David Blondel
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par Claude Duflos
| Pasteur de l'Église réformée de France |
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| Naissance | |
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| Pseudonymes |
Amand Flavien, Amandus Flavianus |
| Nationalité | |
| Activité |
Historien, théologien |
| A travaillé pour |
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Genealogiae Francicae plenior assertio |
David Blondel, né à Châlons-en-Champagne le et mort à Amsterdam le , est un ministre, historien et historiographe à la cour du roi de France.
David Blondel est né à Châlons et a étudié les belles lettres, puis les langues savantes et la théologie. Il s'est ensuite intéressé à l'histoire ecclésiastique et en particulier à celle du Bas empire. Il a été reçu pasteur au cours du synode de l'Île-de-France, en 1614. Il a exercé son ministère à Houdan à partir de 1619. Il a publié cette année-là un petit livre, Modeste Déclaration de la sincérité & vérité des Églises Réformées de France, pour répondre à deux écrits catholiques, dont celle de Richelieu, alors évêque de Luçon.
Il a écrit sur l'histoire de la papesse Jeanne, démêlant le vrai du faux, sur la généalogie des rois de France avec Assertio genealogiæ Francicæ pour répondre aux écrits de Jean-Jacques Chifflet, un Traité des Sibylles, un traité intitulé De Formula regnate Christo, un autre portant le titre Pseudo-Isidorus & Turrianus vapulantes contre les épîtres décrétales. Un autre traité a pour titre Esclaircissement sur l'Eucharistie et un autre traité De la Primauté dans l'Église.
Il avait entrepris de réfuter les affirmations publiées dans les Annales ecclésiastiques du cardinal Baronius mais n'a pas eu le temps d'achever ce travail qui est resté à l'état de notes. Ces notes ont été utilisées par un pasteur béarnais réfugié à Amsterdam pour écrire Antibaronius Magenelis, seu Animardversiones in Annales cardinalis Baronii publié en 1675[1].
Il a participé aux synodes de l'Église Réformée en Île-de-France et y a été vingt fois secrétaire. Il a été quatre fois député aux synodes nationaux où il a été chargé de dresser les actes. En 1626, le synode national de Castres l'a envoyé comme député au roi pour le remercier au nom de la Compagnie.
En 1650, les administrateurs du Athenæum d'Amsterdam lui ont proposé d'y venir comme professeur d'histoire pour remplacer Gérard Vossius, il a accepté. Son temps passé à faire les études nécessaires pour établir son cours d'histoire et l'air humide d'Amsterdam lui ont donné une malade des yeux ce qui l'a rendu presque aveugle, puis qui s'est développée en fluxion de poitrine dont il est mort.
