Diadème Leuchtenberg
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Le diadème Leuchtenberg est un bijou transformable en broches et ornements de cheveux, réalisé à Paris entre 1830 et 1840. Attribué à Jean-Baptiste Fossin, successeur de François-Régnault Nitot, il constitue l’un des chefs-d’œuvre de la joaillerie française de la période de la Restauration. Le diadème est aujourd’hui conservé à Paris dans les collections patrimoniales de la Maison Chaumet(inv. MUS 232)[1].
Le diadème se compose de huit éléments détachables, montés sur une structure en or et argent, sertie de 698 diamants et de 32 émeraudes. Parmi celles-ci figure une émeraude hexagonale colombienne d’environ 13 carats, datée du XVIIIᵉ siècle, placée au centre de la composition florale.
L’ensemble adopte un style naturaliste, formant un bouquet de fleurs et de feuillages. Le motif central, identifié comme un narcisse, est monté sur un dispositif dit « en tremblant » (ou trembleuse), reposant sur un système de ressorts qui permet à la fleur de vibrer au moindre mouvement, accentuant les effets de lumière produits par les gemmes. Le bijou mesure environ 7 × 18 cm[2]. Une seconde armature métallique permet de recomposer les éléments en devant de corsage, tandis que chaque fleur peut être portée séparément en broche ou en ornement de coiffure, illustrant la maîtrise technique des bijoux transformables au XIXᵉ siècle[3].