Diaspora arménienne à Décines
From Wikipedia, the free encyclopedia
La diaspora arménienne à Décines désigne l’importante présence d’individus arméniens ou d’origine arménienne à Décines-Charpieu, commune de l’est lyonnais, depuis le milieu des années 1920. Les Arméniens de Décines constituent une composante de la diaspora arménienne en France, ensemble des personnes d’origine arménienne en France. Décines est parmi les villes françaises qui compte le plus de personnes d’origine arménienne, ce qui fait d’elle l’une des « petites Arménies » françaises. [1]
L’arrivée des Arméniens à Décines fait suite au génocide arménien, perpétré entre 1915 et 1923 au sein de l’empire ottoman. En 1925, la récente Société Lyonnaise de Soie Artificielle, en besoin de main d’œuvre, fait venir un grand nombre d’Arméniens réfugiés dans divers pays d’Europe, en particulier la Grèce.
De petit village quasi immobile, Décines devient un bourg industriel et sa population ne cesse de croître tout au long du XXe siècle. Entre 1921 et 1931, la population décinoise passe de 1551 à 6862 individus[2], fortement alimentée par les arrivées arméniennes qui représentent 25 % de la population de la ville lors du recensement de 1931.[3]
D’abord installée dans le quartier de la Poterie, la population arménienne se déplace ensuite vers le quartier de la Soie, de part et d’autre de l’avenue Jean Jaurès.[4]
Le voyage
Les Arméniens du Haut-plateau sont dispersés en Grèce et dans le Moyen-Orient suite aux marches forcées et aux exils qui caractérisent le génocide arménien.[5] Il faut attendre 1928 pour que les premiers membres de la diaspora multipliée par les pogroms arrivent à Décines. En effet, cette année-là, l’usine de la Société Lyonnaise de Soie artificielle est créée, notamment grâce à l’aide d’une main-d’œuvre italienne ayant immigré suite à la Première Guerre mondiale.[6] Maurice Cusin, le fondateur de l’entreprise, se rend en effet en Grèce, dans les alentours d’Athènes, une ville marquée par la présence de nombreux orphelinats américains accueillant les jeunes survivants des massacres, que l’entrepreneur cherche à recruter.[7] Il délègue ensuite la mise en place d’un réseau d’émigration de travailleurs arméniens à Bared Beylerian, présent sur place, qui s’intéresse plus particulièrement à l’orphelinat de Syra.[8] Pour Cusin, cette main-d’œuvre présente l’avantage d’être peu chère et de ne pas être « contaminée » par les traditions syndicales de la vallée rhodanienne.[9] Les jeunes arméniens, qui peuvent être de jeunes adultes, quant à eux, voient dans les contrats de travail un moyen d’échapper aux orphelinats, marqués par des conditions de vie atroces, notamment par la maladie et la pauvreté. L’émigration est vue par eux comme un moyen d’obtenir un salaire stable et une vie décente, ce qui pousse de nombreux jeunes à vouloir tenter leur chance en France.[10] Dans une lettre envoyée à Cusin en août 1936, où des survivants demandent des contrats de travail, les 5 travailleurs d’Alep ont entre 17 et 20 ans, et un nom est ajouté de manière manuscrite en bas de la page, ce qui montre la force de l’attrait qu’exerce Décines.[11]
Le quotidien à Décines
L'administration
Si l’arrivée des immigrants arméniens est facilitée par les contrats de travail émis par la SLSA et les passeports Nansen, ils font malgré tout face à des difficultés administratives. En effet, la mairie n’a pas assez de fonctionnaires pour faire face aux demandes toujours croissantes de cartes de séjour, qui doivent être renouvelées annuellement. Ainsi, en juillet 1929, 4 000 de ces documents devant être réalisés, le maire prévient le préfet que cela ne sera pas possible dans le délai de 3 mois et que les étrangers de la ville ne doivent pas être traités comme responsables de cela. Pour faire face à ce retard, la SLSA envoie, en 1925, 2 000 francs à la mairie pour payer une fonctionnaire s’occupant uniquement de cela, aidée par des interprètes, dont des Arméniens.[12] Malgré son arrivée, les problèmes continuent. En effet, la barrière de la langue et la non intériorisation des normes sociales, phénomène commun au début du XXe[13], entraînent de nombreux moments de tensions. Ainsi, en 1926, Mme F. arrive à Décines avec son frère. Quelques années plus tard, ils déménagent à Lyon grâce aux papiers d’identité sans doute remplis par cette fonctionnaires. Le lendemain de leur déménagement, la police les questionne. Il est en effet marqué sur leurs cartes de séjour qu’ils n’ont que 3 mois de différence. Pour l’administration, cela a été causé par un mensonge d’un des deux réfugiés, qui doit partir, ce qui est empêché par l’intervention de voisins maîtrisant mieux le français.[14] Cette situation précaire, liée à de nombreux retards administratifs et à des erreurs pouvant avoir d’immenses conséquences, entraîne la création d’un marché noir des cartes de séjour. A la fin des années 1920, un employé de la mairie est ainsi arrêté pour trafic de papiers d’identité alors qu’il est attablé dans un café avec un interprète arménien.[15] De plus, le coût de la carte de séjour représente un autre problème pour les arrivants. En effet, celle-ci doit être renouvelée annuellement et coûte, en 1925, environ 1 300 francs, soit entre 300 et 600 de plus que le revenue mensuel des candidats. La loi du 10 août 1927 diminue les droits de Sceau, qui représentaient environ 1 000 francs, en les liant au salaire du candidat, mais obtenir une carte de séjour reste un investissement important pour les immigrés.[16] De plus, son obtention est liée à une évaluation morale du demandeur et elle peut être retirée à tout moment, ce qui vulnérabilise les populations étrangères.[17]
Le travail
La SLSA est un lieu central pour la diaspora arménienne de Décines en raison de la politique de recrutement de Cusin. En 1928, le premier bureau de l’Union générale arménienne de culture physique et de scoutisme est ainsi entièrement composé de travailleurs de l’usine de la soie.[18] Deux ans plus tôt, près de 75% des Arméniens décinois étaient employés par la SLSA.[19] Ils représentent, en 1946, la deuxième plus grande communauté dans cette usine, avec 1 808 des 9 822 salariés de la période 24-59, contre 2 855 pour les Français.[20] Cette communauté est en effet marquée par la généralisation du statut de prolétaire. Ainsi, en 1931, alors que moins de la moitié des Français de la ville sont ouvriers, 93% des Arméniens rentrent dans cette catégorie, un chiffre malgré tout légèrement en-dessous de la moyenne des communautés étrangères décinoises, qui est d’environ 95%. Leurs conditions de travail sont néanmoins particulièrement complexes. En effet, alors que respectivement 0.1, 33 et 40% des Arméniens sont contremaîtres, manœuvres et OS en 1931[21], aucun cadre arménien de la SLSA n’a pu être identifié pendant la période de l’entre-deux-guerres.[22] Les Français ont, quant à eux, 8 fois plus de chance d’être contremaîtres pour 4 fois moins d’être OS et 20 fois plus d’être employés.[23] Le travail à la filature diminuait également la durée de 10 ans selon le docteur décinois d’avant-guerre Cadéac.[24] Les Arméniens sont donc relégués aux travaux particulièrement dangereux, non-qualifiés et peu payés. Un manœuvre de la SLSA est ainsi payé 1,5 francs de l’heure entre 1928 et 1930, mais leurs salaires mensuelle atteint souvent les 600 francs par mois en multipliant les heures supplémentaires.[25]
L'habitat
Dans son usine, Maurice Cusin suit également les principes du paternalisme patronal, autant pour fixer et contrôler la main-d’œuvre que pour suivre la loi, qui oblige l’employer à « assurer le logement du personnel étranger ».[26] En effet, en 1927, il ordonne la construction d’une école et d’un ensemble de 750 habitations répartis en 3 cités, celle du Restaurant, du Vallon et du Midi[27], surnommées la Cité de la Soie.[28] Celle-ci est marquée par des inégalités profondes dans l’attribution des différents types de logements. Les maisons avec entrées individuelles et petits jardins sont ainsi réservées aux « autochtones ».[29] D’autres travailleurs réussissent à obtenir, de leur employeur, des appartements de deux à cinq pièces[30], prévus pour 3 à 4 familles mais ayant un accès à l’eau, au gaz ainsi qu’à l’électricité et marqués la proximité avec d’autres membres de la diaspora, ce qui favorise l’arrivée dans cette nouvelle ville.[31]. Dans cette cité ouvrière, les loyers valent environ 1/30e du salaire mensuel.[32] Dans la cité ouvrière, il n’y a aucun garnis mais de nombreux immigrés n’obtiennent pas accès à celle-ci. Dès 1926, ils investissent une usine désaffectée de poterie située sur l’actuelle Roger-Salengro, qu’ils transforment en baraquements.[33] La même année, un Arménie achète des terres dans l’impasse Aragon, qu’il revend à bas prix, notamment à d’autres survivants du génocide, qui construisent des cabanons en bois. A cet endroit, en 1929, 13 familles arméniennes vivaient pour 3 espagnoles. Les différentes communautés immigrées vivent dans des conditions semblables, souvent dans les mêmes endroits. Ainsi, dans la Maison du Printemps, l’un des des deux premiers immeubles de la ville, il y a, en 1931, 40% d’Arméniens pour 9% de Polonais, 6% d’Italiens et 40% de Français.[34] Les différents groupes ne maîtrisant souvent pas les mêmes langues dans l’entre-deux-guerres, la communication est complexe, passant par un jeu de mimes, d’imitations ou d’un long apprentissage de mots importants des langues de voisins.[35] Cette proximité n’empêche pas qu’entre 1921 et 1945, seuls 6% des mariages dont l’un des deux époux est arménien sont mixtes.[36] De plus, les conditions de vie restent néanmoins pour le moins complexes. En septembre 1930, un habitant de l’Hôtel des Voyageurs, situé avenue Jean-Jaurès, marquée par une présence importante d’Arméniens (27%)[37], envoie une lettre à la mairie où ils se plaint de la mauvaise qualité de la maison qu’il loue. Sa fosse sceptique déborde en effet, ce qui entraîne de mauvais odeurs et des risques sanitaires pour les enfants. La commission d’hygiène de Décines mentionne également au maire, en avril de la même année, l’existence de locaux loués par un certain Nicolas G. à des travailleurs de la SLSA, avec en moyenne une pièce pour 4 à 5 individus.[38] Si ces lettres ne mentionnent pas explicitement des Arméniens, elles sont représentatives des problèmes auxquels ils font face. De plus, leur manque de contact avec les notables locaux et leur mauvaise maîtrise de la langue en font de cibles faciles pour des arnaqueurs qui cherchent à profiter de leur vulnérabilité. Ainsi, en octobre 1937, Houshmandian, un faux médecin, est arrêté. Il faisait semblant de soigner les Arméniens décinois, profitant sans doute de leur manque d’argent les empêchant d’aller voir d’authentiques praticiens et de leur mauvaise connaissance des médecins locaux.[39] Malgré cela, les membres de la diaspora réussissent à atteindre parfois une forme de stabilité matérielle, permettant l’achat de biens particulièrement coûteux. Ainsi, en 1935, une liste établie par le ministère de la Guerre des véhicules automobiles réquisitionnables dans la ville mentionne la voiture de la marque Renault d’Archag Atabian.[40]
La vie culturelle arménienne à Décines
Religion
La vie religieuse des Arméniens de Décines s’articule majoritairement autour de deux groupes confessionnels : chrétiens apostoliques et chrétiens évangéliques.
Les chrétiens apostoliques sont les plus nombreux à Décines. Orthodoxes, ils reconnaissent l’autorité du « Patriarche suprême et Catholicos de tous les Arméniens » qui réside à Etchmiadzin. Leur culte s’organise autour de l’église Sainte-Marie (ou Sourp-Asdvadzadzine) de Décines dont la construction fut laborieuse et dura de 1926 à 1946.[41] Le projet de construire une église apostolique arménienne émerge peu de temps après l’arrivée des premiers Arméniens à Décines à l’initiative de l’Association des dames chrétiennes arméniennes, présidée par Serpouhie Halépian. En 1926, l’association achète le terrain destiné à recevoir le bâtiment. La première pierre est posée en août 1932 lors d’une cérémonie présidée par Mgr Krikoris Balakian, évêque de Marseille. Toutefois, le financement reposant exclusivement sur les dons des fidèles, la construction de l’église est assez lente et connaît des interruptions. Pendant douze ans, les travaux sont interrompus et l’église reste à l’état de fondations. Pendant cette interruption, l’Association des dames chrétiennes arméniennes, associée au Comité culturel, organise des fêtes et des représentations théâtrales pour lever des fonds. Les travaux sont repris puis terminés à la fin de la Seconde Guerre mondiale et l’église est inaugurée en 1946 par l’archevêque des Arméniens de Paris Ardavazd Surmeyan. En attendant la construction de l’église, la messe est célébrée dans le temple des Protestants arméniens ou dans la Maison des Arméniens (actuelle Maison de la culture arménienne). L’église est restée longtemps sans curé fixe, jusqu’en 1960 avec l’arrivée du père Varak Avakian. Le diocèse de Lyon dépêchait alors des prêtres ponctuellement pour célébrer les mariages ou les baptêmes.[42]
Les chrétiens évangéliques quant à eux ne reconnaissent pas l’autorité du patriarche résidant à Etchmiadzin. Moins nombreux que les chrétiens apostoliques, ils disposent en revanche d’une église dès 1929 à l’initiative du pasteur Joseph Barsumian et grâce à un financement de l’Action chrétienne en Orient. Elle est la première église évangélique arménienne construite en France.[43] L’église évangélique arménienne se distinguait de l’église apostolique par sa proximité avec la jeunesse arménienne. Une école était tenue par Calvin Barsumian, fils et successeur de Joseph Barsumian, et sa femme Marie qui a compté jusqu’à 125 élèves en 1946. Des camps d’été étaient organisés dès 1946 et un terrain de jeux avait même été acheté avant d’être revendu en 1958.[44]
Les deux églises entretenaient des liens relativement étroits marqués par une forme d’œcuménisme, en témoigne la tenue des messes apostoliques dans l’église évangélique avant la construction de l’église Sainte-Marie ou encore la tenue d’un journal édité conjointement par le pasteur Sahaguian et le père Avakian dans les années 1960.[45]
Le monde associatif
La principale empreinte des Arméniens sur la vie culturelle décinoise est celle laissée sur le monde associatif. Comme le rappelle Adia Boudjikanian, les associations étaient une modalité privilégiée de l’organisation des minorités sous l’empire ottoman et c’est en référence à ce modèle que se structure la vie culturelle des communautés diasporiques arméniennes. Ainsi, dès les années 1920, différentes associations se revendiquant de la culture arménienne sont fondées.[46] Dès 1926, l’Association des dames chrétiennes arméniennes est fondée. Présidée par Serpouhie Halépian, elle lance l’impulsion de la construction de l’église apostolique.[47]
Un des piliers de la vie culturelle arménienne à Décines est la pratique du chant choral traditionnel arménien. Depuis 1930, il existe quasi sans interruption un groupe choral arménien, sous des noms divers. Le « groupe choral simple arménien "Komitas" de Décines Charpieu » est ainsi fondé en janvier 1930 par Avédis Melkonian, alors étudiant au conservatoire de Lyon.1 Elle se donne pour objectif de « donner à ses adhérents l'enseignement nécessaire concernant la culture des anciens chants arméniens et de former des sections musicales ». Son nom fait référence au nom religieux de Soghomon Soghomonian, prêtre et chantre qui a eu un grande importance dans la restauration du répertoire de chants traditionnels populaires arméniens. Plus tard, quelques années avant la Seconde Guerre mondiale, la chorale prend le nom de « Yerevan », transcription phonétique du vocable arménien qui désigne la capitale arménienne. Aujourd’hui, elle porte le nom de « Guiliguia », en référence à un chant de Nahabed Roussinian mis en musique par Gabriel Yeranian et se regroupe avec les chorales Gomidas de Lyon et Megheti de Vienne. La pratique du chant choral arménien est particulièrement liée à la liturgie de l’Église apostolique arménienne.[48]
La chorale se produisait à l’occasion de kermesses ou de fêtes populaires organisées à la Maison populaire arménienne (aujourd’hui Maison de la culture arménienne).[49] Ces fêtes ont pu être l’occasion de tension avec la municipalité décinoise. Ainsi, en 1936, la mairie refuse la salle des fêtes à l’Association des Arméniens Combattants qui voulait organiser un concert.[50]
Des associations sportives arméniennes existaient également. La plus célèbre d’entre elles est l’Union générale arménienne de Décines, club de foot décinois issu de l’UGA fondée en 1918 à Constantinople et qui fusionne avec son homologue de Lyon en 1946. A sa création en 1928, l’association est un club omnisports en témoigne son nom complet « Union générale arménienne de culture physique et de scoutisme ». A l’origine, ses membres étaient exclusivement arméniens.[51] Plusieurs grands joueurs sont passés par l’UGA parmi lesquels Youri Djorkaeff, champion du monde 1998 et président de l’UGA entre 2007 et 2014, Jean Djorkaeff, son père qui a été capitaine de l’équipe de France[52], ou encore Cédric Bardon.[53]
De nombreuses associations se donnent pour but d’organiser la solidarité entre Arméniens décinois. De ce point de vue, les associations compatriotiques constituent une forme originale d’institutions arméniennes. Elles regroupent des individus originaires d’une même ville ou province de l’empire ottoman et organisent la solidarité entre ses membres (bourses d’études, aide matérielle…). Leur existence a été plus ou moins éphémère selon les cas. On note à Décines l’existence d’union compatriotique de Van, Smyrne ou encore Harpout.[54]
Une même initative existe à l’échelle de tous les Arméniens de Décines : en 1939 est créée l’Association pour l’aide aux pauvres et chômeurs arméniens de Décines qui se donne pour but « d’aider dans la limite du possible aux chômeurs et famille pauvres, de rendre visite et soulager les malades ».[55]
L’Union générale arménienne de bienfaisance est une autre organisation de charité mais dont la dimension est internationale. Elle a eu temporairement une branche à Décines mais n’y dispose plus de représentant depuis au moins les années 1970.[56]
Enfin, la Croix bleue, organisation de charité pro-Daschnak a une section à Décines qui tient notamment une école arménienne.[57]
Une association des anciens combattants arméniens de Décines a été créée en 1947. Elle met en place une solidarité entre les individus et organise des cérémonies mémorielles.[58]
Beaucoup de ces associations s’appuient sur une organisation qui structure l’organisation de la vie communautaire arménienne à l’échelle nationale : l’Union nationale arménienne (UNA). Démocratique et apolitique, elle est théoriquement laïque mais proche de l’Église apostolique arménienne.[59] Plusieurs associations arméniennes décinoises mentionnent dans leur statut leur rattachement à l’UNA (Association pour l’aide aux pauvres et chômeurs arméniens de Décines, Association des dames chrétiennes arméniennes de Décines…).
- ↑ Boris Adjemian, Les petites Arménies de la vallée du Rhône, Lyon, Lieux Dits, 2020
- ↑ Philippe Videlier, Décines: une ville, des vies, Vénissieux, Paroles d’aube, 1996, p. 11.
- ↑ Geneviève Bardakjian, La communauté arménienne de Décines, 1925-1971, mémoire de maîtrise, Lyon, 1972, p.36.
- ↑ Geneviève Bardakjian, La communauté arménienne de Décines, op. cit., p. 56
- ↑ Astrig Atamian, Ceux de Manouchian : Une histoire des communistes arméniens en France, 1920-1990, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2025, p. 32-33.
- ↑ Philippe Videlier, Décines, op. cit.", p. 93.
- ↑ Aida Boudjikanian-Keuroghlian, Les Arméniens dans la région Rhône-Alpes: essai géographique sur les rapports d’une minorité ethnique avec son milieu d’accueil, Lyon, Association des Amis de la Revue de géographie de Lyon, 1978, p. 27.
- ↑ Archives du Centre National de la Mémoire Arménienne.
- ↑ Philippe Videlier, Décines, op. cit., p. 97-98.
- ↑ Astrig Atamian, Ceux de Manouchian, op. cit., p. 31.
- ↑ Archives du CNMA.
- ↑ Philippe Videlier, Décines, op. cit., p. 129-130.
- ↑ James C. Scott, « 2. Villes, langues, peuples », L'oeil de l'Etat , La Découverte, 2024, p. 102-155 (en ligne : https://shs.cairn.info/l-oeil-de-letat--9782348083129-page-102 ; consulté le 19 avril 2026)
- ↑ Aida Boudjikanian-Keuroghlian, Les Arméniens dans la région Rhône-Alpes, op. cit., p. 34.
- ↑ Philippe Videlier, Décines, op. cit., p.129-130.
- ↑ Alexis Spire « Faire payer les étrangers : l’avenir d’une vieille idée », Plein Droit, n°67, 2005 (en ligne : https://www.gisti.org/spip.php?article86 ; consulté le 17 avril 2026)
- ↑ Philippe Rygiel, « La précarité de l’existence immigrée entre le milieu du xixe et le milieu du xxe siècle », dans Précarisation du séjour, régression des droits, Paris, GISTI, 2016, p. 22-33
- ↑ AD69 4MSUP34
- ↑ Philippe Videlier, Décines, op. cit., p. 119.
- ↑ Edouard Mardirossian, « L'usine de la Soie à Décines fermait ses portes il y a 60 ans », Tsaïn. La voix de l'Eglise, 2005.
- ↑ Id., p. 121.
- ↑ AD69 181J
- ↑ Philippe Videlier, Décines, op. cit., p. 121.
- ↑ Id., p. 119.
- ↑ Aida Boudjikanian-Keuroghlian, Les Arméniens dans la région Rhône-Alpes, op. cit., p. 126.
- ↑ Id., p. 38.
- ↑ Id., p.40-41, G.D. « Nostalgie. Les médaillés du travail de l'usine de la Soie », Tsaïn. La voix de l'Eglise, 1999, et P. VIDELIER, Décines, op. cit., p. 103.
- ↑ Philippe Videlier, Décines, op. cit., p. 100.
- ↑ Aida Boudjikanian-Keuroghlian, Les Arméniens dans la région Rhône-Alpes, op. cit., p. 41.
- ↑ Philippe Videlier, Décines, op. cit., p. 98.
- ↑ Aida Boudjikanian-Keuroghlian, Les Arméniens dans la région Rhône-Alpes, op. cit., p. 41.
- ↑ Id., p. 126.
- ↑ Id., p. 40.
- ↑ Philippe Videlier, Décines, op. cit., p. 111.
- ↑ Id., p. 170-171.
- ↑ Aida Boudjikanian-Keuroghlian, Les Arméniens dans la région Rhône-Alpes, op. cit., p. 110.
- ↑ Philippe Videlier, Décines, op. cit., p. 111.
- ↑ Id., p. 113-115.
- ↑ « Un faux médecin exploitait les réfugiés arméniens », Ce soir, Paris, 1937, n° 237, p.9.
- ↑ Philippe Videlier, Décines, op. cit., p. 169-170.
- ↑ « La construction de l’église apostolique arménienne », Décines Magazine, septembre 2000, n°195.
- ↑ Geneviève Bardakjian, La communauté arménienne de Décines, op. cit., p.96.
- ↑ « 80 bougies pour l’église évangélique arménienne de Décines », Décines Magazine, avril 2010, n°291.
- ↑ Geneviève Bardakjian, La communauté arménienne de Décines, 1925-1971, mémoire de maîtrise, Lyon, 1972, p.100.
- ↑ Geneviève Bardakjian, La communauté arménienne de Décines, 1925-1971, mémoire de maîtrise, Lyon, 1972, p.100.
- ↑ Aida Boudjikanian-Keuroghlian, Les Arméniens dans la région Rhône-Alpes, op. cit., p. 161.
- ↑ Geneviève Bardakjian, La communauté arménienne de Décines, 1925-1971, mémoire de maîtrise, Lyon, 1972, p.96.
- ↑ AD69 4MSUP35 et « La chorale Yerevan de Décines », Tsaïn. La voix de l'Eglise, 2004.
- ↑ Geneviève Bardakjian, La communauté arménienne de Décines, op. cit., p. 108
- ↑ Philippe Videlier, Décines, op. cit., p.172.
- ↑ AD69 4MSUP34
- ↑ Philippe Videlier, Décines, op. cit., p.166.
- ↑ Jonathan Lopes, « Cédric Bardon : " Etre considéré comme l’une des futures pépites de l’OL a joué contre moi " », Olympique et Lyonnais.com, 2023.
- ↑ AD69 4MSUP33 et AD69 4MSUP34
- ↑ AD69 4MSUP34
- ↑ Geneviève Bardakjian, La communauté arménienne de Décines, op. cit., p. 119.
- ↑ "Education et Culture - Croix Bleue des Arméniens de France", Croix Bleue des Arméniens de France (en ligne : https://croixbleue-france.com/educations/, consulté le 20/04/2026).
- ↑ AD69 975W58
- ↑ Aida Boudjikanian-Keuroghlian, Les Arméniens dans la région Rhône-Alpes, op. cit., p. 161-162.