Parallèlement, il devient en 1975 membre du Parti québécois, indépendantiste, ce qui est inusité de la part d'un Juif anglophone. Il est même candidat à une élection partielle dans D'Arcy-McGee en 1979, une circonscription perdue d'avance pour le PQ: il ne récolte que 3,5% des voix[3].
Retournant à l’administration hospitalière, il est directeur-général du Centre hospitalier de Verdun, puis de l'Hôpital Notre-Dame de Montréal, entre 1982 et 1997.
Après un bref retour dans les cercles politiques comme Délégué général du Québec à New York, il est recruté en 1998 comme directeur-général du nouvel Hôpital d'Ottawa, formé du regroupement de quatre hôpitaux[4]. Cette nomination soulève la colère d'un bon nombre d'anglophones, et plusieurs journaux et personnalités politiques réclament son éviction avant même qu'il entre en fonction[5]. Une assemblée publique du conseil d'administration de l'hôpital tourne presque à l'émeute le [5].
L'affaire fait tellement de bruit que le , l'Assemblée nationale du Québec adopte à l'unanimité une motion dénonçant les violentes manifestations entourant sa nomination:
«QUE l’Assemblée nationale du Québec dénonce vigoureusement l’intolérance manifestée à l’égard de David Levine à la suite de sa nomination comme directeur général du nouvel hôpital d’Ottawa et qu’elle réitère l’importance de respecter, dans notre société démocratique, le principe fondamental qu’est la liberté d’opinion[6].»
David Levine reste cependant en poste jusqu'en 2001[7]. Le , il est nommé ministre délégué à la Santé par le premier ministre québécois Bernard Landry[8], alors qu'il n'est pas député à l'Assemblée nationale du Québec. Dans ces circonstances, le ministre doit se faire élire député à la première occasion[9]. Le , David Levine est candidat du Parti québécois à une élection partielle dans la circonscription de Berthier, mais il n'est que lointain deuxième[10] et il doit démissionner de son poste au cabinet le lendemain.
Peu de temps après, il est nommé président de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal, poste qu'il conserve jusqu'à sa démission en 2012[11]. Il fonde par la suite DL Consultation, un groupe de consultation en gestion œuvrant principalement dans le domaine de la santé.
↑Sara Champagne, «David Levine quitte l'Agence de santé de Montréal», La Presse, (lire en ligne)
Voir aussi
Bibliographie
(en) Randal Marlin, The David Levine Affair: Separatist Betrayal or McCarthyism North?, Black Point (Nouvelle-Écosse), Fernwood Publishing, , 176p. (ISBN978-1-55266-003-4, présentation en ligne)