Denis Gavini
politicien français
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Dionisio Gavini, connu sous le nom de Denis Gavini de Campile, né le à Bastia et mort le à Paris 8e, est un homme politique français, député de la Corse de 1876 à 1885.
| Denis Gavini | |
Portrait photographique par Paul Bacard. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (14 ans, 9 mois et 27 jours) |
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| Élection | 8 février 1871 |
| Réélection | 20 février 1876 14 mai 1876 14 octobre 1877 4 septembre 1881 18 octobre 1885 |
| Circonscription | Corse |
| Législature | Ire, IIe, IIIe et IVe (Troisième République) |
| Groupe politique | Appel au peuple |
| Prédécesseur | Joseph Marie Raphaël de Casabianca |
| Successeur | Emmanuel Arène |
| – (28 ans, 1 mois et 12 jours) |
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| Élection | 13 mai 1849 |
| Circonscription | Corse |
| Conseiller général de la Corse | |
| – (6 ans) |
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| Circonscription | Canton de Campile |
| Prédécesseur | Bernardin Rossi |
| Successeur | Antoine Gavini |
| – (3 ans) |
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| Circonscription | Canton de Bastia-Terra Nova |
| Prédécesseur | Antoine Fabiani |
| Successeur | François Xavier Joseph de Casabianca |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Dionisio Gavini |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Bastia |
| Date de décès | (à 96 ans) |
| Lieu de décès | 8e arrondissement de Paris |
| Sépulture | Campile |
| Nationalité | Française |
| Fratrie | Sampiero Gavini |
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Biographie
Fils de l’auteur du Traité des servitudes (1853-1856), président de chambre à la Cour de Montpellier, Gavini a terminé ses études de droit à la Faculté de Paris en 1841, puis s’est fait inscrire au barreau de sa ville natale, l’année suivante[1]. Les brillants succès qu'il a remporté dans ses travaux professionnels ont fixé sur lui l'attention de ses concitoyens, qui l'ont envoyé, le représentant de la Corse à l'assemblée législative, il vote d'abord avec la gauche mais se rallie ensuite à la politique de Louis-Napoléon Bonaparte et soutient le coup d’État du 2 décembre 1851. Il est nommé maître des requêtes au conseil d'État puis devient préfet du Lot, où il épouse la fille du comte Raymond d'Agen[2], de l'Hérault et des Alpes-Maritimes.
Lors de la Proclamation de la République française du 4 septembre 1870, il donne sa démission, et est élu aux élections législatives du en Corse comme candidat bonapartiste. Réélu aux élections du dans l'arrondissement de Corte, le scrutin est annulé mais il est à nouveau élu le . Il est réélu le puis le dans l'arrondissement de Bastia et le . Cette dernière élection est annulée et Gavini est battu le . Rallié à la République, en 1892, le clan fut une force puissante politique en Corse jusque vers 1950.
À l’issue de ses obsèques à Saint-Augustin, son cercueil a été déposé dans les caveaux de l’église[3], en attendant d’être emmené à Campile pour y être inhumé. Il était commandeur de la Légion d'honneur[4].
Bibliographie
- Jacques Charbonnier, Denis Gavini : un grand préfet du Second Empire, Paris, B. Giovanangeli, , 358 p., 24 cm (ISBN 978-2-90903-403-4, OCLC 1038556806, lire en ligne).
- « Denis Gavini », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]