Dieudonné Niangouna

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Naissance (50 ans)
Brazzaville
Activité principale
dramaturge, acteur ou actrice, metteur ou metteuse en scène
Langue d’écriture français
Dieudonné Niangouna
Naissance (50 ans)
Brazzaville
Activité principale
dramaturge, acteur ou actrice, metteur ou metteuse en scène
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture français

Dieudonné Niangouna, né le à Brazzaville au Congo, est un auteur dramatique, metteur en scène et acteur[1].

Dieudonné Niangouna est né le à Brazzaville. Il y fait sa formation artistique au près de Massengo Ma Mbongolo dans la Troupe de Théâtre Kongo dia Ntotila. Il fonde en 1997 la compagnie Les Bruits de la rue, avant d’être reconnu sur la scène internationale. Mêlant langue classique, populaire et poétique, ses textes sont empreints de la réalité congolaise qu’il a vécue : les ravages causés par la guerre civile et les séquelles de la colonie française[2].

En 2003, ensemble avec Abdon Fortuné Koumbha, Jean Felhyt Kimbirima, Arthur Vé Batouméni et Ludovic Louppé, Dieudonné Niangouna crée le festival Mantsina sur scène[3] qui se tient chaque mois de décembre à Brazzaville. En 2003 Dieudonné Niangouna est directeur artistique de Mantsina sur Scène. À partir de 2004 il est directeur artistique et général du dit festival jusqu’en 2015, année où il se retire et donne la direction du festival à Sylvie Dyclo-Pomos.

En 2005, il fait partie des quatre auteurs de théâtre d’Afrique présentés en lecture à la Comédie-Française (Théâtre du Vieux-Colombier) puis est programmé à plusieurs reprises au festival d’Avignon : avec Attitude Clando en 2007, Les Inepties volantes en 2009, Shéda en 2013, édition durant laquelle il est artiste associé de la manifestation.

Ces dernières années, il a notamment créé Le Kung Fu aux Laboratoires d’Aubervilliers, au Künstlerhaus Mousonturm à Francfort, au Théâtre Vidy-Lausanne, au Piccolo Teatro de Milan et au Théâtre national de Strasbourg (2014-2015) et Nkenguegi au Théâtre Vidy-Lausanne, puis à la MC93, au Künstlerhaus Mousonturm à Francfort et en tournée (2016-2017)[2].

En 2013, il est artiste associé au festival d'Avignon[4].

L'édition 2015 du festival Mantsina sur scène, dédiée à Sony Labou Tansi dont ce sont les 20 ans de la mort, abandonne les lieux de théâtre institutionnels de Brazzaville pour se produire dans les rues et les parcelles à la rencontre du public, ce qui sera interprété comme une conséquence de l'engagement de Dieudonné Niangouna[5]. Il précisera cependant avoir eu dès l'origine de cette douzième édition le projet de jouer « hors les murs ».

De 2014 à 2018, il est artiste associé au Künstlerhaus Mousonturm à Frankfurt

En 2014, il est, pendant une année, artiste associé au Laboratoire d’Aubervilliers

En 2019, il est, pendant une saison, artiste associé au Théâtre des Quartiers d'Ivry[6].

De 2018 à 2021, il est artiste associé au Théâtre des 13 Vents - Montpellier

De 2020 à 2023, il est artiste associé à la Manufacture - Centre Dramatique National de Nancy

En 2015, il reçoit le prix littéraire des lycéens, apprentis et stagiaires de la formation professionnelle en Île-de-France pour sa pièce de théâtre M’appelle Mohamed Ali.

L'Académie française lui décerne, en 2021, le prix du jeune théâtre Béatrix-Dussane–André-Roussin pour l'ensemble de ses ouvrages dramatiques[7].

En 2024, il est reçoit le prix littéraire, Le Grand Prix Afrique Avant Garde, pour son deuxième roman, La Mise en Papa.

Prise de position politique

En 2015, il s'oppose au projet de réforme constitutionnelle proposé par Denis Sassou N'Guesso au référendum en signant une lettre ouverte « Nous ne sommes pas tous des Néron »[8].

Œuvres

Notes et références

Voir aussi

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