Deathconsciousness
album de Have a Nice Life
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Deathconsciousness est le premier album studio du duo rock américain Have a Nice Life. Publié le 24 janvier 2008 par le label Enemies List Home Recordings, l’album est généralement rattaché aux courants shoegaze et post-punk, tout en se distinguant par une production lo-fi. Les ambiances sonores denses et les paroles explorant des thèmes tels que la mort, la dépression et le désespoir existentiel, font de ce disque une œuvre marquante de la scène rock indépendant des années 2000.
| Sortie | |
|---|---|
| Enregistré | 2002-2007 |
| Durée | 85:04 |
| Langue | Anglais |
| Genre | |
| Label |
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Enregistré de manière autonome sur une période de cinq ans avec un budget estimé à moins de 1 000 dollars, Deathconsciousness paraît sous forme d’un double album. Il est accompagné d'un livret de 70 pages développant une histoire religieuse fictive. La pochette originale reprend une version assombrie et recadrée du tableau de La Mort de Marat (1793) de Jacques-Louis David.
Initialement ignoré par la critique musicale, Deathconsciousness a progressivement acquis une importante communauté dans les années qui ont suivi sa sortie, notamment grâce à des forums et sites en ligne tels que /mu/ sur 4chan, Sputnikmusic et Rate Your Music. Les éloges rétrospectifs ont souligné l’intensité émotionnelle de l’album, sa cohérence atmosphérique et son approche DIY (« fait maison »), les critiques le décrivant comme l’un des disques les plus bouleversants de son époque.
Contexte
Dan Barret et Tim Macuga se rencontrent lors de concerts où leurs anciens groupes jouent ensemble. Ils se découvrent rapidement des affinités musicales[5]. Pendant que Barret étudie à l'étranger, ils commencent à travailler ensemble à distance par e-mail et développent alors une collaboration basée sur leurs goûts communs et leur intérêt pour certaines thématiques artistiques. À son retour aux États-Unis, ils fondent le groupe Have a Nice Life[5] à Middletown, dans le Connecticut.
Leurs premiers concerts ont lieu dans des cafés et des sous-sols. Dès le début, ils cherchent à créer une atmosphère volontairement dérangeante pour le public[5]. Le groupe se fait connaître pour ses chansons acoustiques sombres, souvent centrées sur la mort et le déclin. Le magazine Kerrang! décrira plus tard leur style comme "morbide et acoustique"[6], même si le duo avait pour volonté de conserver un ton plus absurde[5] pour ses premières compositions.