Dimitri Soudas
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Dimitri Soudas, né le , est l'ancien directeur des communications du premier ministre canadien Stephen Harper, l'ancien directeur exécutif du Comité olympique canadien et l'ancien directeur exécutif du Parti conservateur du Canada. Il est connu pour être un membre très actif et influent de l'équipe de Stephen Harper[1].
Carrière
Entre 2006 et 2011, Dimitri Soudas a été un membre « très en vue »[2] de l'équipe de communication du premier ministre Stephen Harper, et l'un de ses « collaborateurs les plus proches et les plus fidèles »[3]. Il est d'abord attaché de presse, puis directeur adjoint des communications au cabinet du premier ministre. Au printemps 2010, il est nommé directeur des communications au cabinet du premier ministre, la suite de la démission de son prédécesseur, John Williamson. Le , Dimitri Soudas annonce quitter son poste de porte-parole en chef de Stephen Harper[1]. Il est remplacé par Angelo Persichilli[4].
À partir d', il occupe le poste de directeur exécutif des communications du Comité olympique canadien[5]. En , deux mois avant les Jeux olympiques de Sotchi[6], Soudas démissionne et est nommé directeur exécutif du Parti conservateur du Canada. Le premier ministre Harper lui aurait personnellement demandé de prendre en charge les opérations du parti[6].
En , Stephen Harper exige la démission de Dimitri Soudas après la sortie d'allégations selon lesquelles ce dernier aurait utilisé les ressources du parti pour soutenir la candidature de sa fiancée, Eve Adams, dans sa course à l'investiture conservatrice dans Oakville North-Burlington. En plus de s'impliquer personnellement dans la course pour la nouvelle circonscription d'Oakville North-Burlington, Dimitri Soudas aurait demandé à son assistante exécutive de passer des appels dans la circonscription afin de solliciter des soutiens potentiels pour sa fiancée — en violation de certaines conditions du contrat de travail de Dimitri Soudas —, en tant que l'un des principaux stratèges du parti[7].
Le Parti conservateur du Canada présente le départ soudain de Dimitri Soudas, tant publiquement qu'en interne, comme une démission et non comme un licenciement[7].
Près d'un an plus tard, en , Eve Adams change de camp et rejoint le caucus du Parti libéral avec l'appui de Soudas[8].
Attaques contre Pierre Poilievre
En , Dimitri Soudas publie dans le Toronto Star une lettre d'opinion intitulée en anglais : I'm a former senior aide to Stephen Harper. Pierre Poilievre is dismantling the principled, trustworthy Conservative Party we tried to build. Il y exprime la position selon laquelle le style politique de Pierre Poilievre serait préjudiciable au Parti conservateur du Canada, malgré le résultat électoral de 41,3 %, le meilleur résultat national du parti depuis son unification[9].
À la suite de cette publication, l'ancien premier ministre Stephen Harper, par l'intermédiaire de son ancienne directrice de cabinet, Anna Tomala, indique publiquement que Soudas ne s'exprime pas en son nom et qu'il ne partage pas le contenu de la lettre[10].
Achat d’une carte de membre du Parti libéral du Canada
À l'été 2015, en prévision de la tentative de nomination libérale de son ex-conjointe Ève Adams dans la circonscription d'Eglinton–Lawrence, Dimitri Soudas a acheté une carte de membre du Parti libéral du Canada pour appuyer sa candidature. Ève Adams a finalement été battue pour l'investiture libérale par l'ancien ministre libéral Marco Mendicino[11].
Impôts non payés
En , le quotidien La Presse rapportait que Dimitri Soudas a eu maille à partir avec Revenu Québec alors qu'il était directeur des communications du premier ministre Stephen Harper.
Dimitri Soudas aurait ainsi reçu, de mai 2008 à avril 2011, des avis répétés selon lesquels il devait 67 467 $ en impôts impayés à Revenu Québec, incluant les intérêts[12].
Controverse du Port de Montréal
En 2012, Dimitri Soudas a été nommé vice-président aux affaires corporatives du Port de Montréal, une nomination critiquée pour ses liens avec le gouvernement conservateur de Stephen Harper et un processus de recrutement jugé accéléré[13].
La controverse a été amplifiée par le rôle du sénateur Leo Housakos, qui aurait soutenu Dimitri Soudas et exercé des pressions politiques sur le Port de Montréal. Des questions ont aussi été soulevées sur ses communications avec le ministre fédéral des Transports concernant le mandat de la présidente du port, Sylvie Vachon[14].