Derekh Hanitzotz
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Derekh Hanitzotz, en français : la Voix de l'étincelle[1], est un hebdomadaire israélien qui a été fermé par les autorités israéliennes en 1988. Il s'agit du premier journal en langue hébraïque interdit en Israël[2].
Derekh Hanitzotz est fondé par des personnalités de gauche qui avaient quitté le mouvement Matzpen[1]. Il était publié chaque semaine par la société Hanitzotz–Al Sharara[3],[4]. Le journal avait un journal frère en arabe intitulé Tariq Al Sharara[5]. Il avait une orientation politique de gauche[2]. Le Monde a rapporté que le journal avait un tirage de 800 exemplaires et que sa version arabe avait un tirage de 3 000 exemplaires[1].
Derekh Hanitzotz était spécialisé dans les reportages d'investigation et les actualités concernant les événements dans les territoires palestiniens[1]. Roni Ben-Efrat, journaliste pour le journal, a publié en un article sur une femme palestinienne enceinte, Naila Ayesh, qui avait été arrêtée et torturée et à qui on avait refusé des soins médicaux[6]. Cependant, cette information n'a pas été largement relayée par les médias israéliens, à l'exception du journal Hadashot, aujourd'hui lui aussi disparu[6].
La licence de Derekh Hanitzotz a été révoquée par le commissaire du district de Jérusalem en au motif de liens présumés avec le Front démocratique pour la libération de la Palestine[5]. Immédiatement après sa fermeture, plusieurs journalistes travaillant pour Derekh Hanitzotz sont arrêtés et jugés. Felicia Langer, avocate et militante des droits humains, a dirigé l'équipe juridique chargée de défendre ces journalistes[7]. Leur procès s'est terminé en et la plupart d'entre eux ont été condamnés à des peines d'emprisonnement de durées variables[3]. Après leur sortie de prison, ces personnes ont quitté Israël et se sont installées en Allemagne[7].
L'affaire Derekh Hanitzotz fait partie des actions menées par Israël contre les groupes d'opposition internes au début de la première intifada[7].
Notes et références
- 1 2 3 4 « ISRAEL Deux rédactrices de "Derech Hanitzotz" inculpées d'appartenance à une " organisation terroriste " », Le Monde [lien archivé], (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 (en) « Column », sur merip.org, septembre - octobre 1988 (consulté le ).
- 1 2 (en) Barbara Harlow, « NARRATIVE IN PRISON: STORIES FROM THE PALESTINIAN "INTIFADA" », Modern Fiction Studies, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Stephen Franklin, « ISRAEL IMPRISONS 4 LEFTIST EDITORS FOR LINK TO PALESTINIAN TERRORISTS », Chicago Tribune [lien archivé], (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 (en) Robert Banvolgyi, « The Israeli journalists' trial », Index of Censorship, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 (en) « As a journalist, I learned not to believe anything the Israeli army says », +972 Magazine, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 (en) « She was there for us », sur le site challenge-mag.com, (consulté le ).