Daphné Bavelier

From Wikipedia, the free encyclopedia

Daphné Bavelier née en 1966[1] à Paris[2] est une biologiste française en neurosciences cognitives, directrice de département à l'université de Genève, spécialiste de l’impact des nouvelles technologies sur le cerveau humain, notamment celui des jeux vidéos.

Après une formation en biologie à l’École normale supérieure de jeunes filles (promotion 1985)[3], elle obtient son doctorat en Brain and Cognitive Sciences au Massachusetts Institute of Technology à Boston et se forme à la plasticité dans le cerveau humain au Salk Institute, San Diego, sous la direction d'Helen Neville. Elle travaille d'abord dans le département de neurologie à l’Université de Georgetown, puis, en 1999, au département des sciences cognitives et du cerveau à l’université de Rochester.

Elle est cofondatrice d'Akili Interactive, une société américaine qui développe des jeux vidéo thérapeutiques[4] et participe à des comités d'experts du World Economic Forum, comme le projet New Vision for Education : Unlocking the potential of technology.

Recherches

Pionnière dans le domaine des recherches sur l'influence des jeux vidéos sur les capacités cognitives, elle étudie particulièrement les jeux de tir. « Ils sont extrêmement complexes et variables, explique-t-elle. Les joueurs doivent garder de nombreux objets à l’œil simultanément et sont constamment bombardés de nouvelles informations. »[5].

Ses recherches ont montré que les jeux d’action développent les capacités cognitives du cerveau[6].

Des non-joueurs exposés aux jeux vidéo d'action améliorent leur sensibilité au contraste et leur capacité à détecter les nuances de gris[7]. Ils sont également en mesure de détecter plus rapidement les nouvelles informations qui leur parviennent et de devenir de meilleurs multitâches. Ils pourraient également améliorer l'acuité visuelle de l'œil amblyope[8].

En , elle donne une conférence TED : « Your brain on video games »[9] (Votre cerveau sous jeux vidéo), visionnée plus de 7 millions de fois.

Distinctions

  • En 2019, elle reçoit le prix Klaus J. Jacobs de la Recherche doté d'un million de francs suisses[10] pour ses travaux sur la promotion de la plasticité cérébrale et l'apprentissage par le jeu[11].
  • En 2018, elle est nommée membre de l'American Psychological Society en reconnaissance de ses "contributions exceptionnelles et soutenues à la science de la psychologie"[1].
  • En 2008, elle est finaliste dans la catégorie "faculté" pour le prix Blavatnik des jeunes scientifiques[1].
  • En 2000, elle reçoit le prix John Merck Scholar Award[1],[2]

Publications

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI