Diarra Dimé-Labille est diplômée de Sciences Po Bordeaux. Elle est également titulaire d'un DESS en gestion des risques dans les pays du Sud[1].
Carrière diplomatique
Débuts et missions multilatérales
Diarra Dimé-Labille entre au service du ministère français des Affaires étrangères et mène une carrière diplomatique orientée vers les questions juridiques et multilatérales, particulièrement dans le domaine africain et onusien.
De 2018 à 2020, Diarra Dimé-Labille est conseillère au pôle «Humanitaire» à la mission permanente de la France auprès de l'Office des Nations unies à Genève (ONUG), en Suisse[1]. Elle y est également qualifiée de ministre conseillère[3].
De 2020 à 2024, elle exerce en tant que conseillère juridique puis cheffe de service à la représentation permanente de la France auprès de l'ONU à New York, aux États-Unis[1],[2]. Dans cette fonction, elle représente la France au Conseil de sécurité des Nations unies et intervient régulièrement lors de débats sur des questions juridiques internationales, notamment concernant la Libye[4], la Cour pénale internationale[4], la réforme du Conseil de sécurité[5] et les opérations de maintien de la paix[6].
Palais de l'Élysée
En août 2024, Diarra Dimé-Labille est nommée conseillère technique «Afrique» au sein du pôle Afrique de l'Élysée, dirigé par Jérémie Robert[2]. Elle succède à Nadège Chouat, nommée ambassadrice de France à Cotonou, au Bénin[2]. Dans cette fonction, elle est particulièrement chargée du volet «diasporas», une thématique prioritaire pour le président Emmanuel Macron depuis 2017[2].
En avril 2025, elle reçoit le Haut représentant de la Coalition pour le Sahel dans le cadre de discussions sur les dynamiques politiques et sécuritaires au Sahel[7].
Ambassadrice au Ghana
En septembre 2025, Diarra Dimé-Labille est nommée ambassadrice de France au Ghana, en remplacement de Jules-Armand Aniambossou[1]. Il s'agit de son premier poste en tant qu'ambassadrice[1]. Son nom avait circulé parmi les diplomates pressentis pour le renouvellement d'une dizaine d'ambassadeurs français en Afrique décidé par l'Élysée en [8],[9].
En octobre 2025, alors qu'elle est ambassadrice désignée, elle cosigne avec les ambassadeurs de l'Union européenne et d'Allemagne une tribune dans la presse ghanéenne à l'occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, appelant le Ghana à poursuivre son processus vers l'abolition complète de la peine capitale[10],[11].