Daniel Maclise
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Daniel Maclise, né le à Cork et mort le à Chelsea, est un peintre irlandais du XIXe siècle spécialisé dans la peinture d'histoire et de sujets littéraires.
Famille
Daniel Maclise naît à Cork le . Il est baptisé dans une église présbytérienne de la même ville le [1],[2]. Il est le fils d'Alexander McLeish (1777-1861) et Rebecca McLeish (née Buchanan). Son père exerce en tant que cordonnier et tanneur. D'origine écossaise, ce dernier a notamment servi dans une unité militaire écossaise sous le commandement de Lord Elgin, le Elgin's Regiment of Fencible Infantry (en)[2].
Formation et débuts en Irlande
Sa carrière débute en travaillant pour une banque[3], auprès du collectionneur et sculpteur amateur George Newenham[4]. Pour se former au dessin, il suit des cours à l'Academy of Plasters de la ville et s'adonne à l'activité de dessinateur portraitiste qui lui permet de gagner sa vie[3]. Il prend ainsi pour modèle les moulages des marbres du Vatican que le roi George IV expose alors à Cork[4]. Il devient particulièrement populaire à Cork grâce au portrait de Walter Scott qu'il réalise en 1825 : celui-ci connaît un très grand succès et une diffusion importante, notamment grâce à la gravure. À cette période, Maclise ouvre un studio sur St. Patrick's Street. Il effectue un voyage à Dublin en 1826, au cours duquel il réalise de nombreux portraits d'officiers. La même année, il rencontre Thomas Crofton Corker (en) et illustre ses ouvrages Fairy Legends et Traditions of the South of Ireland[4].
Carrière à Londres
Peinture
Daniel Maclise arrive à Londres le 18 juillet 1827. Il est alors étudiant provisoire de la Royal Academy, avant d'y être définitivement admis le 20 avril 1828[5]. Au sein de la Royal Academy, Maclise excelle : en 1829, il remporte une médaille d'argent pour ses dessins d'antiques. Passionné par l'histoire, les antiquités et les textes, il fréquente les cercles littéraires de son temps - il est par exemple proche de Charles Dickens - et s'oriente progressivement vers la peinture d'histoire[3]. En 1831, il remporte une médaille d'or pour son tableau The Choice of Hercules (aujourd'hui en collection privée)[5].
En 1858, Maclise entama l’une de ses œuvres les plus monumentales sur les murs du Palais de Westminster : la rencontre de Wellington et Blücher à la bataille de Waterloo. Il avait tout d’abord l’intention d’en faire une fresque, ce qui se révéla vite ingérable. L’artiste découragé envisageait d’abandonner, mais fut incité à aller étudier à Berlin les nouvelles méthodes de peinture. Cela lui permit d’achever l’œuvre et d’en réaliser une autre de même dimension sur La mort de Nelson.

L’application intense qu’exigèrent de lui ces grands travaux historiques, mêlée à d’autres circonstances, eut raison de la santé de l’artiste. Il finit par fuir les cercles d’amis où il se plaisait autrefois, et lorsqu’en 1865, le poste de président de l’Académie lui fut offert, il déclina l’offre. Il mourut d’une pneumonie aiguë le .
Ses œuvres se caractérisent par d’indéniables qualités intellectuelles et imaginatives, mais la plupart d’entre elles sont gâchées par une coloration rude et terne, par la dureté métallique des surfaces et des textures, et par l’exagération quelque peu théâtrale des poses des personnages. Sa célébrité est néanmoins assurée par ses deux réalisations à Westminster.
Il a été élu membre de la Royal Academy (RA) le [6].
Dessins et illustrations
Alors qu'il étudie à la Royal Academy, Maclise continue de gagner sa vie comme portraitiste et illustrateur[3],[5]. Les cercles littéraires auxquels le présente Croker lui fournissent de nombreuses commandes d'illustrations : proche de William Maginn, éditeur du Fraser's Magazine, il produit des dessins d'hommes politiques et de célébrités, dont un grand nombre sont publiés par le journal entre 1830 et 1836. L'ensemble de ces dessins sont édités au sein d'un recueil en 1873, The Maclise Portrait-Gallery. Il illustre quatre récits de Charles Dickens sur le thème de Noël[7].
Fin de vie et mort
Les derniers travaux de Maclise sont marqués par l'influence du préraphaëlisme. Sa dernière peinture est The Earls of Ormond and Desmond, présentée en 1870 à la Royal Academy. Il meurt d'une pneumonie le 25 avril de la même année, à son domicile du 4 Cheyne Walk, Chelsea. Il est enterré au cimetière de Kensal Green Cemetery[8].