Derekh Hanitzotz
quotidien israélien fermé par les autorités
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Histoire
Derekh Hanitzotz est fondé par des personnalités de gauche qui avaient quitté le mouvement Matzpen[1]. Il était publié chaque semaine par la société Hanitzotz–Al Sharara[3],[4]. Le journal avait un journal frère en arabe intitulé Tariq Al Sharara[5]. Il avait une orientation politique de gauche[2]. Le Monde a rapporté que le journal avait un tirage de 800 exemplaires et que sa version arabe avait un tirage de 3 000 exemplaires[1].
Derekh Hanitzotz était spécialisé dans les reportages d'investigation et les actualités concernant les événements dans les territoires palestiniens[1]. Roni Ben-Efrat, journaliste pour le journal, a publié en un article sur une femme palestinienne enceinte, Naila Ayesh, qui avait été arrêtée et torturée et à qui on avait refusé des soins médicaux[6]. Cependant, cette information n'a pas été largement relayée par les médias israéliens, à l'exception du journal Hadashot, aujourd'hui lui aussi disparu[6].
La licence de Derekh Hanitzotz a été révoquée par le commissaire du district de Jérusalem en au motif de liens présumés avec le Front démocratique pour la libération de la Palestine[5]. Immédiatement après sa fermeture, plusieurs journalistes travaillant pour Derekh Hanitzotz sont arrêtés et jugés. Felicia Langer, avocate et militante des droits humains, a dirigé l'équipe juridique chargée de défendre ces journalistes[7]. Leur procès s'est terminé en et la plupart d'entre eux ont été condamnés à des peines d'emprisonnement de durées variables[3]. Après leur sortie de prison, ces personnes ont quitté Israël et se sont installées en Allemagne[7].
L'affaire Derekh Hanitzotz fait partie des actions menées par Israël contre les groupes d'opposition internes au début de la première intifada[7].
