Diocèse d'Augsbourg
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| Diocèse d'Augsbourg (de) Bistum Augsburg (la) Dioecesis Augustanus Vindelicorum | ||
La cathédrale Notre-Dame d'Augsbourg. | ||
| Informations générales | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Église | catholique | |
| Rite liturgique | romain | |
| Type de juridiction | diocèse | |
| Création | VIe siècle | |
| Affiliation | Église catholique en Allemagne | |
| Province ecclésiastique | de Munich et Freising | |
| Siège | Augsbourg | |
| Conférence des évêques | Allemagne | |
| Titulaire actuel | Bertram Meier, depuis 2020 | |
| Langue(s) liturgique(s) | allemand | |
| Calendrier | grégorien | |
| Statistiques | ||
| Paroisses | 996 | |
| Prêtres | 822 | |
| Diacres | 183 | |
| Religieux | 491 | |
| Religieuses | 910 | |
| Superficie | 13 250 km2 | |
| Population totale | 2 460 076 (2023) | |
| Population catholique | 1 302 000 (2023) | |
| Pourcentage de catholiques | 52,9 % | |
| Site web | site du diocèse | |
Localisation du diocèse | ||
| (en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org | ||
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Le diocèse d'Augsbourg (en latin : dioecesis Augustanus Vindelicorum ; en allemand : Bistum Augsburg ; en bavarois : ) est une Église particulière de l'Église catholique en Bavière (Allemagne). Son siège est la cathédrale Notre-Dame d'Augsbourg. Érigé au VIe siècle, ce diocèse est un des diocèses historiques de la Souabe. Depuis 1818, il comprend la Souabe bavaroise et est suffragant de l'archidiocèse de Munich et Freising.
Le diocèse constitua une principauté ecclésiastique du Saint-Empire romain germanique qui demeura suffragante de l'ancienne province ecclésiastique de Mayence, jusqu'à sa médiatisation en 1803.

Le diocèse d'Augsbourg couvre l'actuel district de Souabe, à l'exception de Sielenbach.
Il comprend aussi une partie de la Haute-Bavière, à savoir : la majeure part de l'arrondissement de Starnberg et de celui de Pfaffenhofen an der Ilm ainsi que l'arrondissement de Weilheim-Schongau, à l'exception de Wildsteig, Rottenbuch, Böbing, Peiting, Hohenpeissenberg et Eglfing.
Le territoire s'étend sur 13 250 km2, et il est divisé en 996 paroisses, regroupées en 23 doyennés (depuis le ).
Cathédrales
La cathédrale Notre-Dame d'Augsbourg, dédiée à Marie, est la cathédrale du diocèse.
La basilique Saint-Pierre de Dillingen, dédiée à l'apôtre Pierre, est la cocathédrale du diocèse ainsi qu'une église paroissiale et, depuis le , une basilique mineure.
L'église paroissiale Saint-Pierre de Neubourg-sur-le-Danube était la cathédrale de l'ancien diocèse de Neubourg (de) au VIIIe siècle.
Basiliques mineures
Outre la basilique Saint-Pierre de Dillingen, le diocèse d'Augsbourg compte cinq basiliques mineures :
- la basilique Saint-Benoît, dédiée à Benoît de Nursie, est l'église abbatiale de l'abbaye de Benediktbeuern et, depuis le , une basilique mineure ;
- la basilique Saint-Ulrich-et-Sainte-Afre d'Augsbourg, dédiée à saint Ulrich d'Augsbourg et à sainte Afre, est une église paroissiale et, depuis le , une basilique mineure ;
- la basilique Saint-Laurent (en) de Kempten, église paroissiale et ancienne église de l'abbaye de Kempten (bénédictine), dédiée à saint Laurent de Rome, les patronages secondaires étant l'Assomption de Marie et les saints patrons de la ville Gordien et Épimaque ;
- la basilique Saint-Michel (de) d'Altenstadt, dédiée à l'archange saint Michel ;
- la basilique Saint-Alexandre-et-Saint-Théodore, dédiée à saint Alexandre de Rome et à saint Théodore d'Octodure, est l'église abbatiale de l'abbaye d'Ottobeuren et, depuis le , une basilique mineure.
Histoire
Augusta Vindelicorum était l'ancien nom de la ville d'Augsbourg, située dans la province impériale de la Rhétie, où elle resta intégrée depuis la conquête romaine jusqu'à la fin de l'Empire. Déjà à l'époque des persécutions, Augusta comptait des chrétiens, comme en témoignent le martyre de sainte Afra (début du IVe siècle), patronne du diocèse, et la continuité du culte qui lui est rendu. Cependant, la tradition tardive rapportée par les Acta de sainte Afra, selon laquelle le diocèse aurait été fondé par saint Narcisse évêque de Gérone en Espagne, et aurait eu pour premier évêque l'oncle de la sainte, saint Denis, doit être considérée comme une légende[1].
Les anciens catalogues épiscopaux mentionnent une série de noms d'évêques non attestés historiquement et insuffisants pour couvrir une période allant du Ve-VIe siècles, époque à laquelle le diocèse a probablement été érigé, à la première moitié du VIIIe siècle, période à laquelle est attesté le premier évêque certain d'Augsbourg, Wikterp (ou Wigbert). À partir de cette période, l'appartenance du diocèse à la province ecclésiastique de l'archidiocèse de Mayence est attestée[2].
Avec l'évêque Simperto (IXe siècle), les limites du diocèse furent fixées (on comptera jusqu'à 39 doyennés ruraux) et la ville devint un centre fondamental de la culture bénédictine, ce qui favorisa la fondation de nouvelles abbayes, comme celles de Wessobrunn, Benediktbeuern et Ottobeuren. Sous Simperto, le diocèse incorpora également les territoires de l'ancien diocèse de Neubourg.
Dès le VIIIe siècle, les évêques d'Augsbourg acquirent des biens, des immunités et des privilèges, qui constituèrent la principauté épiscopale d'Augsbourg (Hochstift Augsburg), consolidée par le grand évêque et patron de la ville et du diocèse, saint Ulrich (en fonction de 923 à 973). Homme dévoué et pieux, profondément attentif à l'éducation du clergé, à la discipline dans les monastères et à la pratique religieuse du peuple, il soutint sans réserve l'Empire et devint le confident d'Otton Ier de Saxe, qui lui accorda le droit, inhabituel à l'époque, de battre monnaie.
La cathédrale d'Augsbourg fut commencée par l'évêque Leuthold (Liutolf) († 996) et achevée par Emmerich von Leiningen († 1077), à qui l'on doit également la construction de la basilique Saint-Ulrich-et-Sainte-Afre, important lieu de pèlerinage du diocèse.
À l'époque de l'évêque Hartmann († 1286), la ville d'Augsbourg obtint le statut de ville libre d'Empire ; la ville de Dillingen sur le Danube devint la capitale de la principauté épiscopale et la deuxième résidence des évêques.
La Réforme protestante connut un succès modéré dans le diocèse, entraînant le passage à la nouvelle confession religieuse de 142 paroisses (13,1 % du total), 8 abbayes masculines et 5 abbayes féminines, ainsi que 13 couvents des ordres mendiants. Si le diocèse resta globalement fidèle au catholicisme, ce fut surtout grâce aux différents princes qui gouvernaient le territoire diocésain, les ducs de Bavière et d'Autriche, et les princes ecclésiastiques de Kempten, d'Ellwangen et des 9 abbayes impériales situées dans le diocèse[3].
Augsbourg fut choisie comme siège de plusieurs Reichstag (assemblées étatiques puis parlementaires) importantes, qui jouèrent un rôle décisif dans l'histoire religieuse de l'Allemagne : celle de 1518, où eut lieu le débat théologique entre Martin Luther et le cardinal Thomas de Vio ; celle de 1530, où fut rédigée ce qui est passé à l'histoire comme la Confession d'Augsbourg ; et celle de 1555, lors de laquelle fut conclue la paix d'Augsbourg.
Avec l'aide du jésuite Pierre Canisius, évêque de Vienne, l'évêque Othon Truchsess de Waldbourg lança la Contre-Réforme dans son diocèse et fonda une université catholique réformée à Dillingen en 1549, qui contribua à diffuser les idéaux du concile de Trente dans le diocèse ; en 1735, le séminaire de Pfaffenhausen fut également érigé.
À l'époque baroque, Augsbourg s'enrichit de nombreuses œuvres d'art réalisées par des architectes, des peintres et des stucateurs de renom qui travaillèrent dans les églises du diocèse. Les monastères et les églises paroissiales les plus célèbres de la région, comme celle du Pfaffenwinkel, datent de cette époque. L'École de Wessobrunn, le monastère Marienmünster (de) près de Dießen am Ammersee, l'abbaye de Benediktbeuern, celle de Sainte-Ottilie près d'Eresing et l'église de Wies de Steingaden ont été construits dans le même style.
La principauté ecclésiastique d'Augsbourg fut supprimée avec le recès de la Diète d'Empire et la sécularisation de 1803, et son territoire fut annexé au royaume de Bavière. Le diocèse subit également quelques changements à la suite des événements politiques. Le dernier prince-évêque, Clément Wenceslas de Saxe, mourut en 1812 et le diocèse resta vacant pendant plusieurs années, durant lesquelles il fut administré par le vicaire général François-Frédéric de Sturmfeder.
À la suite du concordat conclu avec le royaume de Bavière le [4], le pape Pie VII publia le suivant la bulle Dei ac Domini nostri, par laquelle il réorganisait les circonscriptions ecclésiastiques de Bavière. Le diocèse d'Augsbourg devint suffragant de l'archidiocèse de Munich et Freising et engloba les territoires de la prévôté supprimée d'Ellwangen. D'un point de vue territorial, les nouvelles frontières diocésaines coïncidaient avec celles du royaume de Bavière : elle acquit ainsi 65 paroisses de l'ancien diocèse de Constance, mais céda en même temps 79 autres au diocèse de Rottenbourg (à l'ouest) et 12 du Vorarlberg et du Tyrol au diocèse de Bressanone (au sud)[5].
En 1823, le séminaire d'État fut cédé au diocèse, qui en fit le centre de formation de ses prêtres ; il fut reconstruit par l'évêque Maximilian von Lingg en 1914 ; en 1862, le petit séminaire fut inauguré.
Le , le diocèse céda une petite partie de son territoire à l'archidiocèse de Munich et Freising[6]
Évêques
L'actuel évêque d'Augsbourg est Bertram Meier depuis 2020.