Deuxième République (Togo)
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1963 – 1979
(16 ans, 7 mois et 25 jours)
Drapeau |
Armoiries |
| Statut | République |
|---|---|
| Capitale | Lomé |
| Langue(s) | Français |
| Monnaie | Franc CFA |
| Assassinat de Sylvanus Olympio | |
| Coup d’État militaire dirigé par Gnassingbé Eyadéma | |
| Adoption de la constitution de 1963 de la Seconde République togolaise | |
| Proclamation de la création du Rassemblement du peuple togolais (RPT) | |
| Adoption de la nouvelle constitution sous Gnassingbé Eyadéma |
| (1er) - | Nicolas Grunitzky |
|---|---|
| (2e) - | Gnassingbé Eyadéma |
Entités précédentes :
Entités suivantes :
La Deuxième République togolaise débute le , marquée par un coup d'État militaire, le premier en Afrique post-indépendance. Le président Sylvanus Olympio, élu en 1961, est assassiné le . Ce coup d'État est motivé par des tensions sociales et politiques, notamment le refus de l'intégration d'anciens soldats togolais de l'armée française dans les forces nationales. Nicolas Grunitzky, ancien adversaire politique d'Olympio, est désigné président sous une nouvelle constitution adoptée par référendum le , instaurant un régime présidentiel.
La transition constitutionnelle
Le , un référendum constitutionnel a été organisé pour légitimer un nouveau cadre institutionnel. Cette révision a instauré un régime présidentiel renforcé, avec un mandat limité à deux termes de cinq ans. Plus de 98 % des votants ont approuvé la réforme, consolidant ainsi le début de la Deuxième République[1].
Nicolas Grunitzky au pouvoir
Nicolas Grunitzky, un politicien modéré, a été choisi pour diriger le pays. Son arrivée a marqué une tentative d’apaisement entre les différentes factions ethniques et politiques. Cependant, son mandat a été marqué par une instabilité chronique, avec des défis économiques et sociaux persistants.
Le régime de Grunitzky (1963-1967)
Les défis économiques et sociaux
Sous Grunitzky, le Togo a tenté de relancer son économie, mais des tensions ont persisté entre les élites politiques. Les projets de modernisation ont peiné à compenser les rivalités ethniques et régionales. Le pays a également été confronté à des défis en matière d'infrastructures et de développement rural, limitant ainsi les progrès économiques[2].
Les tensions politiques croissantes
Le gouvernement de Grunitzky a fait face à des critiques pour son incapacité à instaurer une stabilité durable. En 1967, il a été renversé par un autre coup d’État dirigé par le lieutenant-colonel Gnassingbé Eyadéma[2],[3].