Diocèse de Szeged-Csanád
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| Diocèse de Szeged-Csanád (la) Dioecesis Szegediensis-Csanadiensis | ||
La cathédrale de Szeged. | ||
| Informations générales | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Province ecclésiastique | Archidiocèse de Kalocsa-Kecskemét | |
| Titulaire actuel | László Kiss-Rigó | |
| Langue(s) liturgique(s) | Hongrois, latin | |
| Statistiques | ||
| Paroisses | 111 | |
| Prêtres | 95 | |
| Religieux | 61 | |
| Religieuses | 23 | |
| Superficie | 10 851 km2 | |
| Population totale | 812 800 (2022) | |
| Population catholique | 357 530 | |
| Pourcentage de catholiques | 44 % | |
| Site web | Site du diocèse | |
Localisation du diocèse | ||
| .html (en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org | ||
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Le diocèse de Szeged-Csanád (en latin : Dioecesis Segediensis-Csanadiensis, en hongrois : Szeged-Csanádi egyházmegye) est un siège de l'Église catholique situé au sud de la Hongrie, autour de la ville de Szeged. Il est suffragant de l'archidiocèse de Kalocsa-Kecskemét. Depuis 2006, il est tenu par l'évêque László Kiss-Rigó.
L'ensemble du diocèse comprend les comitats de Csongrád-Csanád et de Békés et, dans une moindre mesure, celui de Jász-Nagykun-Szolnok (les villes de Kunszentmárton, Túrkeve et Mezőtúr, ainsi que les municipalités de Mesterszállás, Kuncsorba, Mezőhék et Kungyalu).
L'église cathédrale du diocèse est l'église votive, dédiée à Notre-Dame-des-Hongrois. À Békéscsaba se trouve la cocathédrale Saint-Antoine de Padoue (en). Csanád est le nom historique du diocèse, qui correspond à l'actuelle municipalité roumaine de Cenad, à la frontière hongroise.
Le territoire couvre 10 851 km2, et il est divisé en 111 paroisses, regroupées en huit doyennés : Gyula, Szarvas, Orosháza, Mezőkovácsháza, Szentes, Makó, Seghedino et Kistelek.
Histoire
Étienne Ier de Hongrie, dans sa volonté de régner sur tout le bassin des Carpates, a dû combattre les chefs tribaux hongrois se trouvant dans la partie orientale du bassin qui lui résistaient. Il a battu le chef Gyula III de Transylvanie en 1003 et a rattaché le territoire à son royaume. Il s'est ensuite retourné contre Kean (dit aussi kagan), prince (dux) des Bulgares et des Slaves, se trouvant dans la Transylvanie du sud, ou chef d’une sorte d’État tribal d’origine bulgare dans le bassin des Carpates[1]. Il a imposé la conversion au christianisme à tous les peuples qu'il venait de conquérir. L'armée royale est commandée par Doboka, un parent du roi Étienne, qui a donné son nom au comitat de Doboka, au nord de la Transylvanie et dont il a été probablement le premier ispán.
En 1009, le roi Étienne emploie des forces militaires pour assujettir et convertir les Hongrois noirs[2] de la région du Danube et de la Drave. Puis il donne en mariage sa jeune sœur à Samuel Aba, chef de la tribu des Kavars du Matra, dont il fait un ispán de sa cour, puis un nádorispán et étend son autorité sur son territoire. La conversion du territoire de Vata lui a permis d'étendre sa domination jusqu'à la rivière Körös. En 1020, il ne reste qu'une tribu qui résiste à l'autorité du roi Étienne, celle d'Ajtony, dont la capitale est Marosvár établie sur les bords du Maros (en roumain : Mureș). Étienne Ier envoie contre lui son armée commandée par Csanád, fils de Doboka. La date de la victoire de l'armée royale sur Ajtony est sujette à controverse, mais il s'agit probablement de 1028, peu de temps avant la fondation du diocèse dans la ville de Csanád (en roumain : Cenad), en 1030, dont la date est certaine. Grâce à cette victoire, le roi Étienne Ier a le contrôle de l'ensemble du bassin des Carpates. Le premier évêque de Csanád est saint Gérard de Csanád (1030-1046)[3].