David Charles Henri Cunier naît à Renan, en Suisse, le . Sa mère s’appelle Catherine Clémence Bouthenot et son père, Pierre Nicolas Cunier, est pasteur de La Neuveville, commune dont il est par ailleurs bourgeois. Après des études de théologie à Berne, il devient en 1784 pasteur de la paroisse réformée de langue française de Bischwiller, dans le Bas-Rhin. Il y épouse le Julie Heusch, avec laquelle il a par la suite six enfants[1].
En 1797, il entre à l’administration centrale du département du Bas-Rhin, dont il devient président peu de temps après. Élu au Conseil des Cinq-Cents le , il y siège pendant deux ans sans vraiment s’y faire remarquer. À la fin de son mandat, il est nommé le sous-préfet de l’arrondissement de Barr, devenu peu de temps après arrondissement de Sélestat, poste qu’il occupe jusqu’à la fin des Cent-Jours, avec seulement une brève interruption lors de la Première Restauration. Au cours de cette période, il organise à deux reprises la défense de Sélestat contre les armées alliées, ce qui lui vaut la Légion d’honneur[1].
La chute du Premier Empire lui ayant fait perdre son poste, il devient pendant un temps inspecteur des domaines avant de s’installer comme notaire à Strasbourg le , puis à Bischwiller à partir du . En 1820, il est vénérable de la loge maçonniqueLa Vraie fraternité. Le il prend sa retraite, pendant laquelle il publie les ouvrages Niederbronn dans la Basse Alsace et Souvenirs d’un baigneur. Il meurt à Bouxwiller le [1].