Le dessin A’ est de taille presque identique à celui du dessin A avec 86 cm de haut et 59 cm de large[1]. Il est en revanche constitué de deux parchemins là où le dessin A n’en utilise qu’un seul[2]. Bien que quelques traits préparatoires à la pointe d’argent soient visibles, l’auteur a tracé la majorité du dessin à l’encre brune sans préparation[1].
Comme souvent sur les dessins d’architecture, seule la moitié droite de la façade est représentée : cette méthode permet d’économiser le temps et le parchemin, la moitié gauche se déduisant par symétrie. Les volumes généraux sont identiques à ceux du dessin A : la façade comprend trois travées délimitées par des contreforts et deux étages en hauteur, séparés par un triforium. Chaque travée comprend un portail coiffé d’un gable sur une voussure à quatre rouleaux, le portail central étant plus grand que les latéraux. À l’étage, la travée centrale est occupée par une rose, tandis que la travée latérale est ouverte par une grande baie à quatre lancettes et réseaux de quadrilobes aux extrémités fleurdelisées. Au rez-de-chaussée, les contreforts sont habillées d’arcatures, de gâbles et de pinacles, tandis que la façade est décorée de deux niveaux d’arcatures alternant dans leurs réseaux et écoinçons trilobes et quatrilobes[1].
Le degré de finition du dessin A’ est en revanche nettement supérieur à celui du dessin A. L’auteur a ici détaillé avec considérablement plus de précision les ornements : les gâbles contiennent des réseaux complexes et leurs rampants sont ornés de feuillages là où ceux du dessin A n’ont que de simples crochets ; les chapiteaux et une partie de la grande rose sont également détaillés, alors qu’ils sont restés en blanc sur le dessin A[1].