L'ouvrage s'intéressant à l'oeuvre de Dario Argento est publié par Jean-Baptiste Thoret, critique et enseignant. Il analyse les différentes thématiques et les signes pregnants. De multiples influences sont pointées, elles proviennent du cinéma comme avec des cinéastes comme Fritz Lang ou Frederico Fellini, ainsi que d'autres arts avec pour exemple le tableau Ophélie de Millais et le théâtre du Grand-Guignol[1].
La question du réel est centrale chez le cinéaste pour Thoret avec le motif de la plongée dans un monde de signes à déchiffer, comme celle du personnage d'Alice de Lewis Caroll[2].
Une partie de la thèse élaborée par l'auteur est de faire le lien entre le genre cinématographique du giallo très violent et le contexte de l'Italie d'après-guerre des années 1960-1970 qui est marquée par des attentats terroristes et des assassinats politiques de la mafia[3].
Dario Argento est un cinéaste souvent ignoré dans la cinéphilie italienne. Thoret a une volonté de le réhabiliter en le situant dans une modernité ayant contribué à redéfinir des sous-genres du fantastique, du gore et du porno soft. La figure du pli du Bergson où il y a toujours un lien dans l'image d'Argento entre celle-ci et son fantôme[4].