Denise Bellon
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| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Denise Simone Hulmann |
| Nationalité | |
| Formation |
Université de Paris (en) |
| Activités | |
| Période d'activité |
- |
| Père | |
| Conjoints |
Armand Labin Jacques Bellon (d) |
| Enfants |
Denise Bellon, née Denise Simone Hulmann, est une photographe française, proche du mouvement surréaliste, née le à Paris 16e et morte le à Paris 14e.
Denise Hulmann naît le à Paris [1],[2].
Elle est la fille du médecin Max Hulmann et de Marthe Sichel.
Avec son premier mari, le magistrat Jacques Bellon, elle a deux filles, la réalisatrice Yannick Bellon, et la comédienne et dramaturge Loleh Bellon[2]. Sa fille Loleh Bellon et Jorge Semprún, qu'elle a photographié dans son enfance, ont un fils, l'éditeur et auteur post situationniste Jaime Semprun.
| Max HULMANN (1866-1944) | Marthe SICHET | ||||||||||||||||||||||||||||
| Colette HULMANN (1901-1989) | Denise BELLON née HULMANN (1902-1999) | Jacques BELLON, magistrat | |||||||||||||||||||||||||||
| Yannick BELLON (1924-2019) | Loleh BELLON (1925-1999) | Jorge SEMPRÚN (1923-2011) | |||||||||||||||||||||||||||
| Jaime SEMPRUN (1947-2010) | |||||||||||||||||||||||||||||
Divorcée, elle cherche un travail et décide de vivre de la photographie, en studio ou sur les routes. Elle se forme au métier de photographe au début des années 1930, auprès notamment de René Zuber et de Pierre Boucher[1],[2]. Elle participe, en 1934, à la création de l'agence Alliance-Photo, dont elle devient l'une des membres, sous la houlette de Maria Eisner[3]. Elle est la belle-sœur de Jacques Brunius, qui a épousé sa sœur Colette.

Elle réalise avec son Rolleiflex des reportages en France, en Espagne[4], en Finlande, en Albanie, au Maroc, en Afrique, en Tunisie[1]. Son œuvre photographique, très variée, présente une liberté de ton, un humanisme et un engagement politique, et s'inscrit en partie dans le mouvement de la Nouvelle vision, tout en étant libre. Elle développe et tire ses photographies chez elle, dans sa baignoire, parfois à l'extérieur, chez Boris Vinitsky (avant-guerre), puis au laboratoire du Midi Libre de 1944 à 1956, et ensuite chez Pictorial service[5], avec Pierre Gassmann.Elle photographie la prostitution, avec différentes approches formelles, en particulier à Paris[6], à Casablanca[7].
Denise Bellon est affranchie de toute école[1],[8],[2]. Amie d'enfance de l'actrice Sylvia Bataille et de ses sœurs Bianca et Simone Maklès, de Simone Kahn, puis d'Ina Bandy[9] , de la relieuse des surréalistes Lucienne Thalheimer[10], de la galeriste Denise Bleibtreu (qui devient Denise René), amies d'enfance, et des écrivains André Breton, André Delons[11] et Jacques Prévert, elle est introduite par eux dans les milieux littéraires et artistiques[1],[8]. Elle documente des performances artistiques et des expositions, en particulier l'Exposition surréaliste de 1938[12], puis les suivantes en 1947, 1949 et 1965[2]. Elle effectue également des recherches photographiques, sur les formes et les matières, et sur les installations industrielles[1],[8].
En secondes noces, elle épouse Armand Labin, journaliste d'origine roumaine, fondateur du Midi libre[2], avec lequel elle a eu un fils, Jérôme Labin (1942-2004), analyste financier. De la Libération au décès d'Armand Labin, en 1956, elle vit à Montpellier[13], avant de revenir à Paris[14]. Elle y réalise plusieurs reportages et signe des portraits de résistants comme Nina Morguleff[15] et les familles Roubaud[16] et Molino[17]. Elle effectue aussi dans les années 1960 des photos de plateau de cinéma, sur les tournages de sa fille Yannick Bellon[1].
Morte le [2],[18], Denise Bellon n'a jamais été inhumée au cimetière du Montparnasse dans la tombe de son fils, Jérôme Labin (en division 29), malgré la présence trompeuse de ses nom et dates[19][source insuffisante].
Publications
- Le Pavillon de l'élégance à l'exposition internationale des Arts et techniques, photos d'Henri Baranger (d), Denise Bellon, Feher, Wols, Paris, Arts et Métiers graphiques, 1938
- Onnen maa : Suomi elokuussa 1939 (« Denise Bellon : Finlande, été 1939 »), édité par le Cercle franco-finlandais d'Helsinki, Éditions Finn Lectura, Helsinki, 2008, 167 p. (ISBN 9789517923682)[20]
- Avec Joe Bousquet, Au gîte du regard, éditions Centre Joë Bousquet et son temps, 2003.
- Denise Bellon : Tunisie : Photographies 1947-1960, présentation d'Éric Le Roy (d), éditions Cérès, Tunis, 2009, 132 p. (ISBN 9789973197276)
- Avec Henry Miller, Mejores no hay!, préface de Frédéric Jacques Temple, postface d'Éric Le Roy, éditions Finitude, 2012[21]