David Roberts (peintre)

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Décès
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Londres
Nationalité
David Roberts
David Roberts en 1842.
Naissance
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Londres
Sépulture
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Mouvement

David Roberts, né le à Stockbridge dans la banlieue d'Édimbourg et mort le à Londres, est un peintre écossais connu pour ses aquarelles représentant la vie au Moyen-Orient avec les scènes de village et les monuments. L'ensemble de ses 248 lithographies sont regroupées en six volumes, dont les trois premiers décrivent l'Égypte et la Nubie.

Rencontre avec Turner, voyages en France et en Espagne

Il est né le à Stockbridge, dans la banlieue d’Édimbourg. Son père était cordonnier, et arrêtant ses études à quatorze ans, il entre comme apprenti dans une entreprise de peinture en bâtiment à Édimbourg. Il avait montré des dispositions pour le dessin et cette entreprise restaurait des habitations, un château et un monastère. La mode des faux lambris, et des faux marbres lui donnent l’occasion d’apprendre de nombreuses techniques. Une part de décoration entrait dans cet apprentissage. Le soir, deux fois par semaine, il va suivre des cours de dessin, à l’Académie des Beaux-Arts d'Édimbourg[1].

Lors d’une visite des coulisses du Theatre Royal d'Édimbourg, il aperçoit les décors d’une pièce qui représente Bagdad et ses minarets. Il est fasciné et décide de devenir décorateur de théâtre. En 1816, il a vingt ans et il est engagé par une troupe théâtrale itinérante. Il fait ses premiers décors. Deux ans plus tard, il obtient des commandes de décors pour le Théâtre national d’Édimbourg.

En 1822, il rejoint Londres et travaille avec son ami Clarkson Frederick Stanfield au théâtre de Drury Lane. Il expose ses oeuvres et est reçu deux ans plus tard à la Royal Academy [2] .

Il fait la connaissance de William Turner qui lui conseille de voyager : « c’est à l’étranger qu’on apprend la peinture ». Son travail commence à être connu et apprécié. La peinture l’attire et il commence ses voyages.

En 1824, il rencontre Charles Dickens qui le prend en sympathie et l’introduit dans le monde. À l'automne 1824, il voyage en France où il visite Dieppe, Rouen et Le Havre. Vers 1827, il peint l'Intérieur de la cathédrale d'Amiens.

En 1832-1833 c'est un des premiers anglais à visiter l’Espagne mauresque et Tanger qui l’émerveillent. À son retour, il fait exécuter par Louis Haghe des lithographies d’après ses croquis et aquarelles qui auront beaucoup de succès en Angleterre. Les 1 200 exemplaires de Picturesque sketches in Spain sont vendus en deux mois[3]. En 1833, une commande lui est passée par Granville Leveson Gower, 1er duc de Sutherland pour une huile de la Vue de la Ronda[2].

Il prépare alors son grand voyage en Terre sainte et en Égypte.

Voyage en Égypte

Temple d'Amon à Karnak, dans une lithographie de 1838 par David Roberts et Louis Hahge

Il quitte Londres en , traverse la France, embarque à Marseille et parvient à Alexandrie, après une escale à Malte le . Il se rend immédiatement au Caire et il loue un bateau avec douze hommes d’équipage pour remonter le Nil. Il parvient à l’extrême Sud de son voyage, à Abou Simbel, en Nubie le . À l’aller comme au retour, il fait une grande quantité de dessins et d’aquarelles des grands sites égyptiens. La grande surprise vient de la taille gigantesque des monuments. Il ne manque pas de dessiner des personnages devant pour montrer l'échelle. Il note dans son journal « Nous sommes un peuple de nains visitant une nation de géants ».

Certains temples sont encore ensablés quand il les dessine. L’ensablement était une méthode de construction. N’ayant pas de moyens de levage, on construisait des rampes de sable, pour monter les pierres sur des rondins, jusqu’à les poser sur les pierres précédentes. À la fin de la construction, on désensablait le temple et il apparaissait alors dans sa taille impressionnante. Le temple d’Edfou est un exemple de cet ensablement. Les vents de sable, depuis l’Antiquité ont aussi une part de responsabilité dans cet ensablement, l’extérieur du temple d’Abou Simbel en est un autre exemple.

Nazareth en 1842

Il revient au Caire le avec plus de cent dessins et aquarelles, et séjourne là jusqu’à son départ en Terre Sainte. Introduit dans le milieu arabe, il fait de nombreux croquis et aquarelles au Caire, y compris dans les mosquées.

Il écrit : « je suis le premier artiste, du moins anglais, à être venu ici. Les travaux des Français ne donnent pas l’impression de ces vestiges admirables comme je le sais maintenant »[4].

Avec deux compagnons anglais, il part pour la Terre Sainte le . Ils sont accompagnés de cinq serviteurs armés. Ils portent tous un costume local et sont portés par des chameaux. Ils vont jusqu’à Baalbek, mais il tombe malade et décide le de repartir pour Beyrouth, puis de gagner Alexandrie et revenir en Angleterre[5].

Il arrive à Londres, après deux escales, à Malte et Gibraltar, le . Il montre ses œuvres originales, en obtient un grand succès et il est élu membre de la Royal Academy (RA) le [6].

Œuvre

Notes et références

Annexes

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