L’avocat Kaliakine fait la morale à Gradoussov, le maître de chapelle. Pourquoi a-t-il offensé son client Déréviachkine ? Pourquoi l’avoir traité d’âne en public ? Gradoussov rétorque qu’il ne pouvait plus supporter les interventions incessantes de Déréviachkine pendant les répétitions de chants. Il interrompait les ténors pour parler de Bismarck ou de la guerre russo-turque de 1877-1878.
Pourtant, au début, Gradoussov a essayé de lui faire comprendre, mais depuis que Déréviachkine est devenu secrétaire de la police, il se sent pousser des ailes.
L’avocat Kaliakine demande à Gradoussov de venir s’excuser publiquement, et Déréviachkine retirera sa plainte. Le coupable acquiesce, et les deux hommes se rendent dans la foulée à la taverne.
Déréviachkine est assis au milieu d’un groupe compact. Au premier coup d’œil, on comprend qu’il est un ivrogne et « qu'il était bête mais pas au point de ne pas se considérer comme un homme très intelligent. » Gradoussov s’excuse, mais c’est plus fort que lui, il ne peut pas s’empêcher d’en rajouter, de provoquer à nouveau Déréviachkine et d’insulter les autorités présentes.
Deux semaines plus tard, il est condamné à deux mois de prisons fermes. À l’énoncé, il provoque le juge, idem en appel où il accuse le juge de corruption. Il sera poursuivi pour outrage au tribunal.