Dirty Diaries
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Dirty Diaries est une collection de courts métrages pornographiques destinés à offrir un point de vue de femmes cinéastes sur la sexualité. Produits en Suède en 2009 par Mia Engberg, le film a suscité une controverse avant et après sa sortie, à cause de son contenu alternatif, et du fait qu'il ait été financé par des fonds publics. Bien que le contenu des courts métrages soit très diversifié, plusieurs adoptent un ton humoristique, critique et queer.
Les courts métrages qui constituent le film sont très différents, aussi bien dans leur longueur que dans leur style.
- Skin : Un homme et une femme, habillé d'un cocon de nylon se caressent intimement. Après un moment, les deux coupent leur cocon, révélant ainsi leurs corps nus. Sur fonds musical doux seulement, les deux font l'amour oralement et se pénètrent.
- Fruitcake : mosaïque de vues rapprochées de différents objets et d'anus humains qui sont léchés, mouillés avec de la salive, pénétrés au doigt ou avec des jouets sexuels. Un monologue accompagne les images.
- Night Time: Une femme embrasse passionnément un homme tout en se filmant. Ensuite, ils se font mutuellement l'amour oral et la femme atteint l'orgasme plus tard à l'aide d'un vibrateur.
- Dildoman : un court métrage d'animation qui se situe dans un club de striptease. Un homme se masturbant et un homme âgé observent deux femmes faisant l'amour sur une table de billard. L'un des hommes est subitement pris par l'une des femmes, qui est maintenant une géante. La femme introduit ensuite l'homme dans son vagin. Lorsqu'elle obtient un orgasme, l'homme devient mou.
- Body Contact : Deux femmes se filmant mutuellement recherchent, sur un site de rencontre pornographique, un homme comme partenaire sexuel. Un homme leur montre son pénis à l'aide d'une webcam. Plus tard, il leur rend visite, mais est agacé par la présence de la caméra. Les deux femmes le convainquent de leur faire l'amour.
- Red Like Cherry est une série de plans flous avec des personnes non identifiées qui nagent dans les vagues, et qui font ensuite l'amour.
- On Your Back Woman est une série de clips où l'on voit des femmes à demi ou complètement nues se battre.
- Phone Fuck suit la conversation téléphonique de deux femmes qui se sont récemment séparées, et qui vont finir par faire l'amour par téléphone
- Brown Cock montre le pelvis d'une femme caucasienne. Elle se fait pénétrer par un gode tenu par une femme et, plus tard, par son poing. Les deux femmes tiennent un dialogue tout au long du film, commentant l'acte sexuel.
- Flasher Girl on Tour est un manifeste de la cinéaste qui aime faire de l'exhibitionnisme. Dans le film, elle se rend à Paris où elle s'expose au regard des hommes et explique ses motivations pour le faire.
- Authority : Une femme légèrement vêtue se fait surprendre par une policière en train de dessiner un graffiti. Après une poursuite dans un bâtiment vide, les deux femmes font l'amour de façon robuste : crachats, gifles et pénétration orale.
- For the Liberation of Men est un mélange de gros plans sur le visage d'une vieille femme et de plans où l'on voit un homme habillé de vêtements féminins se masturber.
- Come Together : un court métrage réalisé par Engberg et d'autres avant de tourner les douze courts métrages. Engberg et d'autres se filment alors qu'elles se masturbent et atteignent l'orgasme.
Fiche technique
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- Titre : Dirty Diaries
- Réalisation :
- Mia Engberg (Come Together)
- Elin Magnusson (Skin)
- Saara Kaaman et Ester Martin Bergsmark (Fruitcake)
- Nelli Roselli (Night Time)
- Åsa Sandzén (Dildoman)
- P. Harlot alias Pella Kagerman (Body Contact)
- Tora Mårtens (Red Like Cherry)
- Wolfe Madam (On Your Back, Woman!)
- Ingrid Ryberg (Phone Fuck)
- Joanna Rytel (Flashing Girl On Tour)
- Marit Ösberg (Authority)
- Jennifer Rainsford (For The Liberation Of Men)
- Universal Pussy (Brown Cock)
- Musique : Bonnie L.L. et Fever Ray
- Montage : Marinella Angusti et Hanna Lejonqvist
- Production : Mia Engberg et Göran Olsson
- Sociétés de production : Njutafilms, Story AB, Institut suédois du film
- Sociétés de distribution : KMBO (France), Dutch FilmWorks (en) (Belgique, Luxembourg et Pays-Bas), Petra Joy (Suisse, Allemagne et Autriche), Another World Entertainment (en) (Danemark), EDKO (Beijing) Distribution (en) (Japon), Lust Films (Espagne)
- Pays de production :
Suède - Langues originales : anglais et suédois
- Format : couleur - vidéo
- Durée : 105 minutes / 98 minutes
- Dates de sortie :
- Suède : (sortie limitée)
- France :
- Classification :
Distribution
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- Leonide Andersson
- Ester Martin Bergsmark
- Mia Engberg
- Lena Huden
- Sara Kaaman
- Helena Lindblom
- Axel Petersen
- Helena Sandström
Production
L'idée de créer Dirty Diaries est née après que Engberg et quelques-unes de ses amies eurent réalisé Come Together (« Venir ensemble ») pour le Festival International du Film de Stockholm. Il s'agissait d'un court métrage où chaque participante se filmait avec un téléphone portable en train de se masturber. Come Together a reçu beaucoup de commentaires négatifs, surtout de la part des hommes, qui se plaignirent que les actrices-réalisatrices n'étaient pas attirantes. Pour Engberg, c'était la preuve que les films pornographiques exigeaient des actrices qu'elles soient agréables à regarder pour un public essentiellement masculin.
Enberg avait déjà réalisé un court métrage pornographique, Selma and Sofie, qui avait rencontré un petit succès. Cela, ajouté à d'autres aventures culturelles réussies, ont motivé l'Institut suédois du film à fournir un budget initial de 350 000 couronnes (environ 35 000 euros), auxquelles s'ajoutèrent plus tard 150 000 couronnes.