Il entre en service le , comme élève à l’école du génie de Mézières, et il en sort le , avec le grade d’aspirant lieutenant en second. Nommé lieutenant en premier le , il reçoit son brevet de capitaine le .
En l’an II, le gouvernement lui confie le commandement en chef du service de la place de Thionville, et le charge d’établir des retranchements entre cette place et celle de Longwy. Après avoir pris part au combat d’Arlon des 17 et , il reçoit du comité de salut public l’ordre de se rendre à Paris. Le , il est attaché à l’École de Mars, et à la suite de la fermeture de l’école, il est muté à l’armée de Rhin-et-Moselle le , pour faire partie de la 7edivision active.
Les services signalés qu’il vient de rendre, déterminent le représentant du peuple Lémane à lui conféré le , le grade de chef de bataillon, qui sera confirmé par le comité de salut public le . Le , il assiste à l’attaque de la batterie dite de «Merlin», prend part a l’attaque et à la prise de la tête de pont de Mannheim, à l’affaire du , sur la rive gauche des lignes de Mayence, et au Passage du Rhin le .
En l’an IV, il passe à la 6edivision, et il se distingue le , à la bataille d’Heidelberg, puis il entre dans Thionville le , pour y organiser les opérations du service du génie. Le , il est envoyé à Bitche, et peu de temps après, il fait partie de la commission chargée de réorganiser l’école du génie et de l’artillerie de Metz.
Le , il se rend à l’armée de Mayence, avec pour mission de prendre la direction du génie de cette place, de celle de Cassel, et des postes militaires dépendant des départements du Mont-Tonnerre et de la Sarre. Affecté à l’armée du Rhin, il reçoit le , le commandement en second de l’école du génie et de l’artillerie de Metz.
Il est nommé chef de brigade le , et le , il prend la direction du génie de la place de Rheinberg, avant d’occuper les mêmes fonctions à Sarrelouis le . Il est fait chevalier de la Légion d’honneur le , et officier de l’ordre le .
Le , il passe à la direction des fortifications à Cologne, et le , il est envoyé à Magdebourg pour y commander le génie. Désigné peu de temps après pour faire partie du 9ecorps de la Grande Armée, il meurt de froid le , près de Vilna, lors de la retraite de Russie.
A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion-d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, tome 3, Bureau de l’administration, , 529p. (lire en ligne), p.31.