Descendance finale
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Il s'agit d'un indicateur brut, c'est-à-dire non corrigé des effets de la mortalité. En effet, la descendance finale observée surestime le nombre d'enfants puisque la mortalité vient retirer des sujets de l'étude et empêche d'observer des naissances qui auraient eu lieu sans elle. Si on parle simplement de la descendance finale observée, on parle de descendance finale nette. Il s'agit d'une mesure longitudinale.
L'indicateur de descendance finale est le plus pertinent pour juger de l'évolution de la fécondité, car le moins sensible aux aléas conjoncturels[1]. Il a l'avantage et l'inconvénient de gommer l'effet sur la natalité de l'âge des parturientes : si elles ont des enfants tôt, la natalité est temporairement élevée, avant de baisser ; si elles ont le même nombre d'enfants plus tard, la natalité accuse un déficit qui se résorbe ensuite.
Le maintien naturel d'une population est assuré lorsqu'une femme de la cohorte donne en moyenne naissance à une fille[1].
L'usage aboutit à ce que l'on mesure plus rarement la fécondité des hommes, essentiellement parce que dans les statistiques de naissances, l'identité des pères est moins bien connue (en particulier dans le cas des naissances hors mariage)[2]. Les comparaisons internationales sont plus difficiles. Pourtant les hommes et les femmes n'ont pas exactement le même nombre d'enfants[3]. La fécondité masculine est souvent supérieure à celle des femmes, du fait que les hommes sont moins nombreux dans la population (qui sert de dénominateur dans le calcul des taux), comme par exemple en raison de la surmortalité des hommes après-guerre[4]. Dans les société ou il existe un important écart entre les conjoints des deux sexes (hommes plus âgés que les femmes), il peut résulter un déséquilibre sur le marché matrimonial (plus de femmes que d'hommes, les premières ayant plus de difficultés à se mettre en couple). C'est le cas en particulier en Afrique, avant ou durant la transition démographique[5].