Denis Knoepfler
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Archéologue, historien de l'Antiquité classique, épigraphiste |
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Denis Knoepfler, né à Bienne le , est un archéologue, épigraphiste et historien de la Grèce ancienne d’origine suisse. De 2003 à 2014, il a été titulaire de la chaire du Collège de France intitulée Histoire et épigraphie des cités grecques[1].
En 2017, le sanctuaire d'Artémis Amarynthia (en) est identifié en Eubée par une équipe d'archéologues suisses, confirmant son hypothèse exposée en 1988[2],[3].
Il est lycéen à Neuchâtel de 1959 à 1963 avant d'entrer à l'université de cette ville. Il obtient une licence ès Lettres classiques en 1967, puis il entre à la Sorbonne, où il obtient le grade de docteur d'État en 1984. Il s'intéresse à des cités telles que Thèbes ou Athènes, mais aussi à des territoires comme l'Eubée, la Béotie ou la Grèce centrale. Il a soutenu sa thèse de 3e cycle sur divers points de la topographie d'Érétrie[4].
Ce spécialiste de l'histoire et des civilisations grecques, de l'épigraphie et de la numismatique grecque obtient des fonctions prestigieuses. En 1984, il et nommé professeur ordinaire d’archéologie classique et d’histoire ancienne à la Faculté des lettres de l’Université de Neuchâtel[5]. Depuis 2003, il est membre étranger de l'Académie des inscriptions et belles-lettres et, en 2008, il devient professeur honoraire de l'université de Neuchâtel[6].
Dans sa leçon inaugurale donnée en 2004 au Collège de France, Denis Knoepfler rend hommage à Maurice Holleaux (1861-1932) et Louis Robert (1904-1985)[7]. Il fait un éloge particulièrement marqué de ce dernier : « Professeur au Collège de France dès l’âge de trente-cinq ans et enseignant ensuite dans cette maison pendant le même espace de temps, Louis Robert (1904-1985) a non seulement été, sans conteste possible, « le prince des épigraphistes » pendant une bonne partie du XXe siècle, mais demeure, de par son œuvre immense, une source qui ne cesse d’inspirer et d’alimenter la recherche dans le domaine de l’Antiquité gréco-romaine, où l’apport incessant des inscriptions grecques tient une place que le grand public, même cultivé, a quelque mal à mesurer »[8].
Cours au Collège de France
- 2003-2004 : L'époque de Lycurgue à Athènes (338-322 BC)
- 2004-2005 : Pausanias le Périégète et les cités de la Béotie antique.
- 2005-2006 : Pausanias en Béotie (suite) : Thèbes et Tanagra.
- 2006-2007 : Pausanias en Béotie (suite et fin) : la Béotie du Copaïs.
- 2007-2008 : Une cité au cœur du monde méditerranéen antique. Érétrie et son territoire, histoire et institutions.
- 2008-2009 : Le fédéralisme antique en question : renouveau et transformation des confédérations hellénistiques sous la domination de Rome.
- 2009-2010 : « Athènes hellénistique ». Nouveaux développements de la recherche sur l'histoire, les institutions et les cultes de la cité.
- 2010-2011 : « Athènes hellénistique ». Nouveaux développements de la recherche sur l'histoire, les institutions et les cultes de la cité (suite).
- 2011-2012 : « Athènes hellénistique ». Nouveaux développements de la recherche sur l'histoire, les institutions et les cultes de la cité (suite).
- 2012-2013 : « Athènes hellénistique ». Nouveaux développements de la recherche sur l'histoire, les institutions et les cultes de la cité (suite et fin).
- 2013-2014 : L'empereur Hadrien et les cités grecques : état des lieux après un demi-siècle de découvertes épigraphiques majeures.
Prix
En 2008, il est titulaire du prix de l’Institut neuchâtelois (Suisse)[9].