Didier Maus

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Carrière administrative

Didier Maus a fait ses études supérieures à Paris[1]. Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, d'études supérieures de droit public et de sciences économiques. Il est également licencié en lettres et ancien élève de l'École nationale d'administration (1970-1973).

En 1973, Didier Maus devient administrateur civil au ministère de l'Économie et des Finances[2]. En 1984, il est chargé par François Mitterrand, président de la République, de la publication des Travaux préparatoires de la Constitution de 1958. En mars 1986, il devient directeur du cabinet d'André Rossinot, ministre chargé des relations avec le Parlement. En 1992, Didier Maus est nommé par le président de la République membre du Comité consultatif pour la révision de la constitution avant de devenir, en , conseiller d'André Rossinot, ministre de la Fonction publique. De à , il est directeur de l'Institut international d’administration publique.

En , Didier Maus est nommé conseiller d'État. Il est nommé en 2002 rapporteur général de la Commission des archives constitutionnelles de la Ve République jusqu'au .

Il est également membre de la Commission chargée de réfléchir au statut pénal du président de la République française et nommé par le président de la Cour européenne des droits de l'homme à la Cour constitutionnelle de Bosnie-Herzégovine (). Il est membre du Tribunal constitutionnel de la principauté d'Andorre entre le et , et le préside de à .

Il est admis à la retraite le .

Expert en droit constitutionnel

De 1999 à 2006, Didier Maus assure la présidence de l'Association française de droit constitutionnel. De 1993 à 2007, il est vice-président de l'Association internationale de droit constitutionnel puis élu président en juin 2007. Didier Maus est membre du conseil d'administration de l'Association française de science politique de 1988 à 2000 et animateur de son groupe de travail consacré aux questions parlementaires. En 1990, Didier Maus fonde et dirige avec Louis Favoreu[3] la Revue française de droit constitutionnel (aux Presses universitaires de France)[4]. Le , l’université chrétienne Dimitrie Cantemir de Bucarest remet à Didier Maus, en tant que président de l’association internationale de droit constitutionnel, le titre de docteur honoris causa. Il est membre du Groupe européen de droit public depuis 1990. Il est docteur honoris causa de l'Université d'Athènes ().

Carrière universitaire

Didier Maus enseigne à l'Institut d'études politiques de Paris en tant que maître de conférences et directeur de séminaire (de 1973 à 1999). Il est également de 1972 à 1980 maître de conférences au centre des formations professionnelles et de perfectionnement du ministère de l'Économie et des Finances. En parallèle, il est chargé de cours à Paris-XIII (1979-1980).

En , Didier Maus est élu professeur associé à l'université Paris-I Panthéon-Sorbonne. Il y enseigne jusqu’en 2006 le droit constitutionnel de la Ve République, le droit parlementaire, le droit constitutionnel comparé européen, la justice constitutionnelle comparée, le contentieux constitutionnel comparé et l’histoire du droit constitutionnel. Il codirige, après l’avoir fondé, le diplôme d'études approfondies (DEA) de droit public comparé des États européens. Au sein de l’université, Didier Maus assure la fonction de secrétaire général puis de directeur du centre de recherche de droit constitutionnel de l’université.

Du au , Didier Maus devient professeur à l'université Paul-Cézanne Aix-Marseille III.

De 1974 à 2001, il est vice-président de l'Association internationale des écoles et instituts d’administration.

Depuis 2017, il préside avec Jean-François Sirinelli la Société d'histoire de la Ve République.

Activités politiques

De 1979 à 1983, Didier Maus a été adjoint au maire de Samois-sur-Seine (Seine-et-Marne). De 1989 à 2008, il en est conseiller municipal. De 2014 à 2020, il en est le maire. Il a également été vice-président de la communauté de communes « Pays de Fontainebleau » (2014-2016). De 2017 à 2020 il est conseiller communautaire de l'intercommunalité (26 communes) du Pays de Fontainebleau.

Il adhère au Parti radical « valoisien » et devient membre de son comité exécutif en 1983. De 1987 à 1992, il assure la présidence du comité départemental de l'Union pour la démocratie française (UDF) de Seine-et-Marne. Il préside la commission des lois du Parti radical (1993–1995, réélu en 2003).

En 2017, il participe activement à la réunification des radicaux et devient président de la commission des statuts du Mouvement radical.

Récompenses et distinctions

Publications

Notes et références

Voir aussi

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