David Biderman
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David Biderman (en hébreu : דוד בידרמן, parfois transcrit Bidermanas; 1915 – juillet 1944) est un militant sioniste révisionniste lituanien, membre du Betar. Identifié avant-guerre sur des photographies du Betar à Kaunas (Kovno), il est cité dans des documents d’archives comme l’un des organisateurs de la clandestinité armée au ghetto de Kovno, où il est tué lors de sa liquidation en juillet 1944[1],[2].
Biographie
Jeunesse
David Biderman naît en 1915 à Marijampolė, dans une famille juive de Lituanie[3].
Il rejoint très jeune le Betar, mouvement de jeunesse du sionisme révisionniste.
Il étudie avec ses frères Israël et Naftali au lycée hébraïque de Marijampolė.
Engagement au Betar (Kaunas)
Des photographies d’archives de l’Institut Jabotinsky le montrent en 1936 parmi les « Betar Kovno members near Netzivut Betar Lithuania office », la légende identifiant notamment D. Biderman aux côtés d’E. Rick, S. Rudnick, Dina Dilion, Z. Kleinman et Y. Dilion[4].
Une autre notice des mêmes archives mentionne sa présence parmi les « Members of Yordenia Corporation in Kovno » (corporation étudiante sioniste révisionniste active à Kaunas), où il figure nommément[5].
Des listes internes du Betar en Lituanie des années 1930 citent son nom à Kaunas[6].
David Biderman a également contribué comme rédacteur au quotidien révisionniste Notre Moment, publié à Kaunas dans les années 1930[7].
Ghetto de Kovno et résistance
Après l’invasion allemande de 1941, les Juifs de Kaunas sont enfermés dans le Ghetto de Kaunas. Des documents d’archives (en hébreu) attribuent à David Biderman un rôle d’initiateur :
- « son appel énergique à organiser une clandestinité armée dans le ghetto de Kovno »[1] ;
- la même source décrit la venue d’une émissaire, repartie dès le lendemain « pour des raisons de sécurité », son rapport étant transmis aux membres de la clandestinité[1].
Dans un autre témoignage, le résistant Mordekhaï Kranovsky note explicitement : « chez Biderman, j’ai vu des armes » (formulation originale : אצל בידרמן ראיתי נשק)[2].
Ces éléments situent Biderman au cœur du réseau de préparation, de liaison et d’armement de la résistance juive du ghetto, aux côtés d’autres groupes (sionistes de diverses tendances et communistes) qui formeront en 1943 une organisation de combat unifiée.
Mort
Le ghetto est liquidé par les nazis en juillet 1944. Plusieurs milliers de personnes sont déportées ou périssent dans l’incendie et la destruction systématique des abris clandestins (malinas).
Selon la fiche de témoignage conservée à Yad Vashem, David Biderman, son épouse et leur fille ont été brûlés vifs par les forces allemandes dans l’une de ces cachettes souterraines lors de la liquidation finale du ghetto de Kovno[3].
Mémoire et sources
- Photographies d’avant-guerre (1936) du Betar à Kaunas où il est identifié comme D. Biderman[4].
- Notice Yordenia (Kaunas) mentionnant David Biderman[5].
- Dossier en hébreu du Jabotinsky Institute lui consacrant une rubrique nominative (titre : David Biderman) et retraçant son rôle d’initiateur de la clandestinité armée[1].
- Témoignage en hébreu de M. Kranovsky reliant Biderman au stockage d’armes[2].
- Fiche de la base des victimes de la Shoah de Yad Vashem (données d’état civil et de localisation : Marijampolė, Kaunas/ghetto)[3].