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Plusieurs informations sont relatives aux travaux d'Alain Decau et de facto sources fantaisistes sans réel poids et méthodologie propre à la science historique.
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Guerre de Succession de Pologne
Bonjour,
J'ai remarqué que dans le chapitre "Les guerres du règne", aucun sous-chapitre ne concerne la guerre de succession de Pologne. Est-ce un oubli ou est-ce volontaire?
Bien cordialement, JojoMarg (discuter) 2 décembre 2022 à 11:06 (CET)
c'est volontaire, la France n'a pas vraiment participé à la guerre --Fuucx (discuter) 2 décembre 2022 à 11:19 (CET)
Attention, vous oubliez l'invasion du duché de Lorraine (certes sans résistance) et les opérations menées par l'armée du Rhin sur la rive droite du fleuve en 1734. Le maréchal de Berwick, fils illégitime du roi Jacques II, meurt d'ailleurs durant le siège de Philippsbourg cette année-là. De même, les troupes françaises pénètrent en Italie et mènent des combats violents, aux côtés des troupes piémontaises, contre les Autrichiens à l'été 1734.
C'est grâce aux succès remportés par la France et ses alliés que l'Autriche accepte rapidement de négocier.
Certes, cette guerre a été "éclipsée" dans la mémoire collective par les deux conflits qui lui ont succédé mais elle constitue le conflit le plus victorieux du règne, qui permet le rattachement de la Lorraine à la France. Elle marque également symboliquement le passage de relais entre la génération des maréchaux de Louis XIV (de Villars...) et de Louis XV (de Saxe...).
Jean-Christian Petitfils consacre d'ailleurs une vingtaine de pages à cette guerre dans sa biographie de Louis XV (à partir de la page 237).
Bien cordialement, JojoMarg (discuter) 2 décembre 2022 à 11:57 (CET)
Bon, j'ajouterai bientôt cela--Fuucx (discuter) 2 décembre 2022 à 12:34 (CET)
Madame de Pompadour
J'ai rédigé un petit paragraphe, peut-être à ajouter à la section "Le roi et ses maîtresses". Ces informations sont en partie présentes dans l'article mais je crois qu'il n'est pas inutile de les regrouper, elles sont importantes pour l'image du règne. --Verkhana (discuter) 10 décembre 2022 à 13:24 (CET)
Elle sert d'intermédiaire officieux entre le roi et l'ambassadeur autrichien Georges-Adam de Starhemberg de 1750 à 1753, puis son successeur Wenceslas Antoine de Kaunitz, futur chancelier, qui s'efforcent non sans succès de la gagner à la cause de l'alliance franco-autrichienne: la propagande de Frédéric et de ses partisans répand le bruit qu'elle a été séduite par les lettres flatteuses où l'impératrice Marie-Thérèse l'appelait «ma cousine» et «ma princesse[1]». Pendant la guerre de Sept Ans, où elle reste un fidèle soutien de la monarchie de Habsbourg, elle s'improvise stratège et, dit-on, fait afficher dans ses appartements une carte des opérations où des mouches de sa toilette figurent les armées. Elle correspond avec le maréchal de Richelieu pour chercher à savoir s'il ne va pas conclure un armistice avec Frédéric II en Saxe. Elle favorise le prince de Soubise qui échappe aux sanctions après sa désastreuse défaite de Rossbach et devient maréchal de France l'année suivante. Elle contribue peut-être, selon Robert Muchembled, au renvoi de D'Argenson, secrétaire à la Guerre et un des ministres les plus compétents de Louis XV, le ; en tout cas, celui-ci ne sera autorisé à rentrer à Paris qu'après la mort de la favorite[2].
Les chansons dirigées contre elle autour de 1760, les «pompadourades», sont particulièrement virulentes et n'épargnent pas le roi:
{{bloc citation|(...) Son âme vide, insatiable,
Obtient tout d'un roi fainéant.
Cette impitoyable furie,
Du poison de la flatterie
Une politique étrangère souvent indécise
Un bilan de la politique étrangère du règne vue d'Angleterre, assez sévère. --Verkhana (discuter) 10 décembre 2022 à 15:05 (CET)
La politique étrangère française sous le règne de Louis XV donne souvent une impression de faiblesse et d'incohérence, ballotée entre les intrigues dynastiques et les cabales. Le régent Philippe d'Orléans et le cardinal Dubois doivent contenir la faction pro-espagnole du duc du Maine. Le cardinal Fleury, à partir de 1726, mène une politique plus cohérente mais doit faire des concessions aux calculs dynastiques dans la guerre de Succession de Pologne; à partir de 1740,
dans la guerre de Succession d'Autriche, la France est tiraillée entre la diplomatie prudente de Fleury et la ligne anti-autrichienne du maréchal de Belle-Isle. Le marquis d'Argenson, qui succède à Fleury, forme des plans ambitieux que l'indécision du roi l'empêche
le plus souvent de concrétiser même si les victoires du maréchal de Saxe permettent, en 1748, d'aboutir à une paix de compromis. L'influence de la marquise de Pompadour se traduit par la promotion de l'abbé de Bernis, négociateur de l'alliance franco-autrichienne de 1756 dont la France tirera plus d'inconvénients que d'avantages lors de la guerre de Sept Ans. Le redressement de la politique extérieure sous Choiseul ne suffit pas à annuler les effets d'une série de défaites ni le déclin des alliés traditionnels de la France (Suède, Pologne et Empire ottoman) en Europe orientale.
The New Cambridge Modern History - VII. The Old Regime 1713-1763, J.O. Lindsay (dir.), Cambridge University Press, 1957, p. 227 .