Harry Frankfurt
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David Bernard Stern |
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Université Johns-Hopkins (Ph.D.) (jusqu'en ) |
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Harry Gordon Frankfurt (né le à Langhorne et mort le à Santa Monica[1]) est un philosophe américain.
Harry Frankfurt est professeur émérite de philosophie à l'université de Princeton. Il a enseigné auparavant à l'université Yale et à l'université Rockefeller. Il a obtenu son doctorat en 1954 de l'université Johns-Hopkins.
Idées principales
Ses travaux portent principalement sur la philosophie morale, la philosophie de l'esprit et la philosophie de l'action, ainsi que sur le rationalisme du XVIIe siècle. Il est connu pour son interprétation du réalisme de Descartes, sa théorie de la liberté de la volonté basée sur le concept de « volition d'ordre supérieur », sa théorie des devoirs liés à l'amour et au souci, et pour avoir développé ce qu'on appelle les « contre-exemples à la Frankfurt », qui sont des situations dans lesquelles une personne n'aurait pas pu agir autrement qu'elle n'a agi, mais où nous sommes pourtant enclins à juger qu'elle est responsable de son action.
De l'art de dire des conneries
Cet essai philosophique sur la notion de « bullshit » (« foutaises ») a été re-publié sous forme d'ouvrage en 2005 et fut un succès inattendu aux États-Unis (l'ouvrage a été traduit en français sous le titre De l'art de dire des conneries, 2006). En 2006 il a publié un ouvrage complémentaire, On Truth, une réflexion sur le désintérêt de nos sociétés pour la vérité.
Cet essai cherche à montrer qu'il existe une différence entre le mensonge et le « bullshit », le premier étant proféré dans l'intention de tromper l'interlocuteur et donc en pleine conscience de la vérité et de la nature trompeuse du contenu du mensonge proféré, et le second étant totalement indifférent à cette partition entre vérité et fausseté, son seul but étant de produire une certaine impression sur l'interlocuteur. Cette indifférence caractéristique du « bullshit » constitue selon Frankfurt le principal danger du « bullshit » car il tend à faire disparaitre toute norme de vérité ou du moins à nous y rendre de plus en plus indifférent. Ce danger serait particulièrement actuel car selon lui le fonctionnement des démocraties modernes qui nous invite à nous prononcer de manière très récurrentes sur des sujets que l'on ne maitrise pas, nous incite à recourir de manière presque systémique au « bullshit ».