Dans la brume (film, 2018)
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Olga Kurylenko
| Réalisation | Daniel Roby |
|---|---|
| Scénario |
Jimmy Bemon Mathieu Delozier Guillaume Lemans |
| Acteurs principaux |
Romain Duris Olga Kurylenko |
| Sociétés de production |
Splendido Quad Cinéma Section 9 Esprits Frappeurs Christal Films Productions TF1 Droits Audiovisuels TF1 Films Production |
| Pays de production |
|
| Genre | science-fiction |
| Durée | 89 minutes |
| Sortie | 2018 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Dans la brume est un film de science-fiction franco-québécois réalisé par Daniel Roby, sorti en .
Le film débute par la présentation d'un couple qui vit paisiblement à Paris, avec sa fille atteinte du syndrome de Stimberger. Un jour, une brume venant du sous-sol anéantit les passants. Ce phénomène inonde toute la capitale, la plupart des survivants se réfugiant aux derniers étages des bâtiments et sur les toits. Au jour le jour, les derniers habitants tentent de survivre malgré le manque de nourriture, d'électricité et d'informations. Le couple fait tout ce qui est en son pouvoir pour sauver sa fille qui est restée dans la brume.
Sarah, une jeune parisienne atteinte d'une maladie auto-immune rare, vit dans une bulle stérile qui la protège. Ses parents, Mathieu et Anna, sont scientifiques et ont dévoué leurs vies à trouver un remède. Alors que Mathieu revient du Canada avec la promesse d'une découverte capitale, un tremblement de terre secoue la capitale. Une brume toxique, sortant des bouches du métro, envahit la ville, tuant tout son sur son passage. La sachant protégée dans sa bulle, Mathieu et Anna laissent Sarah et se réfugient au dernier étage chez leurs voisins âgés, Lucien et Colette, alors que la brume remplit l'immeuble.
Le courant coupé, Mathieu doit chercher des batteries et masques pour maintenir sa fille en vie. En utilisant le respirateur d'un voisin décédé, il s'aventure dehors et tombe sur des militaires équipés de masques et de bouteilles qui escortent les survivants vers la butte Montmartre, qui est protégée de la brume, mais Mathieu refuse d'évacuer sans sa femme et sa fille. De retour dans l'appartement, il réalise que la brume continue de monter. Un message répété en boucle sur toutes les stations demande à la population de ne pas quitter leur domicile.
La situation devenant catastrophique, Mathieu observe la butte Montmartre en flamme alors que les survivants cèdent à la panique. Mathieu et Anna décident de transférer Sarah dans le Morvan chez son amie Charlotte, qui a la même maladie qu'elle, et d'aller trouver une combinaison Hazmat pour le voyage. Le couple est séparé, et Mathieu tombe dans la Seine en échappant à des chiens non-affectés par la brume, mais parvient à se retrouver dans un laboratoire où ils récupèrent une combinaison. Une explosion détruit le respirateur de Mathieu, forçant le couple à se réfugier sur le toit du laboratoire en partageant un seul masque à gaz. Anna rentre seule à l'appartement avec la combinaison alors que Mathieu passe de toit en toit. En cherchant des provisions, il tombe sur un policier agressif et est forcé de le tuer, récupérant au passage son équipement.
Anna arrive à l'appartement, son oxygène presque vide, mais se rend compte que la combinaison a été trop endommagée lors de l'explosion. Lorsque la batterie de la capsule de Sarah s'épuise, Anna tente de la remplacer en apnée, mais s'écroule dans les escaliers. Alors que le gaz continue de monter, Lucien et Colette attendent tranquillement la mort ensemble. Mathieu parvient à revenir à l'appartement, et trouve le corps sans vie d'Anna.
Désespéré, Mathieu part retrouver une autre combinaison dans la rue, utilisant un scooter pour rentrer plus rapidement. Il a un accident en évitant de justesse un enfant qui, à l'instar du chien, n'a pas l'air de souffrir de la présence de la brume. Lorsqu'il reprend connaissance, il voit Sarah aux côtés de l'enfant, un de ses amis, et comprend qu'ils sont immunisés contre la brume grâce à la leur maladie. Il s'évanouit de nouveau et se réveille dans la bulle de Sarah, sa fille s'occupant désormais de lui.



Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques IMDb, présente dans la section « Liens externes ».
- Titre original : Dans la brume
- Titre anglais international : Just a Breath Away
- Réalisation : Daniel Roby
- Scénario : Jimmy Bemon, Mathieu Delozier et Guillaume Lemans
- Musique : Michel Corriveau
- Direction artistique : Arnaud Roth
- Décors : Renald Cotte-Verdy
- Costumes : Nathalie Benros
- Photographie : Pierre-Yves Bastard
- Montage : Stan Collet et Yvann Thibaudeau
- Supervision des effets visuels : Bruno Maillard
- Production : Guillaume Colboc , Nicolas Duval Adassovsky, Guillaume Lemans et Delphine Clot
- Sociétés de production : Quad Cinéma, Section 9 (Guillaume Colboc) et Esprit Frappeurs (Delphine Clot et Guillaume Lemans) ; TF1 Films Production (coproduction) ; Christal Films
- Sociétés d'effets spéciaux numériques : Fix studio (Paris) ; Oblique fx (Montréal)
- Sociétés de distribution : TF1 Studio / Mars Films ; Distri7 (Belgique), Les Films Séville (Québec), Pathé Films AG (Suisse romande)
- Budget : 11,2 millions d'euros
- Pays d’origine :
France /
Canada - Langue originale : français
- Format : couleur
- Genre : science-fiction
- Durée : 89 minutes
- Dates de sortie :
- France, Suisse romande :
- Belgique :
- Québec :
Distribution
- Romain Duris : Mathieu
- Olga Kurylenko : Anna
- Fantine Harduin : Sarah
- Michel Robin : Lucien
- Anna Gaylor : Colette
- Réphaël Ghrenassia : Noé
- Erja Malatier : Charlotte
- Alexis Manenti : le policier ivre
- Maurice Antoni : M. Belkacem
- Robin Barde : le jeune soldat
Production
Développement et genèse
Le projet est initié en par le producteur Guillaume Colboc (Section9) qui fait appel au réalisateur Dominique Rocher pour réaliser un court métrage intitulé 380hz (la fréquence émise par le système d'alerte national français)[1]. Rapidement rejoint par Guillaume Lemans (Esprits Frappeurs), ils décident ensemble de developper un projet de film catastrophe grand public. Dominique Rocher se retire du projet pour se lancer sur un autre film, La nuit a dévoré le monde. Entouré de Mathieu Delozier et Jimmy Bemon, Guillaume Lemans écrit Dans la brume.
En , ils s'associent à Nicolas Duval (Quad Cinema) et, ensemble, proposent le scénario au réalisateur québécois Daniel Roby qu'ils pensent être « choisi parce qu’ils cherchaient une touche nord-américaine pour ce genre de film », ce qui leur permet d’associer la société québécoise Christal Films [2].
Attribution des rôles
Fin , le réalisateur Daniel Roby choisit l’acteur Romain Duris pour son film, avec qui il « se sent privilégié de pouvoir travailler », avoue-t-il dans le journal québécois La Presse[3].
Le Journal de Montréal, en , révèle la présence d’Olga Kurylenko dans ses lignes, engagée pour interpréter le rôle principal du film[2].
Alors en pleine révélation de la sélection officielle du festival du film de Cannes, dont le film Happy End de Michael Haneke dans laquelle elle joue, la RTBF fait savoir qu’en , la jeune actrice Fantine Harduin a rejoint les deux acteurs principaux[4].
Il s'agit du dernier rôle de Michel Robin décédé en 2020
Tournage
Avec un budget comptant entre 8[2] et 9,5 millions d’euros grâce au soutien du Centre national du cinéma (CNC) et aux 30 % de crédit d’impôt[5], Daniel Roby et l’équipe du tournage débutent leurs prises de vues dans un studio de Saint-Ouen-l'Aumône où ils « recréent les rues de Paris envahies par une fumée toxique »[2] et dans les réels arrondissements parisiens, entre le 13 février et le [6]. Les intérieurs sont tournés dans les studios de Bry-sur-Marne « pour pouvoir les enfumer »[5].
En février, ils tournent dans la rue Danielle-Casanova dans les 1er et 2e arrondissements de Paris[7].
Le réalisateur effectue ensuite une partie de la postproduction à Montréal, particulièrement le montage et les effets visuels[2]. Aurélia Abate, une des spécialistes de Fix Studio, précise qu'après avoir réalisé plusieurs essais de fumée, le film est tourné « avec de la vraie brume, mais dès que nous sommes en hauteur, nous faisons de la brume en 3D »[5].