Denis Collin

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Denis Collin
Denis Collin en 2018.
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Denis Collin, né à Joux-la-Ville, dans le département de l'Yonne en 1952, est un philosophe français.

Denis Collin étudie au lycée d'Avallon, puis au lycée Jacques-Amyot d'Auxerre. Surveillant en lycée agricole, agent puis contrôleur de la poste, technicien puis cadre à France-Telecom, où il s'occupe de formation en informatique, il rejoint l'éducation nationale en 1994 après l'agrégation de philosophie (1994)[1]. Docteur (1995)[2] et agrégé, il enseigne la philosophie dans un lycée d'Évreux et en CPGE économiques à Rouen jusqu'en 2018. Il a également été chargé de cours à l'Université de Rouen.

Il fonde et préside jusqu'en 2019 l'université populaire d'Évreux[3]. Il co-anime le site d'informations politiques La Sociale[4].

Politique

Denis Collin fut, d'après Jean-Paul Salles, dans les années 1970, militant de la Ligue communiste[5]. Il rejoint ensuite l'OCI « lambertiste », collabore à la revue La Vérité[source insuffisante][6],[7] et y coanime l'école de formation marxiste[réf. nécessaire]. En 1982, il rejoint le Parti socialiste et sera un animateur avec Jean-Luc Mélenchon de la Nouvelle gauche socialiste. Il est un collaborateur régulier du bulletin Données et arguments, devenu À gauche. En 1992, il soutient Jean-Pierre Chevènement dans l'opposition au référendum de Maastricht et milite au Mouvement des citoyens. Il écrit, avec le journaliste Jacques Cotta, L'illusion plurielle. Pourquoi la gauche n'est plus la gauche ? (JC Lattès 2001). Il participe aux côtés de Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez à la campagne pour le « non » au référendum de 2005. Il soutient la candidature de Jean-Luc Mélenchon en 2012 et 2017, mais la question du port du voile et de l’antiracisme l'éloignent de La France insoumise.

En 2014, il fait un exposé à l'université d'automne du M'PEP (Mouvement politique d’émancipation populaire créé par Jacques Nikonoff) où il se déclare conservateur[8][source insuffisante], affirmant que l'urgence est la conservation des acquis sociaux et de l'école de la République. Affirmant que droite et gauche sont devenues des « catégories inutilisables », il s'exprime à plusieurs reprises dans des revues classées à l'extrême droite (Krisis[9] et Éléments[10]) comme dans Causeur[11]. Il intervient aussi dans la revue souverainiste apartisane Front Populaire créée par Michel Onfray et Stéphane Simon. En 2019, il donne une conférence pour la Nouvelle Action royaliste[12], un organe royaliste de gauche. Il coanime depuis 2021 le Cercle Condorcet de l'Avallonnais.

Philosophie

En philosophie, il affirme se situer dans la suite de la pensée de Karl Marx, tout en refusant le marxisme orthodoxe dans ses diverses variantes. Il a été fortement influencé par Michel Henry, ainsi que par l'école de Francfort. Il soutient que le matérialisme de Marx n'est pas un matérialisme de la matière, mais qu'il se fonde en dernière instance sur l'individu vivant. Ces analyses sont développées dans sa thèse de doctorat, dirigée par Tony Andréani et soutenue à l'université de Paris X Nanterre, sous la direction de Georges Labica. Outre Marx, il a consacré des ouvrages à Machiavel, Giambattista Vico, Spinoza et Herbert Marcuse, mais aussi à Vladimir Jankélévitch, John Rawls ou Thomas Hobbes. Ses réflexions s'orientent aussi vers une analyse critique du rôle et de la fonction qu'occupent aujourd'hui les sciences de la nature, ainsi que l'emprise de la technologie qu'elles permettent de développer.

Publications

Notes et références

Liens externes

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