Denise Domenach-Lallich

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Nom de naissance
Denise Thérèse Hedwige DomenachVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité

Denise Domenach-Lallich, née Denise Domenach, née le à Lyon (2e arrondissement)[1], morte le à Lyon (3e arrondissement)[2], est une résistante lyonnaise durant l'Occupation.

Famille

Denise Thérèse Hedwige Domenach, la troisième enfant d’une fratrie de neuf, est issue d'une famille de tradition catholique sociale.

Son père, Louis Domenach, né en 1888 à Hauterives (département de la Drôme)[3], mort en 1968 à Lyon (3e arrondissement)[4], est ingénieur électricien. Durant la Grande Guerre, il est mobilisé au sein de la 14e puis de la 22e section d'infirmiers. En 1919, il devient ingénieur à la compagnie générale des Câbles de Lyon[5]. En 1930, il devient professeur à l’École centrale de Lyon. En 1951, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur[6]. Son frère aîné, Jean-Marie Domenach, est résistant comme elle sous l'Occupation, et contributeur à la revue Esprit.

Denise est élève au Cours Belmont à Lyon lorsqu'éclate la guerre[7]. Dès , la famille se replie pour quelques mois chez les grands-parents maternels à Bourg-en-Bresse avant de revenir à Lyon. Son frère Jean-Marie s'engage dans la résistance avec son ami Gilbert Dru. Denise, qui n'a que 16 ans, les aide.

Résistance

En 1942-1943 elle est en terminale et rejoint les Forces unies de la Jeunesse (FUJ). Elle entre, en , à la Faculté des Lettres de Lyon et fait partie des Jeunes chrétiens combattants (JCC), mouvement dans lequel elle prend des responsabilités.

Denise décrit ses activités de résistante[8] : « À vélo, j’allais chercher chez l’imprimeur Eugène Pons des journaux clandestins comme Combat, Témoignage chrétien que j’emmenais dans un magasin où des diffuseurs les acheminaient. J’ai fait passer aussi des messages, de l’argent, des faux papiers. En novembre 1942, alors que Lyon est occupée par les Allemands, j’avais pris des cours de calligraphie. J’imitais la signature de commissaires de police sur des faux papiers. Cela se passait dans les sous-sols de la faculté de lettres. On avait un appariteur qui faisait le guet et donnait l’alerte en cas de danger. »

En , Denise est nommée responsable des Jeunes des Mouvements unis de la Résistance. Recherchée par la Gestapo, elle entre dans la clandestinité, elle quitte Lyon pour rejoindre la famille à Hauterives (Drôme).

Après-guerre

Après la Libération, elle est responsable, à Paris, du Mouvement de libération nationale (MLN).

À la fin de la guerre, elle rencontre Bernard Lallich (croix de guerre 1939-1945) dans une maison de repos de jeunes résistants, à Combloux. Ils se marient en .

Denise a repris ses études, elle obtient la licence de lettres et devient professeur de lettres.

Ce n'est qu'en 1999 que Denise Domenach-Lallich publie trois cahiers, son journal et celui de la résistance lyonnaise, qu'elle écrit de 1939 à 1944.

Son mari meurt le après avoir été atteint durant 15 années de la maladie d’Alzheimer. Denise Domenach-Lallich participe à la fondation de l’association Rhône-Alzheimer dont elle est vice-présidente pendant dix ans. Elle publie des articles relatifs au grand âge.

L’amphithéâtre du collège La Tourette, à Lyon, porte le nom de Denise Domenach[9].

En 2018 le Centre d’histoire de la résistance et de la déportation (CHRD), à Lyon, présente une exposition Génération 40, des jeunes dans la tourmente dans laquelle des extraits de son journal, servent de fil conducteur à l’exposition[10].

Décorations

Hommage

Entrée du groupe scolaire Denise Domenach.

Le groupe scolaire Berthelot situé dans le 7e arrondissement de Lyon et nommée d'après l'avenue où il se trouve prendra le nom de Denise Domenach le , date anniversaire des 100 ans de la naissance de la résistante[13].

Publications

  • Demain il fera beau journal d'une adolescente, novembre 1939-septembre 1944, préf. par Madeleine et Bernard Comte, Lyon 2001, Éd. BGA Permezel, 140 p.[14]
  • Une jeune fille libre : journal 1939-1944, co-auteur Christine Mital, avec notes explicatives, cartes, chronologie de la Résistance lyonnaise, lettres et documents restituant le contexte, cahier-photos de 16 pages. Mars 2005, Les Arènes, 304 pages.
  • Les lieux secrets de la Résistance - Lyon, 1940-1944, [co-auteurs Serge Curvat, et Chantal Duprat-Odet], Lejeune, 2003.
  • Gardons l'espoir, Gérontologie et société, 2005/4 (vol. 28, n° 115), pages 179 à 187
  • Grand âge, nous voici , Études, 2002/9 (Tome 397), p. 193-200.[lire en ligne]

Exposition, documentaire, spectacle

Notes et références

Liens externes

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