De 2006 à 2008, il complète sa formation par un master « Développement local et aménagement du territoire » (DEVTAT) de l'Université de la Nouvelle-Calédonie, travaillant surtout sur l'évolution de la revendication foncière et du régime de redistribution concernant plusieurs clans de la Province Nord. Il devient ensuite chargé de mission auprès du directeur général de l'ADRAF en 2008, puis directeur général adjoint en 2011[3]. Il est par ailleurs nommé au Conseil économique et social de la Nouvelle-Calédonie (CES-NC, devenu en 2013 le Conseil économique, social et environnemental de la Nouvelle-Calédonie ou CESE-NC) au titre du collège des personnalités qualifiées en 2010, et devient 4evice-président ainsi que président de la commission de l'agriculture, de l'élevage, des forêts et de la pêche de cette institution, reconduit en 2016.
Il organise tout particulièrement, au côté du membre du gouvernement non-indépendantiste Nicolas Metzdorf, le développement d'une politique concertée et durable de l'eau, un des chantiers jugés prioritaires par cet exécutif et caractérisé par la tenue d'un Forum H2O à Nouméa en [4]. De ce colloque naît la Mission interservices de l’eau (MISE) qui prépare de façon concertée, pendant six mois, une «politique partagée de l’eau» (PEP) finalement présentée par les deux membres de l'exécutif le . Pour Didier Poidyaliwane, cela s'inscrit dans un contexte mondial de «crises climatique, énergétique, sanitaire, alimentaire et hydrique», où domine «la nécessité de produire plus et partager peu». Ce plan prévoit alors plus de 700 actions réunis en six objectifs stratégiques: sanctuariser les zones de captage et les ressources stratégiques tout en préservant les milieux; fournir 150 litres par jour d’eau potable à tous les habitants d'ici à 2025; sensibiliser, communiquer, informer, éduquer et former pour faire de tous les Néo-calédoniens des «hydro-éco-citoyens»; s’orienter vers le «zéro-rejet d’eau non traitée» à échéance 2045; mettre l’eau au centre de tous les projets d’aménagement à échéance 2025; mieux maîtriser l’eau pour augmenter la production agricole locale et parvenir à un taux de couverture alimentaire de 50% à échéance 2030[5]. Le schéma d'orientation de la PEP est adopté à l'unanimité par les membres du Congrès le [6].