuivis pour «des motivations politiques»[10]. Daniel Fatiaki déclare tous les accusés coupables: quatre pour agression, onze pour émeutes et deux pour être entrés illégalement dans les locaux du Parlement. Il les condamne à entre trois et onze mois de prison ferme, dont une peine de onze mois de prison à l'encontre du député d'opposition Mathew Batsiua[10],[11],[12],[13]. En il est fait juge en chef de Nauru; le président de la république, Lionel Aingimea, explique en le nommant que ce sont «sa fermeté et sa robustesse qui l'ont amené à être notre juge en chef»[3],[1].
En , ayant quitté cette fonction à Nauru, il devient enseignant à la faculté de Droit de l'université du Pacifique Sud[14]. En il devient président de la commission devant proposer une réforme du droit électoral aux Fidji[15].