Denys Pradelle
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Denys Pradelle, né le à Pontoise et mort le à Chambéry, est un architecte et urbaniste français. Il est l'un des initiateurs de l'Atelier d'architecture en montagne et de l'Atelier d'urbanisme en montagne.
Denys Pradelle naît en 1913 à Pontoise. Il est le fils d'un architecte et entreprend lui-même des études d'architecture[1]. Il intègre l'École des beaux-arts de Paris et a pour professeur Auguste Perret[1],[2]. Il obtient son diplôme d'architecte en 1942[3]. Atteint de tuberculose, il vient se soigner dans un sanatorium du Dauphiné en 1943, au plateau des Petites Roches, à Saint-Hilaire du Touvet[1],[3].
Il intègre en 1946 l'équipe de Laurent Chappis, lui aussi architecte-urbaniste, lors du projet d'aménagement de la nouvelle station de sports d'hiver de Courchevel 1850[1],[2]. Se consacrant aux nouveaux modes/arts de vie, et favorable à l'ouverture de cette station au plus grand nombre et notamment à la jeunesse, il publie un document permettant de faire la synthèse de sa pensée intitulé Vivre en montagne, dans l’espace de la vallée, dans le temps d’une année[2]. Il décrit ainsi ce que doit être la nouvelle architecture de ce type d'aménagements dans l'espace montagnard : « des masses bâties relativement modestes en hauteur par rapport aux bois environnants, des couvertures à un pan versant au nord et peu inclinées ou en terrasses afin de conserver longtemps la neige sur le toit..., ce qui rend la station discrète dans le paysage hivernal ; cependant que le déséquilibre ainsi créé entre la façade sud et la façade nord augmente la façade au soleil et réduit celle qui est au nord : du bioclimatisme avant la lettre... ». Il travaille notamment sur les « chalets-skieurs »[3]. En 1955, il compile les différentes réflexions de l'équipe de Courchevel et les publie « Contribution à une architecture de montagne, toujours considérée comme un manifeste de l’architecture de loisirs en montagne »[3].
Il participe également, en 1957, à la création du premier parc consacré à la protection de la nature France, le parc national de la Vanoise, qu'il considère comme devant être un « accès gratuit à la montagne »[1],[3].
On le retrouve à l'origine de l'Atelier d'architecture en montagne ainsi que de l'Atelier d'urbanisme en montagne, qui rassemble des architectes urbanistes à Chambéry[1],[3]. Les membres de ces équipes sont à l'origine de nombreux projets concernant notamment les nouvelles stations de sports d'hiver en Savoie (Flaine, Les Arcs, Les Karellis)[1],[3].
Il est élu en 1988 à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, avec pour titre académique titulaire effectif résident[4].
Réalisations
Un certain nombre de ses projets ont été inscrits à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques :
- Courchevel 1850
Inscrit MH (1998)[5],[6],[7] ;
- Chalet Roques (1948, 1954, 1967)
Inscrit MH (1998)[8] ; - Chalet (1949)
Inscrit MH (1998)[9] ; - Lotissement dit Les Chalets Fath
Inscrit MH (1998)[10] ; - Chalet Joliot-Curie (1949-1950)
Inscrit MH (2005), un chalet privé appartenant à la famille Joliot-Curie[11] ; - Chalet Lang (1950)
Inscrit MH (2012) - Chalet Le Rabolliot (1951)
Inscrit MH (1998)[12] ; - Chalet le Petit Navire (1951)
Inscrit MH (2005)[13] ; - Chalet Parallèle 4 (1951)
Inscrit MH (1998)[14] ; - Chalet Thivollet (1952, 1967, 1995)
Inscrit MH (1998)[15] ; - Chalet Roche (1954, 1990)
Inscrit MH (1998)[16] ; - Chalet La Godille (1955)
Inscrit MH (1998)[17] ; - Chalet Le Troll (1958) [18] ;
- Chalet
Inscrit MH (1998)[19] ; - Chapelles de Courchevel 1850, Notre-Dame de l'Assomption (1953, 1955)
Inscrit MH (2006)[20] ; Courchevel 1650 (1958) et Courchevel 1550 (1964)[21] ;
- Chalet Roques (1948, 1954, 1967)
- Les Arcs
Inscrit MH (2006)[22]