Demolition (film)

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Titre québécois Démolition
Réalisation Jean-Marc Vallée
Scénario Bryan Sipe
Demolition
Titre québécois Démolition
Réalisation Jean-Marc Vallée
Scénario Bryan Sipe
Acteurs principaux Jake Gyllenhaal
Naomi Watts
Chris Cooper
Sociétés de production Fox Searchlight Pictures
Black Label Media
SKE Films
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Durée 100 minutes
Sortie 2015

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Demolition ou Démolition (au Québec) est un drame américain co-produit et réalisé par Jean-Marc Vallée, sorti en 2015[1].

Davis Mitchell (Jake Gyllenhaal), un banquier d’affaires new-yorkais à la vie parfaitement rangée, voit son monde basculer lorsque sa femme décède brutalement dans un accident de voiture. Contre toute attente, il ne ressent aucune tristesse et sombre dans une apathie déconcertante jusqu’à ce qu’un incident avec un distributeur automatique le pousse à rédiger des lettres de réclamation de plus en plus intimes. Sa correspondance attire l'attention de Karen Moreno (Naomi Watts), une responsable du service clients avec qui il noue un lien singulier. Sous l'influence de cette rencontre et de Chris (Judah Lewis), le fils de Karen, Davis se lance dans une entreprise de démolition littérale de son environnement et de ses propres certitudes pour tenter, enfin, de se reconstruire[2].

Fiche technique

Distribution

Production

Genèse et développement

La genèse de Demolition prend racine dans le parcours artistique personnel et tourmenté du scénariste Bryan Sipe [4]. Après un début de carrière marqué par la difficulté de concrétiser ses projets, Sipe a traversé une période d'indifférence et d'apathie, sentiment qu'il a insufflé au personnage de Davis Mitchell [4]. Ce scénario, né d'un désir de tout plaquer, a figuré en 2007 sur la célèbre Blacklist [5], recensant les meilleurs scripts non encore produits [4]. Pour le réalisateur Jean-Marc Vallée, le choix de porter cette histoire à l'écran après les succès de Dallas Buyers Club et Wild relevait d'une démarche presque existentielle, affirmant que « choisir son film, c'est choisir sa vie » [6]. Ce douzième long métrage du cinéaste québécois se veut une exploration de la reconstruction de soi à travers la déconstruction littérale des conventions sociales et matérielles [7].

Sur le plan technique, la production de Demolition s'est distinguée par une approche héritée du cinéma direct et du documentaire [6]. En collaboration avec le directeur de la photographie Yves Bélanger, Vallée a privilégié l'usage de la caméra à l'épaule et de la lumière naturelle, évitant les projecteurs et les dispositifs encombrants pour favoriser une immersion totale [4]. Cette méthode permet une liberté de création à 360 degrés, obligeant les acteurs à réaliser eux-mêmes leurs scènes de démolition, car l'absence de angles morts rendait l'usage de doublures impossible [4],[6]. Pour plus de réalisme, le chef décorateur John Paino a construit des extensions de maison et des intérieurs avec de vrais matériaux destinés à être réellement détruits à la masse et au bulldozer [4],[6].

Le montage du film, assuré par Jay M. Glen, joue un rôle argumentatif crucial dans la perception du protagoniste : les trente premières minutes ont été montées comme un film d'action pour éviter que le public ne juge trop sévèrement l'apathie de Davis [6]. Vallée utilise également de brefs flashbacks pour donner accès aux pensées intimes de ses personnages [8]. Enfin, la musique, souvent intradiégétique, est un moteur de la narration ; elle représente le lien par lequel Davis renoue avec la vie [6],[8]. La bande-son éclectique, mêlant rock vintage et chansons françaises comme « La Bohème » de Charles Aznavour ou la voix de Lou Doillon, transforme cette ballade existentielle en une fable moderne où la démolition est le préalable nécessaire à toute transformation [7].

Attribution des rôles

Le choix des interprètes dans l'œuvre de Vallée repose sur une volonté de confronter des acteurs aux physiques célébrés par les canons de beauté à des rôles de vulnérabilité et de contradiction. Pour incarner Davis, un banquier d'affaires dont l'apparente perfection vole en éclats, le réalisateur a choisi Jake Gyllenhaal, dont le visage exprime une sensibilité et une mélancolie immédiates [4]. Ce dernier retrouve pour l'occasion Chris Cooper avec qui ils avaient joué dans Jarhead : La Fin de l'innocence (2005) et Ciel d'octobre (1999). Le rôle de Karen Moreno a été confié à Naomi Watts, qui l'interprète tout en discrétion, tandis que le jeune Judah Lewis a été choisi pour son aura rappelant Brian Jones des Rolling Stones, apportant une dimension "vintage" au personnage de Chris . Jean-Marc Vallée traite ses acteurs avec une grande tendresse, les dirigeant dans des quêtes identitaires où les personnages, bien qu'imparfaits, révèlent leur profonde humanité [7].

Tournage

Le tournage débute le à New York[9]. Certaines scènes sont tournées à l'aéroport international de New York-John F. Kennedy[10], puis sur Coney Island[11]. En octobre, le tournage se poursuit sur Greenwich Street[12].

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Notes et références

Liens externes

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