Didier Mathus

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Didier Mathus
Illustration.
Didier Mathus en 2014.
Fonctions
Député français

(23 ans, 10 mois et 22 jours)
Élection 12 juin 1988
Réélection 28 mars 1993
1er juin 1997
16 juin 2002
17 juin 2007
Circonscription 4e de Saône-et-Loire
Législature IXe, Xe, XIe, XIIe et XIIIe (Cinquième République)
Groupe politique SOC (1988-2007)
SRC (2007-2012)
Prédécesseur Pierre Joxe
Successeur Cécile Untermaier
Maire de Montceau-les-Mines

(18 ans, 9 mois et 11 jours)
Élection 18 juin 1995
Réélection 18 mars 2001
16 mars 2008
Prédécesseur Michel Thomas
Successeur Marie-Claude Jarrot
Conseiller régional de Bourgogne

(9 ans, 3 mois et 9 jours)
Élection 16 mars 1986
Réélection 22 mars 1992
Président Marcel Lucotte (1985-1989)
Raymond Janot (1989-1992)
Jean-Pierre Soisson (1992-1993)
Jean-François Bazin (1993-1998)
Président de la Communauté urbaine Creusot Montceau

(6 ans, 5 mois et 1 jour)
Prédécesseur André Billardon
Successeur Jean-Claude Lagrange
Biographie
Date de naissance (73 ans)
Lieu de naissance Montceau-les-Mines (France)
Nationalité Française
Parti politique PS
Profession Enseignant

Image illustrative de l’article Didier Mathus
Maires de Montceau-les-Mines

Didier Mathus, né le à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), est un enseignant et un homme politique français, membre du Parti socialiste.

Jeunesse et formation

Fils de Maurice Mathus et petit-fils de mineurs, Didier Mathus grandit à Montceau-les-Mines et poursuit des études supérieures à l'université de Dijon où il obtient un doctorat en lettres modernes.

Durant sa jeunesse, il était le leader et chanteur d'un groupe de twist moncellien, Rocky Shalatoune et les Poilus d'Orient, auteurs notamment d'un 45 tours "les 3 cloches"[1],[2].

Carrière politique

Enseignant de profession, il commence sa carrière politique en 1979 en intégrant le cabinet de Pierre Joxe alors élu de Bourgogne. Il devient premier secrétaire de la fédération de Saône-et-Loire du Parti socialiste en 1982 et rejoint, place Beauvau, le cabinet de Pierre Joxe devenu ministre de l'Intérieur.

Il est élu pour la première fois en 1986 lorsqu'il devient conseiller régional socialiste de Bourgogne. Deux ans plus tard, en 1988, il entre à l'Assemblée nationale quand Pierre Joxe, dont il est le suppléant, est appelé au gouvernement par Michel Rocard.

Il est député socialiste de la quatrième circonscription de Saône-et-Loire sans interruption de 1988 à 2012. En 1993, il est le seul député socialiste réélu en Bourgogne avec Pierre Bérégovoy dans la Nièvre. Il est ensuite réélu en 1997 (avec 61,52 % des voix), 2002 (avec 51,61 % des voix), et 2007 (avec 51,23 % des voix). Lors des élections législatives de 2012, à la suite du redécoupage électoral, il ne se représente pas et devient suppléant de Christophe Sirugue, député de la Cinquième circonscription de Saône-et-Loire[3]. À la suite de la nomination de Christophe Sirugue au gouvernement le , Didier Mathus est appelé pour lui succéder à compter du suivant, mais il démissionne de ce mandat le même jour[4]. Sa fonction de membre de la HADOPI est incompatible avec le mandat parlementaire.

Didier Mathus est également élu maire de Montceau-les-Mines en 1995, ville alors détenue par la droite depuis trente ans. Il est réélu en 2001 puis 2008 et battu en 2014.

Activités parlementaires

Audiovisuel

Spécialiste des questions audiovisuelles, il est responsable du groupe parlementaire socialiste pour les questions relatives aux médias et à la communication de 1993 à 2012. Membre de la Commission des affaires culturelles et sociales de l'Assemblée nationale, il est rapporteur budgétaire de la mission « Médias », de 1997 à 2003, et de la mission « Audiovisuel extérieur de la France », de 2007 à 2012.

De 1998 à 2000, il est rapporteur de la loi du portant réforme de l'audiovisuel, qui ouvre notamment la voie au développement de la télévision numérique terrestre, élargit les compétences du Conseil supérieur de l'audiovisuel et crée la holding France Télévisions.

Il est membre de plusieurs missions d'information, celles d'information sur la situation de la presse écrite (1996-1997) ; sur les centres culturels français à l'étranger (2000-2001) ; sur le financement du cinéma en Europe (2001) ; sur la création d’une chaîne d’information télévisée à vocation internationale (2002–2003) ; sur le service public audiovisuel et l’offre de programme (2005-2006). Co-rapporteur de la mission d'information sur la réforme de l'audiovisuel extérieur de la France entre 2011 et 2012, il se prononce contre la fusion de RFI et de France 24[5].

Co-auteur, en 2008, de la proposition de résolution visant à la création d'une commission d'enquête sur le pluralisme et l'indépendance de la presse et des médias, il est également co-auteur, avec François Hollande, du recours au Conseil d’État ayant abouti à la prise en compte du temps de parole du président de la République par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CE, , MM. Hollande et Mathus)[6].

Il est par ailleurs représentant de l'Assemblée nationale aux conseils d'administration de La Cinquième (1993-1997) ; de France 2 (1997-1999) ; de France Télévisions (1999-2002) et de l'Institut national de l'audiovisuel (2010-2012).

Le , il est nommé membre du collège de la HADOPI par le président du Sénat. Opposant à cette autorité administrative qu'il qualifie de « schéma archaïque, inadapté aux enjeux du numérique et de la culture », il déclare à cette occasion : « En me nommant, Jean-Pierre Bel fait de la contre-programmation, de la même manière qu'il a choisi Bernard Maris pour siéger au conseil général de la Banque de France » [7].

Synthèse des fonctions et mandats

Liens externes

Notes et références

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