Denis-Benjamin Papineau

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Denis-Benjamin Papineau
Illustration.
Denis-Benjamin Papineau, vers 1830.
Fonctions
Premier ministre du Canada-Est

(1 an, 8 mois et 23 jours)
Avec William Draper
Henry Sherwood
Circonscription Ottawa
Prédécesseur Denis-Benjamin Viger
Successeur Louis-Hippolyte La Fontaine
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Montréal (Province de Québec)
Date de décès (à 64 ans)
Lieu de décès Papineauville (Canada-Uni)
Père Joseph Papineau
Fratrie Louis-Joseph Papineau

Rosalie Papineau-Dessaulles

Conjoint Angélique-Louise Cornud
Profession Seigneur
Marchand
Fonctionnaire
Juge de paix

Signature de Denis-Benjamin Papineau
Premiers ministres du Canada-Uni

Denis-Benjamin Papineau, né le à Montréal et mort le à Papineauville, est un agent seigneurial, libraire, seigneur, marchand, fonctionnaire, juge de paix et homme politique canadien-français. Issu d'une famille de politiciens, il est le fils de Joseph Papineau et le frère de Louis-Joseph Papineau. Il est également le cousin de Denis-Benjamin Viger et ministre sous son gouvernement. De à , il est vice-premier ministre du Canada-Uni.

Né le à Montréal, Denis-Benjamin Papineau est le fils de Joseph Papineau, arpenteur, notaire, seigneur et homme politique, et de Rosalie Cherrier. Son frère aîné est Louis-Joseph Papineau, qui sera chef du Parti patriote. Il étudie au Petit Séminaire de Québec de 1801 à 1807. De 1808 à 1845, il est agent seigneurial de la seigneurie de La Petite-Nation, appartenant d'abord à son père jusqu'en 1817, et ensuite à son frère Louis-Joseph[1]. Le , à Montréal, il épouse Angélique-Louise Cornud. Ensemble, ils auront neuf enfants[2]. De 1822 à 1829, il est aussi seigneur de l'arrière-fief Plaisance[1], dans la seigneurie de La Petite-Nation.

Papineau est également propriétaire, avec Hector Bossange, d'une librairie à Montréal entre 1818 et 1819. Vers 1825, il devient marchand et maître de poste à La Petite-Nation. Il est juge de paix pour le district de Montréal à de nombreuses reprises entre 1826 et 1837. Il est aussi commissaire de la voirie et des ponts en 1829 et 1830. Enfin, il pratique également l'élevage de chevaux et de moutons[1].

Comme d'autres membres de sa famille, il s'implique éventuellement en politique. Il est élu dans la circonscription d’Ottawa le , qu'il représentera jusqu'au . De à , il est membre du gouvernement dirigé par William Henry Draper et son cousin Denis-Benjamin Viger. Puis, il remplit les fonctions de premier ministre du Canada-Uni, avec Draper, à partir de , et ensuite avec Henry Sherwood, de à . Il occupe également les fonctions de conseiller exécutif et de commissaire des Terres de la couronne de à , ainsi que de commissaire des Travaux publics d’ à [2].

Des mesures adoptées pendant sa carrière soulèvent la controverse et nuisent à sa popularité. Par exemple, son premier geste de député est de voter pour le choix d’un président de la chambre unilingue anglophone, soit Allan Napier MacNab. Aussi, il justifie le geste du gouvernement qui, en 1845, approuve l'octroi d'une somme d'argent importante pour indemniser les citoyens du Haut-Canada ayant subi des pertes lors des rébellions de 1837 et 1838, sans qu'une mesure équivalente ne soit prévue pour le Bas-Canada[2]. Il démissionne finalement de ses postes de premier ministre et de commissaire des Terres le , ne se représente pas en 1848[3] et se retire dans son fief de Plaisance. Il décède à Papineauville le [1].

Généalogie

Fonds d’archives

Notes et références

Liens externes

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