Daniel Kastler

physicien français From Wikipedia, the free encyclopedia

Daniel Kastler ( - )[1] est un physicien théoricien français, travaillant sur les fondements de la théorie quantique des champs et sur la géométrie non commutative.

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 89 ans)
BandolVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Daniel Alfred Frédéric KastlerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Daniel Kastler
En .
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 89 ans)
BandolVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Daniel Alfred Frédéric KastlerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Fratrie
Claude Kastler (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
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Membre de
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Œuvres principales
An Algebraic Approach to Quantum Field Theory (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Daniel Kastler est né le 4 mars 1926 à Colmar. Il est le fils du lauréat du prix Nobel de physique Alfred Kastler. En 1946, il s'inscrit à l'École Normale Supérieure de Paris. En 1950, il s'installe en Allemagne et devient chargé de cours à l'Université de la Sarre[2]. En 1953, il est promu professeur associé et obtient un doctorat en chimie quantique. En 1957, Kastler s'installe à l'Université d'Aix-Marseille et devient professeur titulaire en 1959. En 1968, il fonde, avec Jean-Marie Souriau et Andrea Visconti, le Centre de Physique Théorique de Marseille[3]. Daniel Kastler est décédé le 8 juillet 2015 à Bandol, dans le sud de la France[4],[5].

Daniel Kastler est notamment connu pour ses travaux avec Rudolf Haag sur les fondements de l'approche algébrique de la théorie quantique des champs. Leur collaboration débute lors de la célèbre conférence de Lille en 1957, où tous deux sont présents, et aboutit aux axiomes de Haag-Kastler[6] pour les observables locales des théories quantiques des champs. Ce cadre utilise des éléments de la théorie des algèbres d'opérateurs et est donc appelé théorie quantique algébrique des champs ou, du point de vue physique, physique quantique locale[7]. Dans d'autres collaborations, Kastler montre l'importance des algèbres C* dans les fondements de la mécanique statistique quantique et dans les systèmes asymptotiques abéliens[8]. Dans les années 1980, il commence à travailler sur la géométrie non commutative d'Alain Connes, en étudiant notamment les applications en physique des particules élémentaires[9]. Dans la même période, Kastler, en collaboration avec Raymond Stora, développe le cadre géométrique des transformations BRST pour la quantification des théories de jauge[10],[11].

En 1984, Daniel Kastler reçoit le Prix Ampère de l'Académie française des sciences[12]. En 1977, il est membre correspondant de l'Académie des sciences de Göttingen[13] et en 1981 de l'Académie autrichienne des sciences[14]. En 1995, il est membre de l'Académie nationale allemande des sciences Leopoldina[15].

Publications

Références

Bibliographie

Liens externes

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