Dans l'empire des ténèbres
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| Dans l'empire des ténèbres : un écrivain dans les geôles chinoises | ||||||||
| Auteur | Liao Yiwu | |||||||
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| Pays | ||||||||
| Préface | Marie Holzman | |||||||
| Directeur de publication | Marie Holzman, Jean-François Bouthors | |||||||
| Genre | autobiographie | |||||||
| Version originale | ||||||||
| Langue | mandarin | |||||||
| Titre | 我的證詞 Mon Témoignage (en mandarin) | |||||||
| Éditeur | Chen Yun Publishing Company | |||||||
| Lieu de parution | Taipei | |||||||
| Date de parution | 2011 | |||||||
| Version française | ||||||||
| Traducteur | Marie Holzman, Marc Raimbourg, Gao Yun | |||||||
| Éditeur | François Bourin. | |||||||
| Collection | Les Moutons noirs | |||||||
| Date de parution | 2013 | |||||||
| Nombre de pages | 672 | |||||||
| ISBN | 2849413623 | |||||||
| Chronologie | ||||||||
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Dans l'empire des ténèbres : un écrivain dans les geôles chinoises est une œuvre du dissident chinois Liao Yiwu relatant quatre ans d'emprisonnement, de 1990 à 1994 dans le laogai. L'ouvrage comparé à celui de Soljenitsyne aurait pu ne pas être publié, en raison de l'acharnement de la censure chinoise[1].
En 1990 à propos des évènements de la place Tian'anmen de , Liao Yiwu écrit un long poème Massacre qui lui vaut d'être condamné à quatre ans de prison[2], pour « incitation et propagande contre-révolutionnaire »[3].
Dans son ouvrage, Liao Yiwu évoque les « sans-grade d'un terrible système pénitentiaire et l'envers du décor de la Chine nouvelle »[4] : les « interrogatoires musclés des autorités », la faim de tous les instants, la saleté des prisons, les tortures par le détail, mais aussi les humiliations, les mensonges, les viols[5],[6].
Lecture critique
Robert Badinter décrit Dans l'empire des ténèbres « comme l’un des grands livres de la littérature pénitentiaire, à côté de Soljenitsyne »[7]. Pierre Haski y note une « écriture rabelaisienne », un « humour ravageur » et « beaucoup d’autodérision », mais c'est aussi d'« une violence, physique et morale, insupportable »[7] Grégoire Leménager, critique littéraire au Nouvel Observateur, qualifie le livre Dans l'Empire des ténèbres de « magistral » et indique que Liu Xiaobo, un autre dissident chinois, le juge comme un « chef-d’œuvre »[8]. Le philosophe Michaël de Saint-Cheron évoque un « authentique chef-d’œuvre sur ses années d’incarcération »[9].