David Boilat
prêtre catholique français et sénégalais
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L'abbé David Boilat ( - ) est l'un des premiers prêtres catholiques du Sénégal et l'un des premiers écrivains sénégalais à avoir décrit l'histoire et la société de son temps.
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Prix Volney () |
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Biographie
Né le à Saint-Louis (Sénégal) d'un père français et d'une mère Sénégalaise signare, il est envoyé en formation en France pour se préparer à devenir enseignant au Sénégal. Premier prêtre métis, avec Jean-Pierre Moussa et Arsène Fridoil, il est ordonné en 1840.
Le gouverneur Louis-Édouard Bouët-Willaumetz lui demande de prendre la direction de l'enseignement en 1843. Il va créer un établissement secondaire mais face à des difficultés avec le personnel enseignant, il se retire en 1845, accusé d'immoralité par d'autres congrégations.

David Boilat est considéré comme l'un des premiers écrivains sénégalais qui a pu écrire sur les us et coutumes de son pays. Par sa double culture et sa connaissance du wolof et du sérère, il réalise une étude sur l'histoire du Sénégal à travers plusieurs livres. En 1843, il publie les Mœurs et coutumes des Maures du Sénégal, en langue des Maures du pays, sous la forme de trois carnets rédigés en arabe[1]. En 1846, il écrit Voyage à Joal (un récit de voyage illustré de ses aquarelles, et dont il reprend en partie le texte par la suite dans Esquisses sénégalaises)[2]. Esquisses Sénégalaises, qu'il publie en 1853 et dont il dessine lui-même les illustrations, demeure son livre le plus connu[3].
En 1853, il part en France où il poursuit sa carrière de curé. Il y continue son travail sur les langues et les cultures du Sénégal. En 1858, il publie une Grammaire de la langue woloffe à Paris (Imprimerie impériale)[4].
David Boilat meurt à Nantouillet, en France, le .