Dino Roberto
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Cet article est une ébauche concernant un journaliste italien.
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Bernardino Dino Roberto |
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Bernardino Roberto, dit Dino Roberto, né en 1886 à Milan et mort en 1966, est un journaliste italien.
Interventionnisme et activité à Il Popolo d'Italia
Expulsé du Parti socialiste italien (PSI) pour avoir soutenu l'intervention de l'Italie durant la Première Guerre mondiale, il s'engage comme volontaire au front et est gravement blessé le 23 mai 1915 dans la tranchée des Frasche, lors de l’assaut au cours duquel mourut Filippo Corridoni[1].
Invalide de guerre, membre fondateur de l'Associazione Nazionale fra Mutilati ed Invalidi di Guerra en 1917 et collaborateur de L'Italia nostra, Mussolini l'engage comme rédacteur à Il Popolo d’Italia, travail qu’il exerce jusqu’en 1919, « lorsque des divergences de vues politiques avec l’actuel chef du gouvernement – écrivit-il en 1933 depuis la maison pénale de Volterra au ministère de la Justice – le contraignirent à démissionner »[1]. Durant sa collaboration avec le journal, il joue un rôle important dans le financement de ce dernier en se rendant à Paris, en mars 1915, avec Alceste de Ambris[2]. Dans la capitale française, ils rencontrent Luigi Campolonghi, qui était en contact avec les milieux gouvernementaux. Tous trois rendirent ensuite visite au ministre d’État français Jules Guesde. Après la Seconde Guerre mondiale, Gaetano Salvemini racontera les évènements :
« Ils (les trois) souhaitaient que Guesde envoie des émissaires afin de rallier les socialistes italiens à la cause interventionniste. Au cours de leur entretien, Marius Moutet, député socialiste français et secrétaire général de Guesde, entra dans la pièce. Il portait une enveloppe gonflée de billets de banque, que Guesde plaça sans commentaire dans un tiroir de son bureau. Quelques instants plus tard, alors que ses visiteurs s’apprêtaient à partir, Guesde reprit l’enveloppe et tenta de la remettre à Roberto, expliquant qu’elle contenait la « contribution mensuelle » de Mussolini de la part de ses « camarades français ». Les visiteurs de Guesde hésitèrent à accepter l’enveloppe. Celui-ci ajouta alors que les fonds ne provenaient pas du gouvernement français, mais résultaient d’une souscription volontaire organisée parmi les socialistes français. De Ambris accepta finalement la somme, que Mussolini reçut en bonne et due forme. L’implication était que ce versement constituait l’un des premiers d’une série de paiements destinés à Mussolini »[2].
Antifascisme
Après avoir rompu avec le fascisme en 1920 et avec Il Popolo d'Italia, Roberto s'engage dans les rangs du Parti républicain italien (PRI) ; il est blessé en défendant les sièges du parti contre les attaques des squadristes[3]. Membre actif de « Giustizia e Libertà », il est condamné à dix ans de prison par le Tribunal spécial[4]. Dans la lettre, après avoir obtenu son transfert pour ne pas cohabiter en prison avec certains condamnés pour espionnage militaire, Roberto donne une démonstration de son patriotisme : « Tout en étant en désaccord avec le fascisme quant aux moyens, le soussigné s’accorde avec lui quant à la fin de vouloir une Italie grande et respectée. Voilà pourquoi il ne peut pas vivre tranquillement avec ceux qui l’ont trahie par avidité d’argent »[1].
Après le 8 septembre 1943, il s’exila en Suisse.
Notes et références
- 1 2 3 Paolo Palma, Una bomba per il duce la centrale antifascista di Pacciardi a Lugano : 1927-1933, Rubbettino, (lire en ligne), p. 155-156
- 1 2 William A. Renzi, « Mussolini's sources of financial support, 1914-1915 », History, vol. 56, no 187, , p. 189-206 (lire en ligne)
- ↑ Ernesto Rossi et Gaetano Salvemini, Dall’ esilio alla Repubblica Lettere 1944-1957, Bollati Boringhieri, (lire en ligne)
- ↑ Luigi Einaudi et Ernesto Rossi, Carteggio (1925-1961 ), Torino, Fondazione Luigi Einaudi, 126 p. (lire en ligne)
Bibliographie
- Paolo Palma, Una bomba per il duce la centrale antifascista di Pacciardi a Lugano : 1927-1933, Rubbettino, 2003, p.155-156.