De l'art de dire des conneries
œuvre écrite
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De l'art de dire des conneries (titre en anglais : On bullshit)[1] est un essai commis par le philosophe américain Harry Frankfurt. Publié en 1986 sous forme d'article dans la revue littéraire et intellectuelle Raritan, l'essai fut republié en tant que livre en 2005 sous le titre On Bullshit[2], obtenant un grand succès dans la catégorie non-fiction (« littérature documentaire ») aux États-Unis et figurant pendant 27 semaines au palmarès des meilleures ventes (Best Seller List) du New York Times[3]. Sa traduction française fut effectuée par l'écrivain et traducteur Didier Sénécal en 2006.
Dans cet essai, Harry Frankfurt définit une théorie de la connerie, ou du baratin, selon les deux équivalents français de l'anglais bullshit choisis par Didier Sénécal. Il définit le concept et en analyse ses applications. En particulier, il établit une distinction entre dire des conneries et dire des mensonges (lies. Alors qu'un menteur (liar) fera délibérément des déclarations fausses, le diseur de conneries (bullshitter) sera simplement indifférent à la vérité. Dans le même ordre d'idées, un menteur a besoin de connaître la vérité pour mieux la cacher à l'interlocuteur, alors que le diseur de conneries, ne s'intéressant qu'à ses propres objectifs, n'en a pas nécessairement besoin. Ainsi, comme l'écrit Harry Frankfurt, « Les conneries sont un ennemi plus grand de la vérité que ne le sont les mensonges. » (en anglais : Bullshit is a greater enemy of the truth than lies are.).
L'auteur a utilisé l'essai On Bullshit comme base pour son livre suivant publié en 2006, On Truth (en) (De la vérité). Ce dernier livre a pour thème le désintérêt de la société pour la vérité.
