Daniella Weiss
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| Naissance | |
|---|---|
| Surnom |
« marraine des mouvements de colons israéliens » |
| Nationalité |
Israélienne |
| Formation |
Littérature anglaise et philosophie |
| Activité | |
| Conjoint |
Amnon Weiss |
| Enfants |
2 |
| Organisation |
Nachala |
|---|---|
| Idéologie |
Daniella Weiss (en hébreu : דניאלה וייס), née le à Bnei Brak, est une militante extrémiste et sioniste d'extrême droite[1] et ancienne femme politique israélienne, religieuse nationaliste. Elle est cofondatrice du mouvement Nachala, organisation engagée dans la colonisation israélienne en Cisjordanie, et ancienne maire de la colonie de Kedumim (en) (1996–2007)[2].
Elle est sanctionnée par le Canada (2024) et le Royaume-Uni (2025) pour son rôle dans la violence des colons envers les civils palestiniens[3].
Jeunesse et formation
Fille d’immigrants juifs (père américain, mère d’origine polonaise élevée en Palestine), elle grandit à Ramat Gan. Ses parents étaient membres du Lehi, groupe terroriste sioniste. Elle suit une formation religieuse et effectue son service militaire dans le cadre du programme Atuda. Elle étudie ensuite la littérature anglaise et la philosophie à l’université Bar-Ilan[4].
Engagement politique et carrières publiques
Dès les années 1970, Weiss s’implique dans le mouvement de colonisation Goush Emounim et devient secrétaire générale. Elle participe à l’implantation de nombreuses colonies en Cisjordanie. En 1987, à la suite d’un attentat meurtrier, elle organise une expédition punitive dans la ville de Qalqilya, ce qui lui vaut une amende et une peine avec sursis[5].
Elle est élue maire de la colonie de Kedumim (en) en 1996 et réélue en 2001. En 2010, elle fonde le mouvement Nachala, visant à implanter de nouveaux avant-postes israéliens considérés comme illégaux selon le droit israélien et international[6].
En , au cours de la guerre à Gaza, elle entre illégalement dans le territoire pour envisager de futurs sites de colonisation[7],[1].
Prises de position
Weiss rejette les actions violentes du mouvement « price tag » mais soutient la création systématique de nouveaux avant-postes (amorces de futures colonies). Elle rejette l’idée d’un État palestinien et prône un contrôle juif exclusif sur Gaza et la Cisjordanie[8].
Sanctions internationales
- Canada () : pour soutien à la violence des colons
- Royaume-Uni () : pour promotion de la violence en Cisjordanie
Prix et controverses
En , elle est proposée au Prix Nobel de la paix par deux universitaires israéliens, provoquant de vives réactions sur les réseaux sociaux[9].