Église catholique en Allemagne

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Président de la représentation Heiner Wilmer
Langue(s) Allemand
Église catholique en Allemagne
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte des diocèses catholiques romains en Allemagne.
Pays Allemagne
Représentation Conférence épiscopale allemande
Président de la représentation Heiner Wilmer
Langue(s) Allemand
Date 2024
Population 19,8 millions[1]
Pourcentage 23,7 %
Histoire
14 ap. J.-C. Début du culte impérial appelé « culte d'Auguste »
Entre 64-68 Début des persécutions anti-chrétiennes
313 Édit de Milan : début de la liberté de religion et fin des persécutions
391 Le christianisme devient religion d'État
Luther publie ses 95 thèses : début de la luthéranisme (réforme protestante)
Le Decet Romanum Pontificem excommunie Luther
L'édit impérial de Worms interdit le luthéranisme ou autres hérésies schismatiques
/ Six princes déposent un acte de « protestation » contre la diète impériale de Spire
Début de la guerre de Smalkalde entre les princes luthériens et l’empereur catholique
Paix d'Augsbourg : fin de la guerre de Smalkalde, égalité entre les luthériens et catholiques
Fin du concile de Trente et début de la Contre-Réforme catholique
Défenestration de Prague, début de la guerre de Trente Ans
Traités de Westphalie, fin de la guerre de Trente Ans et de la Contre-Réforme catholique, chaque État a le droit de choisir sa confession catholique, luthérienne ou calviniste
1933 - 1945 voir Église catholique d'Allemagne face au nazisme
La loi fondamentale préserve une liberté de culte sans laïcité ni religion d'État qui finance les religions reconnues
Déclaration commune sur la justification par la foi entre l'Église catholique et deux fédérations d'Églises protestantes

Voir aussi

Modèle:Palette Religions en Allemagne
Religion par pays

L'Église catholique en Allemagne (en allemand : « Katholische Kirche in Deutschland »), désigne l'organisme institutionnel et sa communauté locale ayant pour religion le catholicisme en Allemagne[2].

L'Église catholique en Allemagne est organisée en sept provinces ecclésiastiques, qui ne sont pas soumises à une juridiction nationale au sein d'une église nationale mais qui sont soumises à la juridiction universelle du pape, évêque de Rome, au sein de l'« Église universelle[2] ».

Les sept provinces répartissent vingt-sept diocèses (sept archidiocèses métropolitains et vingt diocèses) qui rassemblent toutes les paroisses de l'Allemagne[3].

En communion avec le Saint-Siège, les évêques des diocèses en Allemagne sont membres d'une instance de concertation, la Conférence épiscopale allemande.

Depuis 1918, l'Allemagne n'a plus de religions d'État ni officielles. L'article 4 de la loi fondamentale de 1949 dispose que « La liberté de professer des croyances religieuses sont inviolables »[4] autorisant[5],[6] ainsi l'Église catholique.

L'Église catholique est la communauté religieuse comptant le plus de membres en Allemagne si on excepte les sans-religions.

Un des plus anciens archevêchés d'Allemagne est l'archidiocèse de Cologne qui remonte à 313, date du premier évêque de Cologne, Maternus. À cette époque, la ville de Cologne est romaine et les premiers chrétiens doivent se rassembler dans les sous-sols (voir Persécution des chrétiens dans la Rome antique).

Le discours de Luther, à la diète de Worms, en 1521, instaure le schisme entre les luthériens et catholiques[7].

La Conférence épiscopale allemande de 1931 puis en 1932, interdirent aux catholiques d'adhérer au parti national-socialiste. En revanche, la conférence de 1933 qui se tient quelques jours après le vote de la loi des pleins pouvoirs, lève cette interdiction.

L'Église catholique en Allemagne donna le , un pape allemand à la tête de l'Église catholique. L'ancien pape, Benoît XVI, né Joseph Alois Ratzinger en 1927, est, en effet, un Bavarois[8].

L'impôt sur la religion

Chaque citoyen Allemand doit, par ailleurs, déclarer sa religion au service des impôts, environ 8 % de l'impôt sur le revenu étant prélevé par l'Église à laquelle il appartient. Est dit catholique, ou protestant, toute personne étant baptisée : pour ne pas se voir prélever cette dime, il faut effectuer une sortie de l'Église (Kirchenaustritt), c'est-à-dire se faire rayer des registres de baptême, opération elle-même payante (environ 50 euros)[9]. Cette somme est d'environ 500 euros pour 40 000 euros de revenu annuel[10]. L'État prélève cet impôt à la source mais facture aux Églises les frais de leur recouvrement.

L'autonomie des sociétés religieuses, deuxième employeur après l'État

L'art. 140 de la loi fondamentale reprend les articles de la Constitution de Weimar relatifs aux rapports entre l'État et les cultes, dont l'article 137 qui permet « aux sociétés à caractère religieux [Religionsgesellschaft, voir Körperschaftsstatus (de)] de créer une « corporation » ou collectivité de droit public qui leur permet de prendre en charge certains domaines du service public (comme l´enseignement, l´éducation, l´aide sociale, la santé publique, etc) de manière parfaitement autonome (« selbstständig ») »[11]. Cette autonomie est très large, puisqu'elle permet à celles-ci de ne pas appliquer la loi sur l´organisation des entreprises (« Betriebsverfassungsgesetz (de) »), celle sur les discriminations (« Allgemeines Gleichbehandlungsgesetz (de) »), le droit de syndical et de grève, tandis que les prescriptions religieuses s'appliquent strictement[11]. Par exemple, un médecin d'une clinique catholique a pu ainsi être licencié pour cause de remariage civil, ce qui a été validé par la Cour constitutionnelle allemande en [11].

Avec 1,3 million de salariés, la Caritas et la Diaconie sont ainsi les deuxièmes plus gros employeurs après l'État[11].

Organisation

Principaux sanctuaires et pèlerinages

Statistiques

Notes et références

Annexes

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