Elle déménage ensuite à Swansea avec son mari, où elle se retrouve sans emploi. Elle reprend ses études, entreprenant cette fois des études de doctorat à l'Université de Swansea. Poursuivant son intérêt pour l'anthropologie sociale, elle décide d'étudier la cour et le mariage dans le sud du Pays de Galles. Elle obtient son PhD en 1977 pour sa thèse «Sexe et génération: une étude du processus et du rituel de la cour et du mariage dans une ville du sud du Pays de Galles». Entre-temps, elle s'engage dans le mouvement de libération des femmes.
Elle participe au projet dirigé par Christine Delphy, à Paris de 1975 à 1977, qui examine la manière dont les femmes sont opprimées dans la sphère domestique, un processus qui encourage et aide à affiner sa critique matérialiste-féministe au sein de la famille. Elle contribue à la rédaction de Trouble and Strife, revue féministe radicale, et cofonde la bibliothèque Feminist Library (anciennement Centre de recherche et de ressources), à Londres, en 1975.
L'année suivante, elle est nommée à un cours de sociologie à l'Institute of Education, qui fait partie de l'Université de Londres où elle créé le Centre de recherche sur l'éducation et le genre, en 1984, qui explore les problèmes auxquels sont confrontées les femmes pendant la scolarité et l'enseignement universitaire. Entre 1980 et 1983, elle est détachée à l'Open University pour superviser la création de son cours d'études féminines. Diana Leonard est nommée en 1998, professeure de sociologie. Elle prend sa retraite en 2007. Elle exerce en tant que professeure émérite. Elle est académicienne de l'Académie des sciences sociales, en 2006. En 2008, elle est membre de la Society for Research in Higher Education[2],[3].
Diana Leonard se marie et divorce en 1981. Elle a trois enfants. Le , elle décède d'un cancer de l'endomètre, à 68 ans[2].
(en) Diana Leonard et Christine Delphy, Familiar Exploitation: A New Analysis of Marriage in Contemporary Western Societies, Polity Press, , 312p. (ISBN978-0745609850)
traduit en français par Annick Boisset, sous le titre L'exploitation domestique, Syllepse, 2019, 308 p. (ISBN978-2849507384)