Denys de Byzance
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Nous ne connaissons rien de la vie de Denys[3]. Ce devait déjà être le cas au Xe siècle puisque la Souda note seulement[3] :
« Διονύσιος, Βυζάντιος, ἐποποιός. Περιήγησιν τοῦ ἐν τῷ Βοσπόρῳ ἀνάπλου, Περί θρήνων· ἒστι δε ποίημα μεστόν ἐπικηδείων »
« Denys de Byzance, poète épique ; (il a écrit) une périégèse de la navigation à contre-courant du Bosphore (et) sur les Thrènes, lequel est un poème plein de champs funèbres. »
Otto Crusius (en) (-) considère que le poète épique est autre auteur que celui de la Remontée[4]. Il est vraisemblable que l'entrée que la Souda dédie à Denys mêle celui-ci avec un poète épique inconnu, d'autant plus que l'entrée précédente est dédiée Denys Scytobrachion (en), la suivante l'étant à Denys de Corinthe[5].
L'unique témoignage antique reconnu date du VIe siècle, avec Étienne de Byzance qui atteste de sa connaissance tant de l'existence que du texte de la Remontée et cite l'étymologie de Chrysopolis donnée par Denys[3]. Il est vraisemblable que la Remontée nous a été conservée grâce au patriarche Photios Ier de Constantinople qui, au IXe siècle, l'a incluse dans sa collection de géographes avec le Périple du Pont-Euxin d'Arrien et les Chrestomathies de Strabon[3]. Dans l'Occident latin, la Remontée reste inconnue jusqu'au XVIe siècle avec Pierre Gilles[3].
Les seules informations chronologiques que nous ayons sur Denys proviennent de sa Remontée[3]. Il ressort de ses caractéristiques linguistiques qu'elle est datable de l'époque impériale romaine[3]. D'autre part, elle passe sous silence tant le siège de Byzance par les troupes de Septime Sévère, en -/, que la destruction puis la reconstruction de la ville qui se sont ensuivies[3]. Enfin, le plus récent des monuments qu'elle mentionne est vraisemblablement un autel d'Apollon que les Romains ont érigé sur les roches Cyanées à une date inconnue et que les chercheurs modernes n'ont pas identifié[3].