Daniel Maclise
peintre irlandais
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Daniel Maclise, né le à Cork et mort le à Chelsea, est un peintre irlandais du XIXe siècle spécialisé dans la peinture d'histoire et de sujets littéraires.
Biographie
Famille
Daniel Maclise naît à Cork le 25 janvier 1806. Il est baptisé dans une église présbytérienne de la même ville le 2 février 1806[1],[2]. Il est le fils d'Alexander McLeish (1777-1861) et Rebecca McLeish (née Buchanan). Son père exerce en tant que cordonnier et tanneur. D'origine écossaise, ce dernier a notamment servi dans une unité militaire écossaise sous le commandement de Lord Elgin, le Elgin's Regiment of Fencible Infantry (en)[2].
Formation et débuts en Irlande
Sa carrière débute en travaillant pour une banque[3], auprès du collectionneur et sculpteur amateur George Newenham[4]. Pour se former au dessin, il suit des cours à l'Academy of Plasters de la ville et s'adonne à l'activité de dessinateur portraitiste qui lui permet de gagner sa vie[3]. Il prend ainsi pour modèle les moulages des marbres du Vatican que le roi George IV expose alors à Cork[4].
Carrière
En 1858, Maclise entama l’une de ses œuvres les plus monumentales sur les murs du Palais de Westminster : la rencontre de Wellington et Blücher à la bataille de Waterloo. Il avait tout d’abord l’intention d’en faire une fresque, ce qui se révéla vite ingérable. L’artiste découragé envisageait d’abandonner, mais fut incité à aller étudier à Berlin les nouvelles méthodes de peinture. Cela lui permit d’achever l’œuvre et d’en réaliser une autre de même dimension sur La mort de Nelson.

L’application intense qu’exigèrent de lui ces grands travaux historiques, mêlée à d’autres circonstances, eut raison de la santé de l’artiste. Il finit par fuir les cercles d’amis où il se plaisait autrefois, et lorsqu’en 1865, le poste de président de l’Académie lui fut offert, il déclina l’offre. Il mourut d’une pneumonie aiguë le .
Ses œuvres se caractérisent par d’indéniables qualités intellectuelles et imaginatives, mais la plupart d’entre elles sont gâchées par une coloration rude et terne, par la dureté métallique des surfaces et des textures, et par l’exagération quelque peu théâtrale des poses des personnages. Sa célébrité est néanmoins assurée par ses deux réalisations à Westminster.
Il a été élu membre de la Royal Academy (RA) le [5].